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Institut biomédical des Cordeliers

Paris

Centre de recherche les Cordeliers - © Inserm, E. Begouen

Centre de recherche les Cordeliers

Le centre des Cordeliers est l'héritier d'une institution historique ancienne qui s’est  structurée et s’est développée pour affronter avec succès les défis scientifiques et médicaux du XXIème siècle.

Au XIIIème siècle, le couvent des Cordeliers, dont seul subsiste aujourd'hui l'important réfectoire, est construit à l'intérieur de l'enceinte de Philipe Auguste. Disciples de Saint François d’Assise, les Cordeliers sont des moines franciscains, nommés ainsi à cause de la corde qui ceignait leur robe de bure. Ils construisent un important couvent qui comprendra une école de théologie, deux cloîtres, des jardins, une vaste église et un important réfectoire. Cette communauté des cordeliers sera un centre d'enseignement renommé accueillant un grand nombre d'étudiants. Il a tenu une place très importante dans l’histoire religieuse et intellectuelle de la capitale.

À la révolution, en 1789, l'Etat prend possession de cet ensemble. Le couvent est mis à la disposition de l’école de santé et, dans le réfectoire, se tiennent les séances de la société des droits de l'homme et du citoyen, le Club des Cordeliers. Au début du XIXème siècle, le couvent est détruit, un hôpital est construit et une faculté de médecine sera ouverte. Depuis, l'enseignement médical et la recherche n'ont pas cessé d'y être pratiqués.

Centre de recherche les Cordeliers - © Inserm, E. Begouen

Centre de recherche les Cordeliers

Dès la fin des années 1970, les premières unités de recherche Inserm sont implantées sur le site, dont le nombre ne cessera de croître.
En 1996, Michel Paillard met en place l’institut fédératif de recherche (IFR 58) sur le site, qui regroupe trois unités Inserm (physiologie rénale, immunologie et nutrition). En 2001, il renforce le potentiel scientifique de l'IFR, qui comprend alors huit unités Inserm et deux unités CNRS.
 En 2005, Wolf Hervé Fridman est nommé directeur de l'IFR 5 et agrandit encore le potentiel de recherche, qui comprend alors onze unités Inserm, deux unités CNRS, un groupe universitaire de Paris VI et une société de biotechnologie.
En 2007, le centre de recherche des Cordeliers est créé sous la direction de Wolf Hervé Fridman. Placé sous les tutelles de l’Inserm et des universités Pierre et Marie Curie, Paris Descartes, il interagit notamment avec les hôpitaux universitaires (Hôtel-Dieu, hôpital européen Georges Pompidou, Pitié-Salpêtrière).

Le site des Cordeliers accueille la faculté de médecine de Paris Descartes, l'institut de formation doctorale de Pierre et Marie Curie et l'école doctorale “Physiologie et physiopathologie”. Il regroupe des équipes réparties en pôles de recherche étudiant la régulation des grandes fonctions de l’organisme et le rôle des dérèglements de ces fonctions dans la genèse et la progression des maladies.
Par ailleurs, le Réfectoire de l’ancien couvent des Cordeliers a été affecté par la Mairie de Paris aux universités de Paris pour qu'elles y développent leurs missions de diffusion de la culture et de l’information scientifique.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Immunologie – Immunogénétique - immunopathologie

Lucien Hartmann a dirigé l’unité Inserm 202 “Immunochimie et biologie moléculaire” de1977 à 1985. Il étudie le système du complément dans deux affections héréditaires : l’œdème angioneurotique (qui se caractérise par des épisodes récurrents d’œdèmes situés au niveau du visage, des muqueuses et des organes internes, parfois susceptibles de mettre en jeu le pronostic vital) et la maladie périodique ou fièvre familiale méditerranéenne, affection héréditaire d'origine inconnue touchant essentiellement les sujets jeunes des groupes ethniques de l'Est du bassin méditerranéen.

Wolf Hervé Fridman a été directeur de l’unité Inserm 255 “Immunologie cellulaire et clinique” de 1983 à 2006, d’abord à l’Institut Curie jusqu’en 2000, puis à l’Institut biomédical des Cordeliers, unité mixte Inserm 872, institut qu’il dirige jusqu’en 2013. Ses recherches ont porté sur la compréhension des mécanismes fondamentaux des réactions immunitaires et leur régulation, en vue de leurs applications en clinique humaine. L’institut  est constitué de trois pôles de recherche : circulation-rein ; nutrition, métabolisme et différenciation ; microbiologie-maladies infectieuses et micro-environnements tissulaires ; immunité et cancers. Pascal Ferré lui succède en 2014.

Dominique Charron a dirigé l’unité 396 “Immunogénétique humaine” de 1994 à 2004 sur le site. Les travaux du laboratoire ont porté sur le système HLA, HLA et maladies, HLA et épidémiologie et sur l’immunologie de la transplantation  de cellules souches hématopoïétiques. Il rejoint l’hôpital Saint-Louis à Paris en 2005, pour y diriger l’unité 662  “Réponses immunes : régulation et développement” jusqu’en 2008, unité dont l’intitulé devient “Hématologie, immunologie, cibles thérapeutiques” en 2009. Il y étend ses travaux à l’immunologie et l’immunogénétique de la greffe de cellules hématopoïétiques et aux régulations épigénétiques de la différenciation des cellules souches hématopoïétiques.

Michel Kazatchkine a dirigé l’unité de recherche 430 “Immunopathologie humaine”, d’abord à l’hôpital Broussais de 1995 à 2001, puis sur le site des Cordeliers de 2002 à  2004. Les travaux du laboratoire ont porté sur : immunopathologie et immuno-intervention ; lymphocytes B et auto-immunité ; transmission sexuelle du VIH et immunité locale ; déficits immunitaires congénitaux et acquis (recherche clinique et immunothérapie). Michel Kazatchkine a également été directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida – Anrs de 1998 à 2005, puis président du Fonds mondial de 2007 à 2012.

Endocrinologie – Métabolisme et nutrition

Marcelle Lavau, directrice de l’unité 177 “Physiopathologie de la nutrition” de 1979 à 1997, a mené ses recherches sur : la régulation génétique hormonale et nutritionnelle de l'expression des transporteurs du glucose dans l'adipocyte ; la régulation génétique et nutritionnelle de la lipémie (index lipémique des différents acides gras alimentaires) ; le traitement de l'obésité génétique ou nutritionnelle (effets des médicaments,  mécanismes  de l'effet anti-obésité des huiles de poisson).

Les travaux de  Michel Paillard, directeur de l’unité de recherche Inserm 356 “Physiologie et endocrinologie cellulaire et moléculaire rénale” de 1992 à 2004, ont porté sur la caractérisation et la régulation fonctionnelle et moléculaire des transporteurs tubulaires rénaux, sur la physiologie et la signalisation moléculaire des transporteurs épithéliaux et sur les tubulopathies primitives.

Pascal Ferré a été successivement : directeur de l’unité 465 “Nutrition, métabolisme, obésité : aspects cellulaires et moléculaires” de 1997 à 2004, de l’unité mixte Inserm 671/université Pierre et Marie-Curie “Pathologies nutritionnelle et métaboliques : obésité, diabète” de 2005 à 2007, et  de l’unité 872 au sein de l’Institut biomédical des Cordeliers, dirigé par Wolf Hervé Fridman. En janvier 2014, il est directeur de l’unité 1138 “Nutrition, métabolisme, obésité : aspects cellulaires et moléculaires” et  succède à Wolf Hervé Fridman. Pascal Ferré étudie la régulation intégrée du métabolisme énergétique. Son objectif est de comprendre comment le développement et les changements constants de notre environnement  induisent des adaptations ou des dysfonctionnements de ce métabolisme.

Jean Chambaz a été directeur de l’unité 505 “Métabolisme et différenciation intestinale” de 1999 à 2007. Ses travaux ont porté sur l'étude du métabolisme des acides gras au niveau hépatocytaire, puis au niveau de leur absorption par la barrière intestinale.  Il s’est particulièrement intéressé à  l’étude de la régulation des gènes et des protéines assurant cette fonction (apolipoprotéine A et apolipoprotéine E), comme à l'étude des mécanismes de différenciation des entérocytes, les cellules de la barrière intestinale.

Pathologies rénales  et vasculaires

Henri-Lucien Schmitt a dirigé l’unité 228 “Neuropharmacologie cardiovasculaire” de 1978 à 1990. Ses recherches ont porté à la fois sur les actions  des substances curarisantes et d’agonistes ou d’antagonistes des systèmes gabaergiques sur les structures cardiovasculaires centrales et sur les actions des substances sympathomimétiques et de leurs antagonistes sur la régulation centrale de l’arc baro-réflexe. Il a étudié également les α-adénorécepteurs présynaptiques.

François Alhenc-Gelas a dirigé l’unité 367 "Physiologie et pathologie expérimentale vasculaire" à l’Institut du Fer-à-Moulin à Paris de 1993 à 2004. Il rejoint ensuite le site des Cordeliers pour y diriger l’unité  652 "Physiologie et pharmacologie vasculaire et rénale" de 2005 à 2008. En 2009, il est responsable de l’équipe "Complications vasculaires du diabète" au sein de l’unité 872, dirigée par Wolf Hervé Fridman,  Il étudie les aspects moléculaires et physiologiques des systèmes peptidiques vasomoteurs et de leurs effecteurs cellulaires : les systèmes kallicréine-kinine et rénine-angiotensine. Il a particulièrement développé la notion de variabilité inter-individuelle dans l’activité de ces systèmes et en a étudié les mécanismes.

Affections des maladies oculaires

Francine Behar-Cohen dirige l’unité 598 "Physiopathologies des maladies oculaires : innovations thérapeutiques" de 2004 à 2008 et intègre,  en 2009, une équipe de recherche du centre de recherche des Cordeliers, dirigé par Wolf Hervé Fridman. Ses travaux portent sur le développement de traitements innovants et de méthodes d'administration dans l'œil des médicaments, plus particulièrement pour les maladies de la rétine.

Génétique et génomique

Michel Bouteille a dirigé l’unité 183 “Physiopathologie des organites cellulaires” de 1977 à 1985.  Ses recherches ont concerné la caractérisation, l’isolement et le transfert de matériel génétique (notamment nucléolaire), le rôle du nucléosquelette dans la structure du génome et dans l'expression génétique, l’analyse structurale et fonctionnelle du génome.

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