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Université Paris Sud

Orsay

L’université Paris Sud, dite aussi Paris XI, est officiellement créée le 1er janvier 1971, en application de la loi d’orientation de l’enseignement supérieur (loi Faure) de 1968. Elle regroupe la faculté des sciences d’Orsay, la faculté de médecine du Kremlin-Bicêtre, la faculté de pharmacie de Châtenay-Malabry, ex faculté de pharmacie de Paris,  l’unité de formation  et de recherche (UFR) de droit et d’économie de Sceaux, et les instituts universitaires de technologies (IUT) de Cachan, Orsay et Sceaux. Par la suite, deux autres composantes s’intégreront à l’université : l'unité de formation et recherche STAPS et l’école d’ingénieurs universitaire Polytech Paris-Sud. L'université Paris-Sud est donc une université au spectre disciplinaire large, particulièrement réputée pour le niveau de sa recherche fondamentale en mathématiques et physique, mais aussi en sciences de la santé, droit et sciences du sport.

Avec ses cinq sites répartis sur trois départements, Essonne, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne, l’université de Paris XI est le plus grand campus universitaire en France.

La zone universitaire d’Orsay doit son existence aux chimistes Frédéric et Irène Joliot-Curie, prix Nobel de chimie en 1935. En effet, dès 1924, la fille de Pierre et Marie Curie constate que l’Institut du radium, consacré à l’étude des effets de la radioactivité, n’a pas l’envergure suffisante pour accueillir les équipes de chercheurs en physique et chimie nucléaires, toujours plus nombreuses. Elle envisage la création d’un nouveau site.

Ce n’est que trente ans plus tard que ce projet prend forme, au moment où l’Etat français, peu de temps après avoir ratifié la convention du premier laboratoire scientifique européen, le CERN (Centre européen pour la recherche nucléaire), décide de lancer sa propre recherche en physique nucléaire. En octobre 1954, l’acquisition du Parc de Launay à Orsay permet la création de l’Institut de physique nucléaire d’Orsay, sous la houlette d’Irène Joliot-Curie. Encore aujourd’hui, le Parc botanique de Launay couvre la moitié des 236 hectares du campus universitaire et accueille des collections botaniques et des végétaux remarquables.

A partir des années 1950, une partie des enseignements de la faculté des sciences de Paris-Sorbonne est transférée à Orsay. En 1965, le développement et le rayonnement du site se poursuit, lorsque la faculté des sciences d’Orsay est déclarée indépendante. Aujourd’hui, elle accueille plus de 9 000 étudiants et dispose de laboratoires de recherche associant l’Inserm, le CNRS, l’Inra, l‘Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique) et l’Institut Curie. Ce pôle d’excellence a récemment reçu plusieurs récompenses internationales prestigieuses : des médailles Fields en mathématiques et des prix de Nobel de physique en 1991 et 2007.

L'université Paris Sud est membre fondateur de la communauté d’universités et établissements université Paris-Saclay, créée en décembre 2014. Cette université Paris-Saclay réunira de nombreux établissements d’enseignements et de recherche, dont les universités Paris XI, Versailles-Saint-Quentin et Evry, l’Ecole normale supérieure Paris-Saclay, Centrale-Supélec et l’Institut d’optique Graduate School, tandis qu’un pôle distinct se constituera avec une alliance de grandes écoles autour de l’Ecole polytechnique.

La faculté de pharmacie de Châtenay-Malabry est une composante de l’université Paris Sud. Elle est l’une des deux facultés de la région Île-de-France et l’une des 24 facultés de pharmacie de France.

Conçue à la fin des années 1960 à Châtenay-Malabry, la faculté de pharmacie résulte de la partition de la faculté de pharmacie de Paris, située rue de l’Observatoire dans le VIème arrondissement, qui ne pouvait plus accueillir la totalité des étudiants en pharmacie. Elle ouvre ses portes, en tant que faculté, à la rentrée universitaire de 1972, grâce à la ténacité des professeurs Yves Cohen et Jean-Louis Guignard.

La faculté de pharmacie de Châtenay-Malabry, qui reçoit chaque année près de 3 500 étudiants, est aujourd’hui considérée comme l’un des plus grands centres de recherche académiques français en pharmacie, grâce à ses équipes et ses laboratoires, tels ceux de l’Inserm et du CNRS.

Contributions de l’Inserm sur le site

Physiologie cardiaque normale et pathologique

Guy Vassort a été directeur de l’unité 241 “Physiologie cellulaire cardiaque” de1980 à 1993 à l’université Paris Sud, puis directeur de l’unité 390 “Physiopathologie cardiovasculaire” au CHRU de Montpellier de1994 à 2002. Il a étudié la contractilité myocardique et ses mécanismes de régulation par les agonistes purinergiques et alpha1-adrénergiques. Ses travaux ont porté également sur le couplage messages extracellulaires-effecteurs dans les myocytes vasculaires et sur l’insuffisance cardiaque et l’arythmie.

Rodolphe Fischmeister a dirigé l’unité de recherche 446 "Cardiologie cellulaire et moléculaire" de 1996 à 2005, devenue l'unité 769 "Signalisation et physiopathologie cardiaque" de 2006 à 2014, à la faculté de pharmacie de Chatenay-Malabry. Ses travaux concernent le fonctionnement des canaux calciques, qui participent à la contraction du muscle cardiaque. Après avoir mis en évidence le rôle des phosphodiestérases, enzymes centrales pour la physiologie de la cellule cardiaque, il décortique avec son équipe le rôle de ces protéines, leur distribution dans la cellule et les altérations induites lors de pathologies cardiaques.

Ana-Maria Garcia-Gomez lui a succédé pour diriger l’unité 1180 "Signalisation et physiopathologie cardiovasculaire" depuis 2015. Avec ses collaborateurs, elle vise à comprendre les mécanismes de la physiopathologie cardiaque, en particulier les mécanismes régissant les transitions entre le cœur normal à l'hypertrophie et l'insuffisance cardiaque. Ils ont développé des méthodes électrophysiologiques et d’imagerie permettant d’enregistrer, sur une cellule myocardique intacte, les changements de concentrations d’AMPc ou de GMPc, ainsi que des paramètres fonctionnels essentiels. Ils cherchent également à déterminer les mécanismes de cardiotoxicité de traitements anticancéreux, en partenariat pour la partie clinique avec l’unité Inserm 1030 "Radiothérapie moléculaire", dirigée par Eric Deutsch à l'Institut Gustave-Roussy.

Physiologie du calcium

Michel Claret a dirigé l’unité  274 “Physiologie et pharmacologie cellulaire” de 1984 à 1996.  Il est reconnu au niveau international comme un des meilleurs spécialistes de la signalisation calcique Il s’est intéressé à l’homéostasie cellulaire du calcium, en identifiant les réserves intracellulaires et en mesurant le calcium libre qui sert de messager intracellulaire. Il a notamment mené des recherches sur les mouvements de calcium dans la membrane plasmique et dans le réticulum endoplasmique.

Jean-Pierre Mauger, lui a succédé, créé et dirigé l’unité 442 “Signalisation cellulaire et calcium” de 1996 à 2005.  Avec ses collaborateurs, il a mené l’essentiel de ses travaux sur la signalisation calcique. Avec ses collaborateurs il a étudié les bases moléculaires et fonctionnelles de la signalisation calcique dans les hépatocytes et l’implication physiologique des signaux calciques inter-hépatocytaires. Il a également étudié le contrôle et la fonction du calcium intracellulaire dans les polynucléaires neutrophiles.

Laurent Combettes, après avoir travaillé dans l’unité de Jean-Pierre Mauger, a créé et dirigé l’unité 757  “Signalisation calcique et interactions cellulaires dans le foie” de 2006 à 2014. Et il dirige depuis 2015 l’unité mixte de recherche Inserm 1174/université Paris-Sud “Interactions cellulaires et physiopathologie hépatique”. Les travaux  de l’unité consistent à étudier les bases moléculaires de l’organisation des signaux calciques intracellulaires, lors de la mise en place de la polarité cellulaire dans différentes lignées cellulaires, notamment hépatocytaires. L’implantation sur le site de Paris Sud lui permet de bénéficier de techniques d’imagerie dynamiques innovantes (FRET-FLIM, SHG-THG...), grâce auxquelles l’unité peut étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans l’organisation du signal calcique, non seulement dans les cellules vivantes en culture, mais aussi au sein même du foie.

Biologie des cellules épithéliales

Jacques Bertoglio-Matte a dirigé l'unité 461 "Récepteurs et signalisation des interleukines" de 1997 à 2005, puis l'unité 749 "Signalisation dans la prolifération cellulaire et de l'apoptose. Signalisation, Rho-GTPases et progression tumorale" de 2006 à 2014. Dans cette unité, les travaux portent sur la transition épithélium-mésenchyme au cours de la progression tumorale et les mécanismes de signalisation impliquant les régulateurs des protéines Rho.

Alain Servin a dirigé l’unité Inserm 510 “Pathogènes et fonctions des cellules épithéliales polarisées” de 1999 à 2005. Avec ses collaborateurs, il identifie de nouveaux récepteurs membranaires des Escherichia coli entéro-virulents et uro-pathogènes et ils seront les premiers à décrire les voies de signalisation impliquées dans les altérations structurales et fonctionnelles dans l’entérocyte et la cellule uro-épithéliale. Ils explorent également la pathogenèse du rotavirus et décrivent les voies de signalisation impliquées. Dans le domaine des défenses antibactériennes intestinales, ils mettent en évidence les mécanismes anti-microbiens des molécules produites par les bifidobactéries et les lactobacilles de la microflore intestinale humaine.

Patrice Codogno a dirigé l’unité 504 "Glycobiologie et signalisation cellulaire" de 1999 à 2005 à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif, puis l’unité 756 "Signalisation et physiopathologie des cellules épithéliales" à la faculté de Chatenay-Malabry de 2006 à 2009. Ses recherches portent sur la régulation et les bases moléculaires et cellulaires de l’autophagie et sur son rôle dans l‘adaptation au stress en conditions physiologiques et physiopathologiques.

Isabelle Beau a dirigé l'unité mixte de recherche 984 "Réponses cellulaires aux microorganismes pathogènes" à la faculté de pharmacie de Chatenay-Malabry de 2010 à 2014. Ses travaux sur l’autophagie s’appuient sur deux approches distinctes, l'une virologique, l'autre basée sur les toxines bactériennes. Il s'agit de comprendre comment l’autophagie, en réponse aux virus et aux toxines bactériennes, module l’activité des agents pathogènes et interfère avec les phénomènes d’apoptose ou de survie cellulaire.

Maladies immunes et inflammatoires

Françoise Bachèlerie, après avoir travaillé au sein de l’unité mixte de recherche Inserm 996/université Paris-Sud "Cytokines, chimiokines et immunopathologie", dirigée par Marc Pallardy à l’hôpital Antoine-Béclère à Clamart, en 2013 et 2014, a succédé à celui-ci en 2015 à la faculté de Châtenay-Malabry, l’intitulé de l’unité devenant "Inflammation, chimiokines et immunopathologie". Avec ses collaborateurs, elle vise l’analyse des mécanismes pathologiques de deux classes de maladies : immunes et inflammatoires, et liées aux agents chimiques/médicamenteux ou aux troubles métaboliques du foie. Leurs recherches visent à comprendre les fonctions biologiques et le rôle physiopathologique d’effecteurs clés du système immunitaire et de chimiokines dans les désordres immunologiques et lymphoprolifératifs, la pathologie virale et les cancers associées à des désordres immunitaires.

Gilles Chiocchia dirige l’unité mixte Inserm 1173/université Versailles-Saint-Quentin "Infection et inflammation chronique" depuis 2015. Il développe une recherche axée sur les maladies chroniques inflammatoires humaines et leurs modèles chez les rongeurs. Son objectif est d'étudier, en particulier, les deux principales maladies articulaires chroniques humaines, la polyarthrite rhumatoïde et la spondyloarthrite.

Toxicologie et environnement

Claude Boudène, ancien président de l'Académie nationale de médecine, a dirigé l'unité 122 "Mécanismes d'action toxique des polluants atmosphériques" de 1973 à 1984, d’abord localisée à la faculté de pharmacie de Chatenay-Malabry, puis au centre Inserm du Vésinet. Il a étudié les mécanismes d’action toxique de polluants gazeux et micro-particulaires. Il a notamment mené ses recherches sur des produits tels que l’acroléine, le formaldéhyde, le plomb, le cadmium et le pyrolysat de matériaux de construction, par des études expérimentales menées in vivo et in vitro.

Physiologie du cholestérol

François Chevallier et Claude Luton ont dirigé l’unité 231 “Biodynamique du cholestérol” respectivement de 1978 à 1982 et 1983 et 1984, à la faculté de pharmacie de Chatenay-Malabry. Ils ont établi la description du système cholestérol chez l’animal, puis chez l’homme, en utilisant des isotopes stables. Ils ont également étudié sa dynamique dans certaines cellules et son rôle au niveau membranaire.

Hormones thyroïdiennes

Jean-Paul Blondeau a dirigé l'unité 486 "Transduction hormonale et régulation cellulaire" de 1998 à 2005 à la faculté de pharmacie de Chatenay-Malabry. Il est un spécialiste de la régulation de la glande thyroïde. Ses travaux ont concerné notamment les mécanismes du transport des hormones thyroïdiennes dans le sang.

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