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Université de Bourgogne

Dijon

L'université médiévale de Dijon

Les écoles publiques de Dijon jouissent au Moyen Âge d'une grande réputation. Aussi, la création de l'université de Dole (alors Dôle), en 1422, vont leur porter gravement atteinte, car elles se voient privées d'étudiants et surtout des étrangers.

À la demande du maire et des échevins appuyés par Georges de la Trémoille, gouverneur de la province de Bourgogne, François Ier de France (1515-1547) institue à Dijon une université avec quatre facultés en 1516, mais cette décision reste lettre morte, même si les patentes royales sont très flatteuses pour les Dijonnais.

Le Collège des Martinots ou des Martin (1531), dans l'actuelle rue du Vieux-Collège, puis le collège jésuite des Godrans, fondé en 1581 en exécution du testament d'Odinet Godran, président du Parlement de Bourgogne, tentent avec plus ou moins de succès de pallier cette situation.

Le transfert de l'université de Dôle à Besançon, en 1691, incite les États de Bourgogne à solliciter du roi de France la création d'une université à Dijon. Les deux villes deviennent alors rivales. Sous l'influence du Prince de Condé, gouverneur de Bourgogne, le 17 avril 1722, Louis XV accorde à Dijon une université avec quatre facultés. Besançon réplique par une véritable coalition avec l'université de Paris et plusieurs universités provinciales. Le roi hésite alors et, la même année, décide donc de n’établir à Dijon qu'une faculté de droit (civil, canon et français), inaugurée le 24 novembre 1723. Soutenue financièrement par la Ville et la Province, cette faculté s'installe au couvent des Jacobins et jouit d'une certaine notoriété, en dépit du peu d'étudiants, dont le nombre ne dépassera jamais 200. Le couvent des Jacobins sera démoli en 1874 et il n’en reste plus aucun vestige.

La tourmente révolutionnaire emporte l'université de Dijon, qui ferme en 1792 et, avec elle, l'académie des sciences, des arts et belles-lettres.

L'université de Bourgogne au XIXème siècle

Lorsque Napoléon entreprend de réorganiser l'enseignement, Dijon devient le siège d'une école spéciale de droit. Le nouvel établissement est ouvert en 1806 et devient faculté de droit, par décret du 17 mars 1808. La faculté de lettres est créée la même année et la faculté des sciences ouvre en 1809. Dans le même temps, est ouverte une école secondaire de médecine et de pharmacie.

La faculté des sciences, celle des lettres et le Rectorat investissent une partie de l'Hôtel Despringles, déjà occupé par l'académie des sciences, des arts et belles-lettres. Cette situation durera plus de trente ans. L'académie doit ensuite quitter les locaux.

L'école secondaire de médecine et de pharmacie se trouve, quant à elle, dans un pavillon qui est construit pour elle à l'hôpital général.

L'université de Bourgogne au XXème siècle

En 1909, la nouvelle faculté des lettres s'élève à la place de l'ancienne Maison du Singe. L'ancien séminaire (ex-dortoir de l'abbaye Saint-Bénigne) est désaffecté et transformé en cité universitaire. En 1945, le projet de supprimer l'université de Dijon et d'envoyer les 950 étudiants à Paris, à Lyon ou à Besançon n'aboutit pas.

En 1946, le recteur Bouchard prend la direction du Rectorat et choisit la pente de la colline de Montmusard pour bâtir la nouvelle université.

Le 6 janvier 1953, on creuse les fondations de la future faculté des sciences, qui sera inaugurée le 12 octobre 1957.

Le 23 septembre 1965, un décret publié au Journal officiel transforme l'école de médecine et de pharmacie en faculté de médecine et de pharmacie.

Aujourd’hui, l'université de Bourgogne est une université dont les différents sites sont localisés dans les villes de Dijon, Auxerre, Chalon-sur-Saône, Le Creusot, Mâcon et Nevers. Elle couvre un large éventail de disciplines et consacre près du tiers de son budget (hors salaires) à la recherche. Elle comprend près de 30 unités de recherche mixtes Inserm, CNRS et université.

Les projets et les laboratoires s’inscrivent dans un dialogue interdisciplinaire. Ils sont structurés à partir des thématiques d’excellences des unités de recherche. Les travaux s’effectuent en coordination avec les enseignements dispensés dans plus de 400 formations universitaires, organisés sur les six sites territoriaux universitaires de la Bourgogne.

Contribution de l’Inserm à la recherche sur le site

Immuno-hématologie – Cancérologie - Immunologie

Prudent Padieu a dirigé l’unité 208 "Différenciation biochimique de cellules eucaryotes en culture et cancérogenèse expérimentale"  de de 1977 à 1985.  Avec ses équipes, il a étudié les métabolismes des hormones stéroïdes et des protéines plasmatiques (albumine, fraction C3 du complément) et celui des médicaments par spectrométrie de masse. 

Directeur de l’unité 252 "Cancers digestifs humains et expérimentaux", de 1983 à 1994, François Martin a mené ses recherches sur la biologie et l’immunologie cellulaires des cancers de l’intestin, sur la résistance de ces cellules cancéreuses aux agents cytotoxiques et sur l’immunothérapie des métastases de cancers du côlon.

Eric Solary a été directeur de l’unité de recherche Inserm 517  "Mort cellulaire et cancer" de 1999 à 2007, dont l’intitulé devient "Lipides, nutrition, cancer" et qu’il dirige en 2008 et  2009, sur le site . Il rejoint ensuite l’Institut Gustave-Roussy à Villejuif en 2010 pour y diriger l’unité Inserm 1009 "Hématopoïèse normale et pathologique" à l’Institut Gustave-Roussy à Villejuif.

Laurent Lagrost a succédé à Eric Solary et dirige l’unité 866 "Lipides, nutrition, cancer" de 2010 à 2016. Avec ses collaborateurs, il mène des études sur la physiopathologie des dyslipidémies (études in vitro et in vivo), le métabolisme des lipoprotéines et la physiologie de la nutrition. Par ailleurs, il étudie les relations entre mort cellulaire (apoptose) et réponse immunitaire antitumorale, mort cellulaire et protéines de stress, mort cellulaire et différenciation des monocytes du sang.

Cardiovasculaire

Philippe Gambert  a été directeur de l’unité  498 "Métabolisme des lipoprotéines humaines et interactions vasculaires" de 1998 à 2007. L’essentiel de ses travaux a porté sur l’étude des lipoprotéines humaines. Il en a étudié le métabolisme intravasculaire, leur rôle dans les phénomènes vasomoteurs et leurs intercations avec les cellules de l’endothélium et les cellules immuno-compétentes dans l’initiation des plaques athéromateuse vasculaires (dépôts lipidiques, qui se forment sur la paroi interne des artères et qui peuvent se calcifier ou s'ulcérer

Plasticité sensori-motrice

Thierry Pozzo a été directeur de l’unité 887  "Motricité, plasticité, performance, dysfonctionnement, vieillissement et technique d'optimisation" de 2008 à 2011, puis de l’unité mixte Inserm 1093 "Cognition, action et plasticité sensori-motrice", en 2012 et 2013.  Il a étudié les processus d’adaptation, qui permettent la mise en place progressive d’ajustements des commandes motrices lors de modifications physiologiques (hyper ou hypo-activité, lésions centrales ou périphériques et altérations). Le mouvement peut ainsi être considéré comme un véritable agent thérapeutique, capable d’intervenir sur les processus d’apprentissage et de programmation corticale et de réorganiser les boucles de régulation sensori-motrice. Étonnamment, pour un agent thérapeutique si simple, son mode d'utilisation reste encore mal défini. De même, ses mécanismes d’action, ses indications comme ses contre-indications sont très mal connus et ses effets également très mal évalués. L’objectif, de Thierry Pozzo est donc de mieux connaître la fonction motrice et ses déficiences pour évaluer l’action des rééducations sur l’indépendance fonctionnelle et sur la qualité de vie.

Charalambos Papaxanthis a repris et poursuivi les travaux de Thierry Pozzo, lui succédant à la direction de l’unité de 2014 à 2016, unité conservant le même intitulé.

Économie de la santé

Sophie Bejean dirige depuis 2015  l’unité mixte Inserm 1200/CNRS/université de Bourgogne "Economie". Formée à l'université de Bourgogne à Dijon, elle y est devenue maître de conférences en 1993, puis professeur en sciences économiques en 2003. Spécialiste en économie de la santé, elle est l'auteur de nombreuses publications dans ce domaine.

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