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Muséum national d'histoire naturelle

Paris

Le Muséum national d'histoire naturelle* est un établissement français de recherche et de diffusion de la culture scientifique naturaliste. C'est l'un des premiers établissements mondiaux de ce type, avec le Natural History Museum de Londres. Il a aujourd'hui le statut de grand établissement, placé sous la tutelle conjointe des ministères de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et de l'Environnement. Son siège se trouve au Jardin des plantes de Paris, mais il comporte 13 sites à Paris et dans le reste de la France.

Sous Louis XIII, l'édit royal de 1635 crée le Jardin royal des plantes médicinales, l'un des plus anciens établissements scientifiques de France, destiné à la culture, la conservation, l'étude et l'utilisation des plantes utiles à la santé et à l'enseignement de la botanique, de la chimie et de l'anatomie pour des futurs médecins et apothicaires. L'intendant et les titulaires des principales charges sont tous docteurs en médecine. Au XVIIIème siècle, l'activité se transforme pour passer de l'art de guérir avec les plantes à l'histoire naturelle.

La déclaration royale du 31 mars 1718 sépare la charge de premier médecin du roi de la surintendance du jardin. Georges Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788), nommé en 1739, dirige pendant 50 ans ce que l'on appelle alors le Jardin du Roi. Sa notoriété internationale et son travail acharné font de ce lieu l'un des phares scientifiques du XVIIIème siècle.

La Révolution va transformer profondément le fonctionnement du Jardin, qui devient officiellement le Muséum national d'histoire naturellepar le décret du 10 juin 1793 de la Convention, qui donne à l'établissement une existence juridique propre, répartit les enseignements en douze chaires professorales et confie l'administration de l'établissement à une assemblée de professeurs.

Au début du XIXème siècle, le Muséum connaît une période de grande prospérité et l'étude de la vie animale va prendre le pas sur celle des plantes, avec des savants prestigieux comme Étienne Geoffroy Saint-Hilaire et Georges Cuvier. En 1836, sous la direction du chimiste Michel Eugène Chevreul (1786-1889), le Jardin se tourne, comme sa rivale l'université, vers les sciences expérimentales. Cette période prend fin avec l'arrivée d'Alphonse Milne-Edwards, en 1890, et la promulgation du décret du 12 décembre 1891, qui signe le retour en force de l'histoire naturelle jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale. La loi de finances du 31 décembre 1907 accorde au Muséum l'autonomie financière, avec un budget propre que celui-ci administre.

Parallèlement, avec le développement du colonialisme, le Muséum va s’étendre hors de la capitale. Pour favoriser ses activités de recherche liées à la mer, il implante, en 1928, son laboratoire maritime à Saint-Servan, puis à Dinard. Son activité botanique ne s'étant pas démentie, il devient propriétaire par legs du domaine de Chèvreloup et de la propriété de l'entomologiste Jean Henri Fabre à Sérignan-du-Comtat.

À la suite de la décolonisation, le Muséum concentre ses efforts sur la prise en compte des déséquilibres causés à la nature par l'expansion humaine. En 1948, il participe à la création de l'Union internationale pour la conservation de la nature. Plus tard, il installe dans ses murs un service de conservation de la nature (1962), le secrétariat de la Faune et de la Flore (1979) et une délégation permanente à l'environnement (1992). D'autres acquisitions sont encore faites en province.

En 1975, un plan de réhabilitation de regroupement des laboratoires permet notamment de spectaculaires réalisations, comme la zoothèque souterraine (1986) et la transformation de l'ancienne galerie de zoologie en grande galerie de l'Évolution (1994). Le décret du 4 février 1985 réorganise le Muséum national d'histoire naturelle autour de trois conseils, qui assurent la gestion du Muséum, en mettant fin au rôle d'administration par l'assemblée des professeurs initiée en 1793. Le décret du 7 octobre 2001 en redéfinit les missions. Il crée des niveaux hiérarchiques intermédiaires entre la direction et la recherche, ainsi que des structures transversales pour renforcer la cohérence des actions liées aux grandes missions.

Les activités scientifiques, d'enseignement, de conservation, d'expertise, de valorisation, de diffusion des connaissances et d'action éducative et culturelle, sont assurées par des départements, qui remplacent le fonctionnement par chaires de 1793 : sept départements de recherche et trois départements de diffusion, comprenant les galeries du Jardin des plantes, les Jardins botaniques et zoologiques, et le Musée de l'Homme.

Aujourd'hui, le Muséum national d'histoire naturelle continue à tenir un rôle national et international majeur dans le développement de la recherche en histoire naturelle.

Contribution de l’Inserm à la recherche sur le site

Régulation des gènes et contrôle de leur expression

Claude Hélène a été élu titulaire de la chaire de biophysique du Muséum en 1976. Il y crée et dirige, en 1979, l'unité Inserm 201, dont les intitulés seront successivement "Processus photobiologiques moléculaires et cellulaires", "Modulations chimique et photochimique de la physiologie cellulaire", “Reconnaissance moléculaire et contrôle des fonctions cellulaires”, direction qu’il assurera jusqu’en 2002. Son laboratoire a accueilli de nombreux étudiants, collaborateurs et visiteurs étrangers. Claude Hélène a été un pionnier de la biophysique des acides nucléiques et du développement des outils moléculaires permettant de contrôler l’expression génétique. Nombre de ses découvertes, notamment celle des ARN anti-sens permettant de bloquer uniquement l’expression génétique d’ARN, ont ouvert de nouvelles perspectives thérapeutiques pour les maladies virales et tumorales.

Carine Giovannangelli a été directrice de l’unité 565 "Acides nucléiques : dynamique, ciblage et fonctions biologiques" de 2002 à 2013. Ses recherches ont porté sur le contrôle post-transcriptionnel de l'expression génétique, la topologie fonctionnelle du génome et  le contrôle des fonctions télomériques.

Jean-François Riou dirige l’unité 1154 "Structure et Instabilité des génomes" depuis 2014. Ses recherches visent à caractériser les fonctions cellulaires associées aux acides nucléiques, en particulier les mécanismes moléculaires d’instabilité génétique, impliqués dans divers processus pathologiques et évolutifs.

* Source : http://www.mnhn.fr/le-museum/

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