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Université de Bordeaux

Bordeaux

L’université de Bordeaux est une des principales universités de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Son statut actuel date de 2014, mais son origine remonte au Moyen Âge.

En 1441, la ville de Bordeaux, à l'époque sous mouvance anglaise, désira avoir sa propre université. À la demande de l’archevêque Pey Berland de Bordeaux, le pape Eugène IV créa un studium generale (théologie, droit, médecine et arts) sous l’autorité de Pey Berland. Après la guerre de Cent Ans, l’Aquitaine revient à la France, l’université passe peu à peu sous le contrôle du pouvoir royal, mais, mal équipée et sans traditions, elle n’aura qu’un faible rayonnement. Nombre d’étudiants bordelais allaient, comme Michel de Montaigne, suivre les cours dans d’autres universités.

Toutes les facultés, supprimées en 1793 par la Convention, furent rétablies avec la création de l’université de France par Napoléon Ier en 1808. Les facultés des sciences et des lettres, inaugurées en 1839 et installées dans une annexe de l’hôtel de ville, ont été transférées dans un bâtiment construit par l’architecte Charles Durand. Ce nouveau bâtiment est aujourd’hui occupé par le musée d’Aquitaine. La faculté de théologie, inaugurée en 1808 et installée dans les mêmes locaux que les facultés de lettres et de sciences à partir de 1839, sera supprimée en 1855. La faculté de droit est rouverte en 1870 et s’installe à proximité de la Cathédrale Saint-André. La médecine est enseignée à l’école de médecine et de pharmacie de Bordeaux, qui sera transformée en faculté de médecine et de pharmacie par la loi du 10 décembre 1874. Elle s’installe en 1888 place d’Aquitaine, actuellement place de la Victoire, dans un bâtiment construit par Jean-Louis Pascal. La loi du 10 juillet 1896 réorganise l’université de France et Bordeaux retrouve son statut d’université.

Au début du XXème siècle, l’université compte quelques milliers d’étudiants et se situe au quatrième rang des universités françaises. A la fois lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale, les bâtiments universitaires sont réquisitionnés par le gouvernement replié à Bordeaux. Puis, pendant l’Occupation, les bâtiments sont utilisés par les allemands et le régime de Vichy révoque certains professeurs. Au milieu du XXème siècle, l’université compte 8 000 étudiants et se situe au deuxième rang des universités françaises derrière Paris. Les effectifs d’étudiants augmentant de manière spectaculaire, les locaux deviennent trop petits et les facultés de sciences, de droit et lettres déménagent vers le nouveau campus universitaire de Talence Pessac Gradignan dans les années 1960. En 1958, les centres hospitaliers universitaires (CHU) avaient été créés et la faculté de médecine déménage à proximité de celui-ci en 1976, suivie par la pharmacie à partir de 1992.

La loi Edgar-Faure d’orientation de l’enseignement supérieur du 12 novembre 1968 supprime les facultés et réorganise les universités, qui sont désormais administrées par des instances élues. Entre 1968 et 1970, l’université de Bordeaux éclate en trois nouvelles universités : Bordeaux-I (sciences, droit, sciences sociales et politiques, sciences économiques et de gestion), Victor-Segalen Bordeaux-II (médecine, pharmacie) et Michel-de-Montaigne Bordeaux-III (lettres). En 1995, l’université Montesquieu Bordeaux-IV (droit, sciences sociales et politiques, sciences économiques et de gestion) est créée après la partition de l’université de Bordeaux-I, qui ne garde que les sciences. Après la loi de programme pour la recherche de 2006, l’université de Bordeaux est recréée le 1er janvier 2014, en fusionnant les universités Bordeaux-I, Bordeaux-II et Bordeaux-IV.

Les communautés d'universités et établissements (Comue), créées par le gouvernement, en 2013, permettent de regrouper des établissements d'enseignement supérieur pour coordonner les offres de formation et les stratégies de recherche. La Comue d'Aquitaine réunit les universités de Bordeaux et de Pau ainsi que Sciences Po Bordeaux, Bordeaux INP et Bordeaux Sciences Agro. La Comue Léonard-de-Vinci rassemble les universités de Poitiers, Tours, La Rochelle, Limoges et Orléans, mais aussi l'école nationale supérieure de mécanique et d'aérotechnique du Futuroscope et l'INSA Centre Val-de-Loire. Avec la création de la région Nouvelle-Aquitaine en 2016, les communautés d’universités de Bordeaux et de Poitiers pourraient tendre vers une seule communauté universitaire dans les années à venir.

Le centre Inserm  de Carreire (1969-2003), hébergeant 3 unités de recherche Inserm (unités 176, 394 et 259), est devenu Institut François-Magendie en 1995.

Contributions de l’Inserm sur le site

Neurobiologie – Neuroendocrinologie - Pathologies neurologiques

Jean-Didier Vincent a dirigé l’unité 176 " Neurobiologie des comportements" de 1978 à 1990. Il a joué un rôle important dans le développement de la neuro-endocrinologie, qui étudie les interactions entre les hormones et le système nerveux.

Robert Dantzer lui a succédé de 1991 à 1994, l’intitulé de l’unité devenant "Neurobiologie", pour créer et diriger ensuite l’unité 394 "Neurobiologie intégrative" de 1994 à 2003. Les travaux menés avec ses équipes ont porté sur les relations entre cytokines, molécules de l’immunité, et cerveau et sur les interactions entre les cellules neuronales et gliales.

Michel Le Moal a dirigé l’unité 259 "Psychobiologie des comportements adaptatifs"  de 1983 à 2003. Les travaux du laboratoire ont porté sur la neuro-adaptation développementale périnatale, le vieillissement des fonctions cognitives et la pharmaco-dépendance aux drogues opiacées 

Dominique Poulain a dirigé l’unité 378 "Neurobiologie morphofonctionnelle" de 1994 à 2006. Les travaux ont porté sur les mécanismes régulateurs du système hypothalamo-neuro-hypophysaire. Notamment, sur les mécanismes de plasticité mis en jeu par les neurones à ocytocine, un neuropeptide ayant un rôle au cours de l’accouchement et de l’allaitement.

Pierre Mormede a dirigé l’unité 471 "Neurogénétique et stress"  de 1998 à 2003. Ce laboratoire a étudié les aspects génétiques du stress, en recherchant les particularités et les déterminants génétiques pouvant exister entre différentes races de la même espèce, dans l'aptitude à répondre à une agression par une forte activation des systèmes neuro-endocriniens.

Pier-Vincenzo Piazza, Grand Prix Inserm 2015, a dirigé l’unité 588 "Physiopathologie du comportement" de 2003 à 2007, devenue l’unité 862 de 2008 à 2015, à l’Institut François Magendie, puis l’unité 1215 également appelé le Neurocentre Magendie depuis 2016.  Ce centre de recherche Inserm a pour vocation de comprendre la physiopathologie de la plasticité neuronale, à savoir les mécanismes qui conduisent aux maladies du cerveau. C’est un centre multidisciplinaire consacré à une étude intégrée des neurosciences, depuis les pathologies neurologiques et du comportement jusqu'aux mécanismes cellulaires et moléculaires du fonctionnement des cellules du système nerveux.

Klaus Petry a dirigé l’unité mixte de recherche Inserm 1049/université de Bordeaux "Neuro-inflammation : imagerie et thérapie de la sclérose en plaques", de 2011 à 2015. Son laboratoire a développé des outils et des techniques pour mettre au point des bio-marqueurs spécifiques des altérations moléculaires et cellulaires de la barrière hémato-encéphalique dans les maladies neurodégénératives, en particulier dans la sclérose en plaques.

Biomatériaux – Réparation tissulaire

Dominique Ducassou a dirigé l’unité 306 "Biomatériaux" de 1987 à 1992. Il a été un pionnier dans la recherche sur les matériaux implantables à visée médicale. Il a promu des recherches sur la biocompatibilité des tissus organiques et des matériaux et développé des techniques d’imagerie. Charles Baquey lui succède de 1993 à 1995, puis crée l’unité 443 "Biomatériaux et réparation cellulaire" qu’il dirige de 1996 à 2003. Cette dernière, devenue l’unité 577 "Biomatériaux et réparation cellulaire", est dirigée par Laurence Bordenave de 2003 à 2006.

Joëlle Vilamitjana-Amédée succède à Laurence Bordenave de 2007-2010, puis crée et dirige l’unité 1026 "Bio-ingénierie tissulaire" - BioTis de 2011 à 2015. Jean-Christophe Fricain lui a succédé depuis 2016. Ces chercheurs et chercheuses successeurs de Dominique Ducassou ont poursuivi ses travaux et développé des stratégies d’ingénierie pour le remplacement de tissus, principalement l'os et les vaisseaux. Il s’agit d’une recherche pluridisciplinaire reposant actuellement sur des compétences en physicochimie des matériaux, en biologie des cellules souches et progéniteurs et en modèles précliniques.

Epidémiologie et biostatistique

Roger Salamon a dirigé l’unité 330 "Epidémiologie, santé publique et développement" de 1990 à 2003, devenue l’unité 593 "Epidémiologie, santé publique et développement" de 2003 à 2008, puis l’unité 897 "Epidémiologie et biostatistique" de 2008 à 2013. Il a cherché à développer des approches d’épidémiologie et de statistiques, pour répondre à des problèmes de santé majeurs, comme le vieillissement et l’infection par le VIH.

Christophe Tzourio lui a succédé à la direction de l’unité 897 de 2014 à 2015, puis a créé l’unité 1219 "Santé des populations - BPH" , qu'il dirige depuis 2016. Ce centre de recherche est composé d’équipes de recherche hospitalières et universitaires dont les travaux couvrent un large champ de pathologies (maladies infectieuses dont le VIH, neurologie, cancérologie, traumatologie, santé mentale), d’expositions (facteurs sociaux, environnementaux, nutritionnels, médicaments, génétiques), de méthodes (biostatistique, psychologie) et de populations (jeunes, adultes, personnes âgées, population générale, échantillons de malades). Une des caractéristiques du centre est la conception et la réalisation de cohortes de grande taille.

Bernard Begaud a dirigé l’unité 657 "Pharmaco-épidémiologie et évaluation de l'impact des produits de santé sur les populations" de 2005 à 2015. Ses activités de recherche en pharmacovigilance ont porté sur l'évaluation du risque d'utilisation des produits de santé et la détermination des facteurs associés, ainsi que l'évaluation de l'impact des produits de santé sur les populations.

Daniel Commenges a dirigé l’unité 875 "Biostatistiques" en 2007, dans laquelle ont été notamment développés des méthodes et des modèles statistiques dynamiques pour l’épidémiologie.

Biologie moléculaire

Jean-Jacques Toulmé a dirigé l’unité 386 "Modulation artificielle des gènes eucaryotes" de 1994 à 2006, devenue l’unité 869 "ARN : régulations naturelles et artificielles" de 2007 à 2010. Les recherches ont porté sur l’exploration des aptamères, de courts fragments d’ARN ou d’ADN obtenus par voie synthétique, qui ont la capacité de se fixer sur un ligand spécifique, voire de catalyser une réaction chimique. Ces outils biochimiques peuvent être utilisés dans des applications biotechnologiques, diagnostiques ou thérapeutiques selon leur cible.

Jean-Louis Mergny lui a succédé de 2011 à 2015, puis a créé et dirige l’unité mixte Inserm 1212/université de Bordeaux "ARN : régulations naturelles et artificielles" depuis 2016. Ses recherches sont centrées sur des structures d'acides nucléiques inhabituelles, connues sous le nom G-quadruplex (G4). Il s’agit de structures secondaires à quatre brins que peuvent adopter les acides nucléiques (ADN ou ARN) riches en résidus de guanine

Didier Lacombe a créé et dirige l’unité 1211 "Maladies rares : génétique et métabolisme" depuis 2016. Ses travaux rassemblent des chercheurs fondamentalistes et des cliniciens et visent l’analyse de maladies rares, pour lesquelles sont  rassemblés des cohortes de patients, du matériel biologique et des données clinico-biologiques.

Physiopathologie

Thierry Letellier a dirigé l’unité 688 "Physiopathologie mitochondriale" de 2005 à 2010. Les travaux ont porté sur l’étude du fonctionnement normal et pathologique du métabolisme mitochondrial, ainsi que son intégration au niveau cellulaire.

Thierry Couffinhal a dirigé l’unité 828 "Adaptation cardiovasculaire à l'ischémie" de 2007 à 2010, devenue l’unité 1034 "Biologie des maladies cardiovasculaires" depuis 2011. Il cherche à comprendre le développement et la formation de vaisseaux dans un organe. Notamment, il s’intéresse aux mécanismes permettant la formation et l'entretien des vaisseaux fonctionnels post-ischémiques, dans le but d’améliorer le traitement des pathologies ischémiques et d’offrir des options thérapeutiques.

Roger Marthan a dirigé l’unité 885 "Physiopathologie de la réactivité bronchique et vasculaire" de 2007 à 2010, devenue l’unité 1045 "Recherche cardio-thoracique" depuis 2011. Cette unité qui développe recherches physiopathologique et translationnelle, centrées sur l’asthme et la broncho-pneumopathie chronique obstructive, l’hypertension artérielle pulmonaire, les troubles du rythme cardiaque et le remodelage vasculaire.

Cancérologie - Biothérapies

Francis Megraud a dirigé l’unité 853 "Infection à Helicobacter, inflammation et cancer" de 2007 à 2013.  Les travaux ont porté sur l’infection à Hélicobacter pylori et les cancers gastriques qui leur sont associés.

Jean Rosenbaum dirige l’unité 889 "Fibrose hépatique et cancer du foie" de 2008 à 2010, devenue l’unité 1053 "Physiopathologie du cancer du foie. Recherche en oncologie translationnelle" de 2011 à 2017. Ce laboratoire étudie les mécanismes de la carcinogenèse hépatique et recherche de nouvelles solutions thérapeutiques. De plus, il accueille des équipes spécialisées dans l’étude des mécanismes du stress du réticulum endoplasmique et dans celle du cytosquelette des cellules endothéliales.

Jean-Philippe Merlio a succédé à Jean Rosenbaum en  2018 et a intitulé l'unité 1063 "Bordeaux Research in Translational Oncology - Bariton". Des équipes y explorent les thématiques suivantes : les infections à Helicobacter, les oncogènes des lymphomes cutanés et le cancer du foie et l'invasion tumorale.

Andréas Bikfalvi dirige l’unité 1029 "Angiogenèse et microenvironnement des cancers - LAMC"  depuis 2011. Avec ses collaborateurs, il  étudie l’angiogenèse, la formation de nouveaux vaisseaux sanguins, dans le microenvironnement tumoral. Les sujets impliquent l’étude du développement des gliomes, l’invasion et la métastase dans le cancer du rein et des approches biophysiques d’imagerie moléculaire.

Hubert De Verneuil a dirigé l’unité 876 "Transfert de gènes dans les cellules souches à visée thérapeutique" de 2007 à 2010, puis l’unité mixte de recherche Inserm 1035/université de Bordeaux "Biothérapies des maladies génétiques et cancer" de 2011 à 2015. Les thématiques de thérapie génique développées dans le laboratoire ont conduit au développement d’une plate-forme de vectorologie, destinée à la communauté scientifique.

Alain Taieb lui a succédé en 2016, avec l’intitulé "Biothérapies des maladies génétiques, inflammatoires et du cancer". Le laboratoire développe une recherche fondamentale et appliquée en biothérapie, hématologie et dermatologie.

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