toggle
ICON
Haut de page
Taille du texte
Ajouter au favoris
Imprimer
Envoyer à un ami
Partager

Université de Clermont-Ferrand

Clermont-Ferrand

Au Moyen-Âge, une université voit le jour à Billom, près de Clermont-Ferrand. Celle-ci accueille jusqu’à 2 000 étudiants à la fin du XVème siècle, avant de déménager à Issoire au siècle suivant, puis d’être fermée en 1520, à la demande de Charles de Bourbon et de l'université de Paris. À la fin du XVIIème siècle, Louis XIV autorise la création d'un collège de médecine à Clermont, mais il s'agit seulement d'un corps professionnel sans rapport avec une université, puisqu'il ne dispense pas d'enseignement et ne délivre pas de diplôme. Il faut attendre 1807 pour qu’un collège de médecine soit fondé dans les locaux de l'Hôtel-Dieu. Transformé ensuite en une véritable école, il est réformé à plusieurs reprises. La faculté de lettres est créée en 1808, mais elle est supprimée à la Restauration,  en septembre 1815.

Il faut attendre 1854 pour que l’activité universitaire à Clermont-Ferrand soit reconnue par l’Etat, avec la création d’une faculté de lettres et d’une faculté de sciences, dans le cadre de la réorganisation nationale de l'enseignement supérieur qui met en place des facultés dans tous les chefs-lieux de rectorat. En 1896 est fondée l'université de Clermont-Ferrand qui regroupe les deux facultés existantes et l'école de médecine. Par la suite, la faculté de chirurgie dentaire de Clermont-Ferrand est fondée en 1928 et la faculté mixte de médecine et de pharmacie en 1954.

Durant la Seconde Guerre mondiale, l'université clermontoise accueille les élèves et professeurs de la faculté de Strasbourg fuyant l'occupation allemande. En 1976, l'université clermontoise est scindée en deux établissements distincts : Clermont 1, université d’Auvergne, regroupant médecine, droit, économie et un IUT et Clermont 2, université Blaise-Pascal, regroupant lettres, sciences humaines, sciences exactes, sciences naturelles et technologies. L'université d'Auvergne et l'université Blaise-Pascal fusionnent pour devenir l'université Clermont Auvergne en 2017.

Les unités Inserm actuelles, le plus souvent des unités mixtes de recherche avec le CNRS et/ou l’université Clermont Auvergne, sont implantées à la faculté de médecine, près du CHU Gabriel-Montpied, et à la faculté de chirurgie dentaire, près de l’hôpital d’Estaing dans le nord de la ville.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Radiomarqueurs et imagerie moléculaire

Gaston Meyniel, médecin et biophysicien, dirige l’unité 71 "Etude métabolique des molécules marquées" de 1969 à 1985, installée dans un bâtiment propre de l’Inserm, construit pour la radioactivité. Grande figure de l’université de Clermont-Ferrand, il crée et dirige le service des radio-isotopes et le centre de lutte contre le cancer Jean-Perrin. Il sera doyen de la faculté de médecine de 1965 à 1989. Son unité animée par des équipes pluridisciplinaires (chimistes, physiciens, biologistes, médecines, pharmaciens) a fonctionné en synergie avec le service de médecine nucléaire, et a connu plusieurs directeurs successifs.

Annie Veyre lui succède à la direction de l’unité 71 de 1986 à 1997, poursuivant les travaux de recherche en pharmacologie générale et clinique et le développement de méthodes d’imagerie et de nouveaux radiotraceurs en cancérologie.

Jean-Claude Madelmont succède à Annie Veyre et l’unité devient l’unité 484 "Etude métabolique des molécules marquées" de 1998 à 2007. Avec ses équipes, il développe des stratégies de prédiction, prévention, diagnostic et de thérapeutique des cancers. Il s’illustre par ses travaux d’analyse structurale utilisant les isotopes stables (spectrométrie de masse et RMN, imagerie par RMN) et leurs applications potentielles en cancérologie.

Jean-Michel Chezal dirige ensuite l’unité devenue l’unité mixte de recherche Inserm 990/université de Clermont-Ferrand "Imagerie moléculaire et thérapie vectorisée" de 2010 à 2016. Les travaux du laboratoire ont porté essentiellement sur le diagnostic et le traitement du cancer. Ils ont visé le développement de vecteurs moléculaires pour adresser sélectivement un principe actif, radioactif ou non, capable de cibler un tissu ou un mécanisme biochimique propre à chaque tumeur.

Elisabeth Miot-Noirault prend ensuite la direction du laboratoire, qui devient l’unité mixte de recherche Inserm 1240/ université de Clermont-Ferrand "Imagerie moléculaire et stratégies théranostiques" - ImoST, en 2017. L’unité vise le développement de nouveaux outils et/ou cibles pour le traitement et le suivi thérapeutique, essentiellement en oncologie, ainsi que leur transfert clinique. S’appuyant sur une forte expertise en radio-marquage et étude de biomarqueurs de réponse et/ou résistance, l’unité travaille sur les mélanomes, chondrosarcomes et cancers du sein triple négatif.

Pharmacologie cardiovasculaire

Pierre Duchêne-Marullaz crée et dirige l’unité de recherche Inserm 195 "Pharmacologie cardiovasculaire" de 1977 à 1989. Il anima une recherche reconnue sur la physiologie, physiopathologie et pharmacologie de la conduction et de l’excitabilité cardiaques, utilisant notamment des modèles animaux originaux. Il participa aussi à l’installation hospitalière de la pharmacologie médicale à Clermont-Ferrand. Très attaché à sa région, il dirigea l’Institut de recherches cardiovasculaires de Royat, où il développa de 1965 à 1987, les premières études scientifiques, tant cliniques qu’épidémiologiques, d’évaluation des pratiques thermales.

Paco Lorente lui succède à la direction de l’unité de 1990 à 1994. Ses travaux ont porté sur la modulation de l’électrogenèse cardiaque, l’influence du système nerveux autonome, et la neuropsychopharmacologie fondamentale et clinique.

Génétique du développement

Bernard Dastugue, médecin et scientifique, dirige l’unité Inserm 384 "Interactions génétiques et cellulaires au cours de la différentiation" de 1994 à 2005. Ses recherches sont centrées notamment sur le développement précoce d’organes et la régulation de l’expression de certains gènes, chez la mouche drosophile.

Jean-Louis Couderc lui succède à la direction de l’unité de 2006 à 2007. Il poursuit l’analyse aux niveaux génétique, moléculaire et cellulaire des mécanismes de contrôle de l’expression des gènes au cours de la différenciation et du développement normal et pathologique. Les modèles biologiques comprennent la drosophile et la souris.

Chantal Vaury-Zwiller lui succède créant l’unité mixte de recherche Inserm 931/université de Clermont-Ferrand "Génétique, reproduction et développement" – GreD, qu’elle dirige de 2008 à 2011. Depuis 2012, elle dirige l’unité mixte Inserm 1103/CNRS 6293/université de Clermont-Ferrand. Les équipes du laboratoire cherchent à comprendre les mécanismes qui contrôlent la formation d'un organisme eucaryote, à partir d'un œuf fécondé, et analysent les systèmes de surveillance et de réparation qui maintiennent l'intégrité des génomes. Prolongeant ces aspects fondamentaux, des approches médicales visent à élucider le programme génétique d'une cellule saine, à identifier les dérégulations de certaines pathologies et trouver des thérapeutiques adaptées.

Bactéries intestinales

Arlette Darfeuille-Michaud a dirigé l’unité 1071 "Bactéries intestinales, inflammation et susceptibilité de l'hôte" de 2012 à 2014. S'appuyant sur sa vaste expertise en maladies intestinales et en bactériologie, elle s'est intéressée notamment au rôle des bactéries Escherichia coli dans la pathogenèse de maladies inflammatoires de l'intestin et du cancer colorectal. Dès 1998, son groupe de recherche a mis en évidence une colonisation anormale de la muqueuse intestinale par des Escherichia coli pathogènes adhérents et invasifs chez des patients atteints de maladie de Crohn.

Suite à son décès, Nicolas Barnich succède à  Arlette Darfeuille-Michaud et  dirige l’unité mixte de recherche Inserm 1071/université de Clermont-Ferrand, dont l’intitulé devient "Microbes, intestin, inflammation et susceptibilité de l'hôte" de 2014 à 2016. Les travaux visent à analyser la relation bactéries-hôte en étudiant les Escherichia coli pathogènes impliqués dans les maladies inflammatoires chroniques du tube digestif, en particulier la maladie de Crohn et les Escherichia coli entéro-hémorragiques responsables de diarrhées aiguës et de syndrome hémolytique et urémique.

Neurobiologie de la douleur

Alain Eschalier dirige l’unité 766 "Pharmacologie fondamentale et clinique de la douleur" de 2006 à 2011, devenue ensuite l’unité mixte Inserm 1107/université de Clermont-Ferrand "Neuro-Dol" de 2012 à 2015. Selon une approche fondamentale et clinique, leur objectif est de déterminer le mécanisme d’action d’antalgiques non morphiniques et d’étudier le rôle des canaux ioniques, cibles pharmacologiques potentielles, pour le traitement de la douleur. Ils privilégient l’étude des douleurs chroniques neuropathiques et viscérales.

Radhouane Dallel dirige d’abord l’unité mixte de recherche 929 "Neurobiologie de la douleur trigéminale" de 2008 à 2011, puis prend la direction de l’unité mixte de recherche 1107, à partir de 2016. Il étudie les mécanismes physiopathologiques de la douleur et des troubles auditifs. Il développe, notamment, une stratégie de recherche translationnelle inverse, partant d’un problème clinique identifié, pour étudier ensuite les mécanismes sur des modèles animaux approprié.

Voir Modifier Créer ici
Facebook Twitter Google+ Linkedin Viadeo Delicious StumbleUpon Evernote Scoop it Netvibes