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Université et faculté de médecine de Tours

Tours

L’enseignement de la médecine à Tours remonte à l’époque gallo-romaine. Au IVème siècle, Gatien, l'évêque de la ville, qui s'appelait alors Caesarodunum (“colline de César”), crée une académie médicale. Celle-ci diffuse son savoir aux descendants des Gaulois, en s’appuyant sur les connaissances médicales que les latins avaient eux-mêmes héritées des Grecs. Durant la période du Haut Moyen-Age, l'enseignement de la médecine se déroule dans une école épiscopale, puis dans les couvents, notamment à l'Abbaye de Marmoutier sur la rive droite de la Loire. Les barbiers, alors organisés en corporation depuis le début du XVème siècle, y assurent l'enseignement de la chirurgie.

En janvier 1594, Henri IV accorde à Tours une université, mais la commune ne peut réunir les fonds nécessaires à son installation. Un collège de chirurgie est ensuite créé en 1766. Cette création donne un véritable essor à l'enseignement médical à Tours.

Mais la période révolutionnaire va bouleverser le paysage. En effet, la Convention supprime tous les collèges et facultés et proclame la liberté des professions. Mais les graves abus qui en résultent aboutissent à la promulgation, en 1803, de deux lois réglant l'exercice de la médecine et de la pharmacie : Tours retrouve ainsi son école libre de médecine.

En 1825, un projet de loi relatif à l'organisation de l'enseignement médical en France prévoit la création de vingt écoles secondaires de médecine et de pharmacie. Ce projet avorte, mais grâce au soutien constant de la municipalité de Tours et à l'influence d'un très grand praticien Pierre Fidèle Bretonneau (1778-1862), médecin chef à l'hôpital de Tours, une ordonnance royale du le 22 juin 1841 crée l'école de médecine et de pharmacie, située à proximité de l'hôpital. En application du décret du 10 février 1955, elle prend l'appellation d'école nationale de médecine et de pharmacie pour, finalement, devenir, en 1962, faculté mixte de médecine et de pharmacie, puis faculté de médecine à la création de l'université de Tours, par arrêté du 27 mars 1969.

En 1970, la faculté de médecine se sépare de la pharmacie et prend le statut d'établissement public à caractère scientifique et culturel, constituant l’une des composantes de l’université de Tours.

En 1995, elle s’installe dans de nouveaux locaux, des travaux de construction et de restructuration sont programmés avec 20 000 m² dédiés à l'enseignement et à la recherche. Le 11 juin 1997, les nouveaux bâtiments de la faculté sont inaugurés. Actuellement, la faculté de médecine compte 4 000 étudiants et 200 enseignants chercheurs.

Quelques contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Développement cérébral du fœtus, du nouveau-né et de l’enfant

Léandre Pourcelot est d’abord un des pionniers des techniques d’imagerie employant des ultrasons, qui a dirigé l’unité de recherche Inserm 316 "Le système nerveux du fœtus à l'enfant" de1988 à 2003. Il a étudié la circulation, le développement et le métabolisme du système nerveux du fœtus, du nouveau-né et de l’enfant. Il mènera également des recherches sur la génétique de l’autisme et du retard mental.

Denis Guilloteau dirige de 2004 à 2007 l’unité 619 "Dynamique et pathologie du développement cérébral", puis l’unité 930 "Imagerie et cerveau" depuis 2008. Les travaux de cette unité reposent sur une approche multidisciplinaire du développement normal et pathologique du système nerveux central du fœtus à l'enfant, avec les conséquences à terme chez l'adulte, associant la recherche en clinique à l'imagerie médicale développée dans l'unité (ultrasons, imagerie moléculaire, IRM). Ils reposent également sur la description précise des relations entre les anomalies comportementales et cognitives les plus caractéristiques de l'autisme et les dysfonctionnements neuronaux sous-jacents, en fonction de l'âge et des traitements.

Pathologies respiratoires

Francis Gauthier dirige l’unité de recherche 618 "Protéases et vectorisation pulmonaires" de 2004 à 2011. Ses recherches portent sur le développement de nouvelles stratégies diagnostiques et thérapeutiques en pathologie pulmonaire : identifier dans les sécrétions pulmonaires des cibles moléculaires pertinentes pour le diagnostic et le traitement des pathologies inflammatoires et cancéreuses ; concevoir des agents thérapeutiques ; mettre au point des techniques de vectorisation, notamment par aérosol et effectuer le suivi in vivo par ima­gerie de ces agents ; développer de nouvelles techniques de nébulisation ; enfin, mettre en œuvre les applications de ces recherches à la clinique et à la santé publique.

Mustapha Si Tahar succède à Francis Gauthier en 2012 à la création de l’unité 1100 "Pathologies respiratoires", poursuivant les recherches de celui-ci. Avec ses collaborateurs, immunologistes et microbiologistes et cliniciens, il développe des programmes de recherche translationnelle sur les infections pulmonaires (notamment sur Pseudomonas ӕruginosa).

Nutrition et cancer

Philippe Bougnoux a été directeur de l’unité Inserm 921 "Nutrition, croissance et cancer" de 2008 à 2011. Ses recherches portent sur l'influence de l'alimentation, notamment des lipides, sur le cancer. Spécialiste du traitement des cancers gynécologiques et du sein, il a mené également une recherche transversale sur la relation entre les lipides d’origine marine, la prévention et le traitement du cancer du sein. Il cherche à comprendre les relations entre nutriments lipidiques et formation des tumeurs malignes. Il est, depuis 2012, le directeur du Cancéropôle Grand Ouest.

L’unité de Philippe Bougnoux a été recréée au 1er janvier 2012 en unité 1069, sous le même intitulé "Nutrition, croissance et cancer". Elle est dirigée par Stéphan Chevalier, mais Philippe Bougnoux en reste un membre actif.

Hépatites B et C – Sida - Thérapeutiques

Responsable de l’équipe de recherche Inserm "Virus, pseudo-virus : morphogenèse et antigénicité" de 2006 à 2009, Philippe Roingeard est, depuis 2009, directeur de l’unité de recherche mixte Inserm 966/université de Tours "Morphogenèse et antigénicité du VIH et des virus des hépatites" Ses travaux portent sur les virus des hépatites B (VHB) et C (VHC), dont il étudie les mécanismes de morphogenèse impliquant leur libération par bourgeonnement pour sortir de la cellule infectée et les mécanismes de pathogenèse associés à l’infection chronique par ces virus. Ses recherches ont permis la mise au point d’un vaccin bivalent contre les virus des hépatites B et C. Philippe Roingeard et ses collaborateurs sont reconnus pour leurs travaux sur les virus des hépatites et sur le virus du sida, notamment pour le développement de stratégies vaccinales innovantes.

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