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Université de Nice-Sophia Antipolis et CHU de Nice

Nice

Université de Nice-Sophia-Antipolis

Cette université française pluridisciplinaire, créée en 1965, et implantée sur l'ensemble du département des Alpes-Maritimes, à Nice, Cannes, Menton et Grasse, est un acteur du technopôle de Sophia Antipolis. Elle accueille environ 29 000 étudiants, répartis sur plusieurs campus et unités de formation et de recherche, instituts et écoles (Polytech Nice Sophia, Ecole supérieure du professorat et de l'éducation). L’université est autonome depuis 2010 et fait partie de la communauté d’universités et d’établissements "Université Côte d'Azur" depuis 2015.

L'enseignement supérieur apparaît à Nice au XVIIème siècle. Un collège de jurisconsultes, le Collegium jurisconsultorum niciensium, est créé en 1639 par les ducs de Savoie et sa notoriété durera jusqu'au rattachement de Nice à la France, en 1860. Une école de médecine est également fondée à cette époque.

La vocation universitaire de Nice s'est affirmée au début du XXème siècle, grâce aux efforts conjugués d’universitaires, tel le doyen Louis Trotabas ou Maurice Mignon. Avec l'appui des collectivités locales et en particulier de la ville de Nice, ils créèrent, en 1933, le centre universitaire méditerranéen, dont le premier administrateur fut Paul Valéry. Puis furent ouverts successivement l'Institut d'études juridiques en 1938, l'Institut d'études littéraires, en 1941, et l'Institut d'études scientifiques en 1945. 

L'université de Nice sera donc officiellement instituée par décret du 23 octobre 1965, son siège établi dans le château de Valrose et le parc de dix hectares dédié au campus de la faculté des sciences. C’est une université pluridisciplinaire, articulée autour des facultés de lettres, des sciences, de droit et sciences économiques. En 1989, l'université prend le nom d'université de Nice Sophia Antipolis, en référence au technopôle voisin. 

CHU de Nice

Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice est un établissement public de santé, composé d’établissements situés à Nice et à Tende, dans les Alpes-Maritimes. Il possède huit structures hospitalières: les hôpitaux l'Archet, Cimiez, Pasteur, Saint-Roch, le CHU-Lenval, l'institut universitaire de la face et du cou, l'institut Claude-Pompidou et le centre de convalescence de Tende. Le CHU assure des missions de soins (diagnostic, prévention, éducation), d’enseignement (formation médicale et paramédicale) et de recherche-innovation (sciences médicales et pharmaceutiques).

Au IXème siècle, il existait déjà à Nice un hôpital situé de telle façon que les pauvres puissent s'y rendre aisément. Par la suite, plusieurs hôpitaux y seront fondés, dont l’hôpital de la Croix, ouvert aux infirmes pauvres, l'hôpital Saint-Roch, destiné aux malades pauvres et l'hospice de la charité. Les Hospices civils de Nice (hôpital St Roch et hospice de la Charité) sont transformés en centre hospitalier en 1957. C'est avec la création de la faculté de médecine de Nice que le centre hospitalier de Nice est devenu universitaire (CHU), en 1973.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Océanographie médicale

Maurice Aubert a dirigé l’unité 40 "Biologie et océanographie médicale" de 1964 à 1984, et Michel Gauthier lui a succédé en 1985 et 1986, au centre d’études et de recherche de biologie et d’océanographie médicale (CERBOM) à Nice. Ce centre réalisait des recherches fondamentales et appliquées de biologie marine (collectes de données, suivi sanitaire, impact des aménagements sur l'environnement littoral...) Le CERBOM a été fermé en 1995 et l’université internationale de la mer, un établissement d’enseignement privé, lui a succédé en 1996.

Physiopathologie du diabète et de l'obésité

Pierre Freychet a dirigé l’unité Inserm 145 "Hormones polypeptidiques et physiopathologie endocrinienne" de 1975 à 1986, à la faculté de médecine. Il a étudié le mécanisme d’action de l‘insuline et du glucagon et de leurs récepteurs. Ces travaux ont mis en lumière les mécanismes de phosphorylation et d’internalisation du récepteur, ainsi que les mécanismes de résistance à l’insuline et leur implication dans le diabète.

Emmanuel Van Obberghen a repris la direction de l’unité 145 "Hormones polypeptidiques et physiopathologie endocrinienne" de 1987 à 1998, unité ensuite intitulée "Actions des récepteurs tyrosine kinase sur le métabolisme, la croissance et la différenciation cellulaire. Aspects physiologiques et physiopathologiques" de 1999 à 2007. Ses travaux ont permis de mieux comprendre l’action de l’insuline et la pathogenèse du diabète de type 2. Avec ces collaborateurs, il a notamment montré l’existence d’un cercle vicieux entre les défauts de signalisation de l’insuline et les complications du diabète.

Yannick Le Marchand Brustel a dirigé l’unité 568 "Signalisation moléculaire et obésité" de 2002 à 2007, devenue ensuite l’unité 895 "Médecine moléculaire" de 2008 à 2011 à la faculté de médecine. Elle s'est intéressée à la physiopathologie du diabète et de l'obésité et, plus récemment, aux altérations métaboliques dues à ces maladies, telles que la résistance à l'insuline et la stéatose hépatique non alcoolique.

Paul Grimaldi a dirigé l’unité 907 "Dysfonctions métaboliques et diabètes" à la faculté de médecine, de 2008 à 2011. Ses travaux ont concerné l’insuline et les conséquences de ses dysfonctions dans le diabète, et les mécanismes moléculaires des adaptations métaboliques. 

Immunologie

René Masseyeff a dirigé l’unité 210 "Antigènes marqueurs de la différenciation" à la faculté de médecine, de 1977 à 1985. Avec ses collaborateurs, il a mené ses recherches sur l’alpha-fœtoprotéine et son implication dans les cancers et les fonctions endocrines. Ils ont également développé des immuno-essais enzymatiques pour détecter des protéines, dont l’alpha fœtoprotéine, la mélatonine et l’antigène carcino-embryonnaire.

Max Fehlmann lui succède à la direction de l’unité 210, dont l’intitulé devient "Immunologie cellulaire et moléculaire" de 1986 à 1989, unité dirigée ensuite par Bernard Rossi de 1990 à 1993, pour devenir l’unité 364 sous le même intitulé de 1994 à 2004, puis 638 "Immunité antitumorale et chimiotactisme. Adénocarcinomes et métastases" de 2004 à 2006. Les travaux du laboratoire ont porté sur les cellules hématopoïétiques et les chimiokines impliquées dans l’immunité anti-tumorale.

Annie Schmid-Alliana succède à Bernard Rossi à la direction de l’unité 638 "Immunité antitumorale et chimiotactisme. Adénocarcinomes et métastases" à la faculté de médecine de Nice, de 2007 à 2010. Son unité a travaillé sur l’étude des mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans le développement et la mise en place des métastases des carcinomes coliques et des ostéosarcomes. 

Cécil Czerkinsky a dirigé l’unité 721 "Immunité muqueuse et vaccination" à la faculté de médecine de Nice de 2005 à 2008. Les travaux visaient à comprendre les mécanismes d’action de nouvelles formulations vaccinales à administrations muqueuse et cutanée, pour les maladies sexuellement transmissibles et les maladies du système respiratoire, telles que les infections et les allergies.

Nicolas Glaichenhaus a dirigé l’unité 924 "Immunologie des maladies infectieuses allergiques et auto-immunes" de 2008 à 2011, puis l’unité 1080 "Immunologie des muqueuses et inflammation"  de 2012 à 2016 à la faculté des sciences de Nice, sur le campus de Valrose.  Ses travaux ont concerné l'immunologie et, plus particulièrement, la différenciation des lymphocytes T, la présentation des antigènes et la tolérance immunitaire. Avec ses collaborateurs, il a notamment étudié les mécanismes moléculaires et cellulaires responsables du développement de l'inflammation allergique des voies aériennes.

Alain Bernard a dirigé l’unité 343 "Interactions cellulaires en immunologie et immunopathologie" de 1991 à 2003, devenue l’unité 576 "Régulations des réactions immunitaires et inflammatoires" de 2003 à 2011 à l’hôpital l'Archet. Ses premiers travaux ont concerné la génération d’anticorps monoclonaux dirigés contre des molécules membranaires leucocytaires, en particulier une combinaison d’anticorps anti-CD2 capables d’activer des lymphocytes T. Il s’est également intéressé à l’adhésion cellulaire, en étudiant le roulement et l’arrêt lymphocytaire sur l’endothélium enflammé sous condition de cisaillement. 

Maladies de la peau

Jean-Paul Ortonne a dirigé l’unité 385 "Biologie et physiopathologie de la peau" à la faculté de médecine de 1994 à 2003. Avec ses collaborateurs, il a exploré notamment les mécanismes responsables de maladies de la peau, comme l’épidermolyse bulleuse jonctionnelle et le psoriasis, et testé l’efficacité de traitements pour ces affections.

Robert Ballotti a dirigé l’unité 597 "Biologie et pathologies des cellules mélanocytaires : de la pigmentation cutanée au mélanome " à la faculté de médecine de 2004 à 2007. Avec ses collaborateurs, ils ont disséqué les mécanismes moléculaires qui contrôlent la pigmentation. Ils ont notamment étudié les processus qui contrôlent le nombre de mélanocytes, leur différenciation, l’expression des enzymes de la mélanogenèse et le transport et la maturation des mélanosomes. Ils ont également étudié les mécanismes impliqués dans la transformation tumorale des mélanocytes, afin de développer ou d’améliorer les thérapeutiques existantes.

Guerrino Meneguzzi a dirigé l’unité 634 "Biologie et physiopathologie cutanées : expression génique, signalisation et thérapie" à la faculté de médecine de 2004 à 2011. Il a développé des recherches sur la génétique et la thérapie génique d’affections cutanées, comme les épidermolyses bulleuses héréditaires, et des études fondamentales sur les molécules impliquées dans l’adhérence cellulaire, permettant la structuration cutanée.

Toxines microbiennes

Patrice Boquet a dirigé l’unité 452 "Biologie cellulaire et moléculaire des microorganismes pathogènes et de leurs toxines" à la faculté de médecine de 1996 à 2003. Ses travaux ont porté sur les toxines bactériennes, telle la toxine tétanique, et leurs mécanismes d’action sur les protéines cellulaires.

Emmanuel Lemichez a dirigé l’unité 627 "Toxines bactériennes dans la relation hôte-pathogène" à la faculté de médecine de 2004 à 2007. Il a étudié les bases moléculaires et cellulaires du mode d’action des toxines microbiennes, comme la toxine CNF1 produite par Escherichia coli et l’exotoxine EDIN produite par Staphylococcus aureus.

Cancérologie

Daniel Aberdam a dirigé l’unité 898 "Physiopathologie et biothérapie : cellules souches, développement et cancer" à la faculté de médecine de 2008 à 2011. Ses recherches ont porté sur le rôle du facteur de transcription p63 sur le développement de la peau et le maintien de cellules souches épithéliales, le potentiel thérapeutique de cellules souches embryonnaires et l’implication de facteurs de transcription dans les stress affectant le génome.

François Cuzin a dirigé l’unité 273 "Génétique moléculaire des papovavirus" de 1984 à 1996, devenue l’unité 470 "Génétique moléculaire de la différenciation et du développement" à la faculté des sciences de Nice, sur le campus de Valrose, de 1997 à 2004. Ses recherches ont été consacrées à la génétique, à l'analyse de la régulation de la réplication de l'ADN et à celle de la division et de la différenciation cellulaires. Il a notamment montré que des oncogènes distincts, agissant sur des cibles cellulaires différentes, sont impliqués dans la transformation d'une cellule normale en cellule cancéreuse ; ce phénomène est appelé la coopération d'oncogènes. À partir de 1984, François Cuzin a abordé la génétique de la souris avec Mme Minoo Rassoulzadegan et le laboratoire niçois a été l'un des tout premiers en France à développer les méthodes de transgenèse chez l'animal.

Patrick Auberger a dirigé l’unité 526 "Physiopathologie de la survie et de la mort cellulaire et infection virale" à la faculté de médecine de 2000 à 2007. Ses travaux ont visé à mieux comprendre les mécanismes de survie, de mort, d’autophagie et de différenciation des cellules hématopoïétiques normales et des hémopathies malignes. Il a ensuite pris la direction de l’unité 1065 " Médecine moléculaire - C3M" à l’hôpital l'Archet de 2012 à 2016. Les équipes y développent de fortes interactions avec les départements de clinique, dans les domaines du cancer, des maladies métaboliques et de la biologie des interactions hôtes-microorganismes.

Mécanismes du développement

Minoo Rassoulzadegan a dirigé l’unité 636 "Génétique du développement normal et pathologique" à la faculté de médecine de Nice de 2004 à 2011. Les recherches du laboratoire ont porté sur : les mécanismes de modifications épigénétiques à transmission héréditaire chez les mammifères, l’identification des molécules impliquées dans la voie de signalisation des acides gras à chaîne longue, contrôlant le développement et le métabolisme du tissu adipeux et du muscle, et sur les processus moléculaires nécessaires au développement du rein.

Patrick Fénichel, qui a dirigé l’unité 670 "Connexines et prolifération germinale : physiopathologie cellulaire et moléculaire" à la faculté de médecine de Nice de 2005 à 2007, a consacré ses travaux au processus de prolifération cellulaire, qui est la première étape de la spermatogenèse. Avec ses collaborateurs,  il a notamment étudié l’implication et le rôle des connexines Cx43 et Cx33 dans ce processus.

Stéphane Noselli dirige l’unité 1091 "Institut de biologie Valrose - IBV" à la faculté des sciences de Nice sur le campus de Valrose de 2012 à 2016. Il y anime notamment l’équipe de recherche "Morphogenèse épithéliale et asymétrie droite/gauche chez la drosophile". Utilisant celle-ci comme modèle génétique de référence, Stéphane Noselli et ses collaborateurs apportent de nombreuses contributions en biologie du développement. Ils ont caractérisé plusieurs mécanismes fondamentaux de l’embryogenèse, de la morphogenèse et de l’établissement de l’asymétrie droite/gauche au cours du développement.

Mécanismes du vieillissement

Eric Gilson a dirigé l’unité 998 "Biologie et pathologie des génomes" de 2010 à 2011, et dirige l’unité 1081 "Cancer et vieillissement" depuis 2012, à la faculté de médecine.  Ses travaux ont permis de montrer le rôle-clé des télomères, qui sont les extrémités des chromosomes, dans les processus de vieillissements normaux et pathologiques. Sous sa direction, les équipes de recherches visent à comprendre les mécanismes biologiques unissant le vieillissement et les cancers, avec une attention particulière portée sur le rôle joué par le stress, que celui-ci soit lié à l’environnement ou au mode de vie.

Neurobiologie

Christian Frelin a dirigé l’unité 615 "Neurobiologie vasculaire" à la faculté des sciences de Nice, sur le campus de Valrose de 2004 à 2007. Avec ses collaborateurs, ils ont cherché à identifier et valider de nouvelles cibles et pistes pharmacologiques susceptibles de renforcer la tolérance hypoxique du cerveau et de réduire l’importance des séquelles neurologiques consécutives à un arrêt de la circulation cérébrale.

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