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Université de Montpellier

Montpellier

Vue aérienne de l'Université de Montpellier © UM2-Jennepin

Vue aérienne de l'Université de Montpellier

L’université de Montpellier est l’une des toutes premières universités fondées en France au XIIIème siècle et sa faculté de médecine est l’une des plus anciennes du monde occidental après celle de Bologne en Italie. En effet, l'enseignement universitaire à Montpellier remonte au haut Moyen Âge, avec la présence d’une école de médecine fondée en 1222.

Mais l’acte de naissance officiel de l'université de Montpellier remonte à 1289. Une décision du pape Nicolas IV prévoit le regroupement des écoles de médecine, d’arts et de droit, pour former ce nouvel ensemble. Le développement et le rayonnement du site se poursuivent avec notamment l’ouverture, au début du XVème siècle, d’une faculté de théologie, suivie par la fondation de la première chaire de chimie en 1676.

Au cours de la période révolutionnaire, la faculté est tout d’abord fermée en 1793, comme l’ensemble des universités françaises, avant de rouvrir ses portes dans les bâtiments de l’archevêché qui lui ont été attribués par la Convention. Des extensions et des réaménagements nécessaires aux nouvelles fonctions des bâtiments conduisent à la construction du Théâtre d'anatomie, édifice néo-classique achevé en 1806. Il forme désormais le quatrième côté de l'ancien cloître du monastère d'origine.

Au XIXème siècle, La faculté intègre l’enseignement des sciences et de la pharmacie. En 1890, la construction du nouvel hôpital Saint-Éloi permet de libérer les locaux de l'ancien hôpital qui sont cédés à la faculté de médecine. Celle-ci en fait son siège jusqu’en 1960.

Au-delà de sa dimension historique, l’université conserve d'exceptionnelles collections scientifiques, artistiques et documentaires, comme le conservatoire d’anatomie créé en 1794, devenu musée aujourd’hui. Il rassemble un grand nombre de cires, de modèles en plâtre, de préparations de dissection (anatomie normale et pathologique), ainsi que de nombreux instruments médicaux et chirurgicaux. Il contient également des organes anatomiques disséqués, des spécimens rares et une collection de fœtus anormaux et autres monstres conservés dans des bocaux. L’université dispose également d’un musée dédié à la pharmacie et elle est gestionnaire du Jardin des plantes de Montpellier, le plus ancien jardin botanique de France, qui avait été créé en 1593.

L’université Montpellier 1 est l’héritière de l’université de Montpellier. Elle réunit des disciplines diverses telles que la médecine, la pharmacie, le droit et les sciences politiques, l'éducation physique, les sciences économiques et les sciences de gestion. C'est aujourd'hui, la plus importante université de l'académie de Montpellier par le nombre de ses étudiants. Son siège se situe à Montpellier, deux antennes se trouvent à Nîmes et à Albaret-Sainte-Marie.

Par ailleurs, la faculté des sciences de Montpellier, créée le 17 mars 1808, est à l’origine de l’université Montpellier 2. En 1890, les facultés de la ville sont installées dans le palais universitaire, l’actuel rectorat. La faculté des sciences se voit dotée de locaux adaptés, favorisant la qualité des enseignements. Parallèlement, la station zoologique de Sète est construite et sept instituts de coopération scientifique universitaires sont fondés : instituts de chimie, physique, mathématiques, zoologie, géologie, minéralogie et botanique. Les cours se déroulent dans de modestes locaux, situés dans des hôtels particuliers et plusieurs documents d’archives attestent des difficultés rencontrées par les professeurs et les élèves concernant leurs conditions de travail. Les travaux pratiques se déroulent dans des lieux mis à la disposition de la faculté tels que le Jardin des Plantes ou la Tour de la Babote. En 1964, la faculté des sciences déménage et inaugure son actuel campus universitaire, place Eugène-Bataillon. Suite à la loi Faure de 1968, les disciplines se diversifient et la faculté devient, en 1970, l'USTL, maintenant appelée université Montpellier 2. La fusion des universités 1 et 2 de Montpellier est en cours.

Les universités de Montpellier 1 et 2 regroupent nombre de disciplines en formation et en recherche : médecine, pharmacie, odontologie, biologie, biochimie-physiologie, santé publique, technologies médicales, études paramédicales, psychiatrie et psychologies médicales…

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Endocrinologie - Pharmacologie

André Crastes de Paulet, directeur de l’unité 58 “Biochimie des stéroïdes” de 1964 à 1985, a travaillé sur le métabolisme des œstrogènes, la biosynthèse des prostaglandines, les glucocorticoïdes et le développement de méthodes enzymatiques ou immuno-enzymatiques de dosages hormonaux.

Bernard Descomps lui a succédé de 1986 à 1994, poursuivant et développant les travaux de recherche qu’il avait déjà menés dans l’unité 55 sur le métabolisme des hormones stéroïdes, travaux qui ont débouché sur une mise au point originale de chromatographie d'affinité. Il s’est également illustré par l'étude des anomalies de la différenciation sexuelle et l'approche moléculaire des anomalies du récepteur des androgènes.

Serge Jard a dirigé successivement l’unité 222 “Fonctions régulatrices des membranes biologiques” de 1978 à 1982, l’unité 264 “Pharmacologie et endocrinologie” de 1983 à 1985, puis l’unité 401 “Pharmacologie moléculaire des récepteurs d'hormones peptidiques” de 1994 à 1997. Ses travaux ont porté sur la pharmacologie et la biochimie des récepteurs de la vasopressine (études menées sur le rein, les hépatocytes, les myocytes), de l’ocytocine, de l’angiotensine, et sur les anticorps antirécepteurs.

Bertrand Castro, brillant chimiste, lui succèdera de 1986 à 1989, poursuivant les travaux en pharmaco-endocrinologie menés par l’unité 264. Il étudiera également la chimie des acides aminés et des peptides et l’immunochimie du système rénine-angiotensine.

Joël Bockaert reprend la direction de cette unité de 1990 à 1994 et dirige ensuite l’unité mixte de recherche Inserm 661/CNRS “Génomique fonctionnelle” de 2005 à 2010. Il a consacré la plupart de ses travaux aux mécanismes de transduction (transformation des qualités physico-chimiques d’un stimulus en message nerveux) des récepteurs couplés aux protéines G, sièges du transfert d’informations à l’intérieur des cellules, en direction de molécules réceptrices appelées neurorécepteurs.
Jean-Philippe Pin, qui a succédé à Joël Bockaert, est le directeur de l’unité 661 devenue institut de génomique, depuis 2011. Avec son équipe, il étudie la dynamique moléculaire des protéines 3G couplées aux récepteurs (pharmacologie, criblage, interactome).

Maladies infectieuses

L’unité Inserm 65 de recherche sur les brucelloses (ou fièvre de Malte, une maladie infectieuse touchant surtout le bétail) verra se succéder quatre directeurs de 1966 à 1994, qui étudieront, notamment, la taxonomie, la structure et le métabolisme de Brucella : Jacques Roux de 1966 à 1980 ; René Caravano de 1981 à 1985 ; Arlette Cannat, l’intitulé de l’unité devenant “Microbiologie et immunologie antibactérienne” de 1986 à 1991 ; puis Jean-Pierre Liautard de 1992 à 1994.
Jean-Pierre Liautard dirigera ensuite l’unité 431 “Microbiologie et pathologie cellulaire infectieuse” de 1995 à 2006. Il poursuivra les travaux sur la brucellose : analyse fonctionnelle du virulome de Brucella suis, sécrétion et facteurs de virulence, réponse immunitaire et cellulaire à l'infection par cet agent pathogène. Il a également mené des recherches sur le prion, agent non conventionnels responsables des encéphalopathies spongiformes transmissibles.

Appareillage des handicapés moteurs

Pierre Rabishong, directeur de l’unité de recherche 103 “Biomécaniques”, puis “Appareil moteur et handicaps” de 1972 à 1995, a consacré ses travaux à la mise au point de systèmes, de restauration de la locomotion des paraplégiques (locomotion assistée par ordinateur, dispositif d’électrostimulation transcutanée…).

Système neuro-musculaire

Jacques Demaille a dirigé l’unité Inserm 249 “Biochimie des régulations des systèmes contractiles” de 1980 à 1993. Les travaux du laboratoire ont notamment porté sur l’étude de la structure, de la fonction et de l’expression des macromolécules régulatrices ; la maturation et la plasticité du système nerveux ; la neurogenèse pré et post-natale ; la gliogenèse et le système sérotoninergique du raphé ; les évolutions moléculaire et génétique des populations.
 
Jean-Claude Cavadore succède à Jacques Demaille et en poursuit les recherches de 1994 à 1997. Il a également travaillé sur le couplage excitation-contraction du muscle lisse artériel et mené des études biochimique et immunologique sur les protéines contractiles.

Jean Leger, directeur de l’unité 300 “Physiopathologie cellulaire et moléculaire” de 1986 à 1998 a mené ses recherches dans les champs suivants : relations structure-fonction des myosines et des cardiomyopathies ; régulation cellulaire et physiopathologie neuromusculaire ; mécanisme moléculaire de la régulation musculaire.

Système nerveux et maladies neuro-dégénératives

Alain Privat a dirigé l’unité 336 “Développement, plasticité et vieillissement du système nerveux” de 1990 à 2003. Ses travaux ont porté sur la gliogenèse normale et pathologique, la physiologie et les approches thérapeutiques des pathologies médullaires, et sur la réparation du système nerveux central et la restauration d'une activité motrice volontaire.

Jean-Michel Verdier dirige l’unité 710 “Mécanismes moléculaires dans les démences neurodégénératives” depuis 2005. Les recherches du laboratoire sont orientées sur l’étude des mécanismes étio-pathogéniques dans les démences de type Alzheimer et les encéphalopathies spongiformes subaiguës transmissibles, selon trois grands axes : comprendre les mécanismes physico-chimiques à l’origine des dépôts protéiques fibrillaires dans le cerveau ; étudier la transmissibilité des différentes souches de prions ; analyser les modifications d’expression génique au cours du vieillissement. Ce projet intégré, depuis la molécule jusqu’à l’animal, pourrait s’accompagner de pistes thérapeutiques et diagnostiques innovantes.

Déficits sensoriels et moteurs

Alain Sans a dirigé l’unité 432 “Neurobiologie et développement du système vestibulaire” de 1995 à 2003. Ses travaux ont porté sur la neurobiologie des circuits sensori-neuronaux vestibulaires, le développement et la physiopathologie du système proprioceptif sensori-moteur dans une approche cellulaire et moléculaire, les interactions cellulaires et la synaptogenèse dans les récepteurs sensoriels de l'oreille interne et sur la neurobiologie moléculaire des récepteurs et des neurones ganglionnaires vestibulaires.

Les recherches d’Alain Ghysen, qui a été directeur de l’unité 881 de neurogénétique de 2007 à 2010, ont porté sur le développement du système sensoriel et son évolution vis-à-vis des espèces. Il a étudié la formation des organes sensoriels chez la mouche (système modèle précieux pour l'étude de la neurogenèse) et le poisson (système modèle plus proche de l'homme), ce qui lui a permis d'aborder, dans le cadre de ces systèmes relativement simples et très bien définis, des questions générales de biologie du développement et de neurobiologie.

Biochimie structurale – Imagerie par résonance magnétique

Jean-Marc Lhoste, après avoir été directeur de l'unité de recherche Inserm 219 “Biophysique moléculaire” de 1978 à 1992, sur le campus d’Orsay de l’Institut Curie, crée et dirige à Montpellier de 1994 à 1999 l’unité 414 "Biochimie structurale". Ses recherches ont porté sur l’utilisation et le développement des résonances magnétiques électronique (RME) et nucléaire (RMN), centrées sur les spectroscopies optiques rapides laser, pour l’étude de la réactivité et des mécanismes de transfert d’électrons et de transport de l’oxygène moléculaire.

Michel Kochoyan lui succède en 2000, assurant la direction de l’unité 414 durant deux années, puis celle de l’unité 554 sous le même intitulé "Biochimie structurale" de 2002 à 2006. Ses travaux ont porté sur la structure et les interactions des biomolécules.

Cathy Royer lui succède de 2007 à 2010, menant ses recherches sur la dynamique structurale des protéines.

Epidémiologie des maladies chroniques – Dégénérescence maculaire

Laure Papoz a été directrice de l'unité 500 “Épidémiologie des maladies chroniques et du vieillissement” de 1998 à 2003. Ses recherches avaient pour objectif une meilleure connaissance de la prévalence des maladies chroniques, des facteurs qui leur sont associés, de leur prise en charge, de leur prévention et de leur traitement. La dégénérescence maculaire liée à l’âge et la cataracte ont été les principales pathologies sur lesquelles elle a travaillé.

Maladies rares

Mireille Claustres dirige l’unité 827 “Maladies rares : pathologie moléculaire, études fonctionnelles et banques de données génétiques” depuis 2007. Les travaux du laboratoire portent : sur l’analyse fonctionnelle de mutants naturels induisant des épissages aberrants révélés par l'étude d'ARN messagers musculaires de la dystrophine ; sur la régulation du gène CFTR (Cystic fibrosis transmembrane conductance regulator), dont les mutations sont à l’origine de la mucoviscidose, l'une des maladies génétiques les plus fréquentes en Europe ; sur la génétique des dystonies. En outre, l’unité développe des outils informatiques pour la prédiction et la validation d'hypothèses biologiques potentiellement intéressantes en thérapeutique.

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