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Université Henri-Poincaré

Nancy

L'université Henri-Poincaré (université Nancy-I) a été créée sous sa forme actuelle en 1970, mais trouve ses origines dans la création de la première université de Lorraine en 1572.

En décembre 1572, le pape Grégoire XIII signe la bulle "Supereminenti" qui crée l'université de Pont-à-Mousson, accédant à la demande du duc de Lorraine, de Charles III, et de son cousin, le cardinal Charles de Lorraine, qui a tenu un rôle éminent au concile de Trente. Celle-ci est confiée à la Compagnie de Jésus et, très vite, l'université Lorraine et sa faculté de médecine attirent de nombreux étudiants. Quatre facultés (les arts, la théologie, le droit et la médecine), quatre séminaires (dont celui des Écossais fondé par la reine Marie Stuart) concourent au prestige de l'université qui compte 2 000 étudiants venus de toute l'Europe au début du XVIIème siècle. Cette période heureuse est interrompue par l'épidémie de peste et les combats de la Guerre de 30 ans. L’université sera fermée.

L'université de Lorraine ouvre à nouveau en 1641, sans toutefois retrouver entièrement son lustre passé. La faculté de médecine éprouve quelques difficultés, notamment, pour reconstituer le corps de ses professeurs mais reprend peu à peu ses activités. On sait relativement peu de choses sur l'organisation des études, dont la durée était de trois années sanctionnées successivement par le baccalauréat, la licence et le doctorat en médecine. 

En 1752, le Roi Stanislas, cédant à la demande pressante des médecins de Nancy, signe les “Lettres patentes du Roi, portant établissement d’un  Collège Royal de Médecine, à Nancy, 15 mai 1752”. Celui-ci, avec des cours de botanique, d'anatomie et de chirurgie, entre en rivalité avec l’université de Loraine. Comme on pouvait s'y attendre, les conflits avec l’université ne manquèrent pas de surgir et l'arrêté de Stanislas de 1753 portant association du Collège et de l’université n'améliore guère cette situation conflictuelle.

En 1768, après la mort de Stanislas et le rattachement de la Lorraine ducale à la France, les jésuites sont chassés et près de deux siècles après sa création, l’université de Lorraine est transférée à Nancy. Ce transfert met fin à une longue période de demandes exprimées par les Nancéiens et à une vigoureuse résistance des Mussipontains qui vont subir, sur le plan économique, les conséquences du départ de leurs professeurs et surtout de leur population estudiantine. 

En 1793, l’université de Loraine est supprimée et, contrairement à d'autres villes, elle ne sera pas tout de suite recréée. Ce n'est qu'en 1822 qu'elle devient école secondaire de médecine puis en 1843, école de médecine.

Après la défaite de 1870, il y a transfert de la faculté de médecine de Strasbourg à Nancy, ce qui entraîne un développement exceptionnel de l’université, notamment avec la venue de professeurs strasbourgeois éminents, comme Hippolyte Bernheim, le père de la psychothérapie. et de toute cette partie de la Lorraine qui a recueilli les Alsaciens-Lorrains ayant refusé de rester sous le joug allemand.

En 1968, la loi Faure créé l'université Henri-Poincaré (Nancy-I), l'université Nancy 2 et l'Institut national polytechnique de Lorraine. Ces trois universités fusionnent avec l'université Paul-Verlaine de Metz en 2012, pour créer l'actuelle université de Lorraine.

L'université Henri-Poincaré compte de nos jours 18 000 étudiants et 45 laboratoires de recherche, 2 500 personnels. Elle fait partie du PRES université de Lorraine. 

Contributions de l’Inserm sur le site

Nutrition –Comportement alimentaire

Gérard Debry dirige l’unité Inserm 59 “Nutrition et diététique” de 1966 à 1983 et Luc Méjean lui succèdera en 1984 et 1985. Les recherches de l’unité ont porté sur l’étude et les investigations cliniques des besoins nutritionnels et des comportements alimentaires de sujets en bonne santé ou atteints de maladies métaboliques ou de la nutrition : physiopathologie de l’intolérance au glucose et  des maladies cardiovasculaires dégénératives. Elles ont également porté sur la qualité nutritionnelle des aliments.

Jean-Pierre Nicolas a dirigé l’unité 308 “Mécanismes de régulation du comportement alimentaire” de 1987 à 1999. Ses recherches ont porté sur  l’étude épidémiologique et clinique des facteurs centraux et périphériques du comportement alimentaire et sur la qualité nutritionnelle des aliments.

Jean-Louis Guéant a dirigé l’unité mixte Inserm 724/université Henri-Poincaré “Pathologies cellulaire et moléculaire en nutrition” de 2005 à 2009, puis l’unité 954 “Nutrition, génétique et expositions aux risques environnementaux” de 2013 à 2016. Les travaux de l’unité étaient centrés sur les déterminants génétiques et nutritionnels du métabolisme des monocarbones (cycles de l'homocystéine et des folates), leurs interactions avec l'hypoxie, le métabolisme des rétinoïdes et l'étude de leur association avec des pathologies, notamment neurologiques, digestives et le cancer, en fonction de facteurs environnementaux.

Santé publique - Santé au travail 

Durant ses brillantes études de médecine, Jean Martin se passionne pour la cybernétique et se sent alors attiré par la physique médicale ; il prépare une licence ès-sciences et se voit confier un poste d'assistant dans le laboratoire du Professeur Kellersohn, qui  lui demande de développer la section d'exploration fonctionnelle par les isotopes radioactifs. Sa thèse de médecine qu'il passe en 1957 est le résultat de quatre années de travail sur la cartographie isotopique appliquée à l'analyse des anomalies morphologiques de la glande thyroïde. Admissible au concours d'agrégation de biophysique médicale en 1958, en l'absence de place à Nancy, il lui faut attendre 1961 pour être nommé maître de conférences agrégé. Constant Burg qui avait remplacé le Professeur Kellersohn à la tête de la chaire de biophysique de Nancy, le pousse fortement à étudier l'application des techniques informatiques aux problèmes médicaux. Conquis par ce domaine absolument neuf, il crée et dirige de 1971 à 1985 l’unité 115 “Applications médicales de l'informatique”. Il a été, avec François Grémy, le pionnier d'une nouvelle discipline, la bio-informatique.

Michel Manciaux a succédé à Jean Martin à la direction de l’unité 115, dont l’intitulé devient “Santé au travail et santé publique : méthodes et applications”, et ce de 1986 à 1992. Pédiatre, il a très vite consacré ses travaux à la santé au travail, c’est-à-dire à l’étude de  la santé des travailleurs en fonction de leurs conditions de travail, des risques auxquels ils sont exposés, de leurs profils de carrière, des menaces qui pèsent sur leur emploi, éventuellement de leur situation de non-travail, comme de leur environnement social.

Jean-Marie Mur lui a succédé de 1993 à 1995, l’unité devenant ensuite l’unité 420 “Epidémiologie, santé, travail”, qu’il dirigera de 1996 à 2003. Il a travaillé tout particulièrement sur les affections respiratoires liées aux risques professionnels, sur les accidents du travail, et sur  les handicaps et la mortalité liés au vieillissement. 

Néonatalogie

Paul Vert, néonatalogiste, a dirigé  l’unité 272 “Pathologie et biologie du développement humain” de 1984 à 1996. Il a étudié : les variations de l'activité  fonctionnelle cérébrale et des récepteurs centraux chez le rat en  développement dans  diverses situations physiologiques  et pathologiques ; les effets cinétiques et le métabolisme des médicaments chez le fœtus le nouveau-né et la femme enceinte ; la physiopathologie circulatoire et respiratoire du nouveau-né ; le développement des  enfants à risques ante et néonatal, le développement somatique et neuropsychique d'enfants ayant subi une agression ante ou périnatale.

Risques cardiovasculaires

Patrick Lacolley a été directeur de l’unité 684 “Rigidité, fibrose et risque cardiovasculaire” de 2005 à 2008. Les recherches de l’unité ont d’abord mis en évidence que le développement de la rigidité et de la fibrose cardiovasculaire constitue un facteur de risque cardiovasculaire indépendant, notamment dans l'hypertension artérielle à prédominance systolique, l'insuffisance cardiaque et le vieillissement artériel. Ainsi, leurs approches fondamentale et clinique comportaient la mise au point de modèles expérimentaux et de nouvelles méthodes de caractérisation de la fibrose et de la rigidité, ainsi que la recherche et l’évaluation des stratégies diagnostiques et thérapeutiques les plus appropriées.

Thomas Lecomte a dirigé l’unité 734 “Nouvelles approches anti-thrombotiques” de 2005 à 2009. L’objectif général de ses travaux a été de concevoir de nouvelles modalités de prise en charge de thrombophilies singulières, en élaborant et évaluant des outils biologiques qui, par une approche novatrice, la thrombinographie, permette une amélioration de leur compréhension et des classements diagnostique et pronostique, en même temps que la définition de nouvelles cibles et stratégies thérapeutiques. Le tout complété par un volet expérimental in vivo (modèles animaux, recherche clinique). Cela s’est articulé avec un volet galénique par exploitation des procédés d’encapsulation. 

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