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Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC)

Strasbourg

Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC), Illkirch - © Inserm, P. Latron

Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC), Illkirch

L'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC) a été créé en en octobre 1994 par Pierre Chambon dans des locaux nouvellement construits à Illkirch-Graffenstaden (construction financée avec le soutien de la Société Squibb). Il  est issu de la réunion de l’unité mixte de recherche Inserm 184 de biologie moléculaire et de génie génétique, du laboratoire de génétique moléculaire des eucaryotes du CNRS et du centre de recherche en génétique et biologie cellulaire et moléculaire de l’université Louis Pasteur, unité mixte qui avait été créée et dirigée par Pierre Chambon en 1978.
Le campus de l'IGBMC est situé sur le parc d'innovation d'Illkirch dans la banlieue strasbourgeoise, un environnement scientifique académique et industriel qui favorise les collaborations et le transfert technologique.
Outre ses départements scientifiques, l'IGBMC a développé des services scientifiques et des plateformes technologiques de pointe (centre d'imagerie, criblage à haut débit, plateformes protéomique et bio-informatique) pour une utilisation en interne, mais également ouverte à la communauté scientifique extérieure. Il accueille aussi des infrastructures de recherche, comme la Clinique de la souris et le Centre de biologie intégrative, dont les prestations sont ouvertes à l'ensemble des communautés scientifique académique et industrielle.
Les domaines d'investigation portés par l'institut vont actuellement de la biologie du développement à la biologie structurale intégrative, en passant par la génomique fonctionnelle, le cancer, la médecine translationnelle et la neurogénétique.
L’IGBMC a été dirigé successivement par Pierre Chambon (1994-2002), Jean-Louis Mandel (2002-2006), Dino Moras (2007-2010), Olivier Pourquié (2010-2012), Brigitte Kieffer (2012-2103) et Bertrand Séraphin depuis 2014.

Quelques contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Biologie moléculaire, génétique, récepteurs nucléaires

Pierre Chambon est l’un des pionniers de la biologie moléculaire en France. De nombreuses découvertes sont issues de ses travaux au sein de l'unité 184 "Biologie moléculaire et génie génétique" et IGBMC qu'il a dirigé de 1978 à 2002. Avec ses collaborateurs, il a exploré les mécanismes de la transcription de l’ADN et caractérisé des ARN polymérases. Ses apports scientifiques sont également majeurs dans le domaine des récepteurs nucléaires, depuis leur identification jusqu’à la description de leur mécanisme d'action. Il a été notamment le premier à cloner le gène du récepteur des œstrogènes, qui constituera un modèle d’étude du contrôle hormonal transcriptionnel.
Au sein de cette unité, les recherches menées par Jean-Marc Egly représentent une avancée majeure dans la compréhension de deux mécanismes cellulaires essentiels : la transcription des gènes codant pour les protéines et la réparation de lésions de l'ADN. Au-delà de leur portée fondamentale, ces travaux ont permis de mettre en évidence le rôle de ces mécanismes dans la genèse de cancers et de comprendre celui qui est à l'origine de maladies génétiques rares très sévères.
Jean-Louis Mandel a succédé à Pierre Chambon à la direction de l'IGBMC de 2002 à 2006. Il mène ses premiers travaux sur les mécanismes permettant l’expression des gènes en protéines par les ARN polymérases. A partir des années 1980, il se consacre à l'analyse des maladies génétiques, pour identifier les mutations de gènes responsables de maladies héréditaires, affectant le système nerveux ou les muscles. En 1991, il publie que le syndrome de retard mental dû au chromosome X (syndrome de l'X fragile), résulte d'un nouveau type de mutation instable. Ces mutations instables se sont révélées par la suite, être responsables de plus d’une quinzaine de maladies neurologiques. Jean-Louis Mandel a également développé des tests pour le diagnostic et le conseil génétique de plusieurs maladies génétiques.

Biologie structurale

Dino Moras, qui a succédé à Jean-Louis Mandel à la direction de l'IGBMC de 2007 à 2010, est l'un des pionniers en France de la biologie structurale et de la cristallographie. Ses principales découvertes ont pour origine la combinaison de l'approche expérimentale structurale et de la bio-informatique et ont porté sur l'expression de l'information génétique. Il a étudié la structure des ARNt et des aminoacyl-ARNt synthétases, des enzymes jouant un rôle majeur dans la fidélité du mécanisme de traduction du message génétique en protéines. Avec Pierre Chambon, il a ensuite mis en évidence les structures cristallographiques de domaines de liaison du ligand (LBD) des récepteurs nucléaires et leurs états conformationnels variés.

Récepteurs aux opiacés

Brigitte Kieffer a dirigé l’IGBMC en 2012. Elle est réputée pour ses travaux sur les récepteurs aux opiacés, dont elle a isolé le premier gène en 1992. Ses travaux ont des implications dans les domaines de la douleur, des addictions, des troubles de l’humeur et d’autres maladies mentales, dont l’autisme.
Consulter le site de l'IGBMC

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