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Institut Bergonié (CRLCC)

Bordeaux

L’Institut Bergonié est le centre régional de lutte contre le cancer (CRLCC) de Bordeaux et du Sud-Ouest. Il constitue, avec le CHU de Bordeaux, le pôle régional de cancérologie, lié par convention à l’université de Bordeaux. Tous les CRLCC sont des établissements de santé privés d’intérêt collectif (ESPIC), participant au service public hospitalier.

L'Institut Bergonié, comme les autres centres régionaux de lutte contre le cancer, se fonde sur le "modèle Curie". Il se définit ainsi par la continuité entre la recherche fondamentale et les soins. Son originalité vient du rapprochement de chercheurs, de soignants et de patients, permettant d'accélérer la mise à disposition de diagnostics et de traitements nouveaux. Il y a, en France, une vingtaine de CRLCC, membres du groupe Unicancer, dont les missions sont la recherche, l’enseignement, les soins et la prise en charge globale des patients.

À sa création, l'Institut Bergonié était une fondation. Celle-ci doit son nom au professeur Jean-Alban Bergonié (1857-1925), un professeur de physique médicale à la faculté, un des pionniers de la radiobiologie et de la radiothérapie et fondateur des centres de lutte pluridisciplinaires contre le cancer en France. Après la Première Guerre mondiale, en 1922, Jean-Alban Bergonié participe à la mise en place d'une commission du cancer auprès du ministère de l'Hygiène, de l'Assistance et de la Prévoyance sociale. Il pense qu'il est nécessaire de créer en France un réseau de centres avec des spécialistes de différentes disciplines, en mettant à égalité fondamentalistes et cliniciens, alors que, dans l'univers hospitalier, chaque service relevait d'une seule discipline. Avec son ami personnel et politique Paul Strauss, alors ministre de l'Hygiène, de l'Assistance et de la Prévoyance sociale, il met sur pied à Bordeaux le premier centre régional de lutte contre le cancer, inauguré le 12 février 1923 à l'annexe Saint-Raphaël de l'hôpital Saint-André. Le centre est ensuite transféré sur un terrain plus vaste offert à la ville de Bordeaux par monsieur Soulié, situé au 180 de la rue Saint-Genès. Le 14 décembre 1924, Jean-Alban Bergonié assiste, sur une civière, à la pose de la première pierre de la Fondation Bergonié, à la même adresse. Il décèdera quinze jours après l'inauguration du centre.

Au fil des ans, l’Institut Bergonié a poursuivi sa transformation, avec l’amélioration et la création de structures de recherche et de médecine. La politique de structuration de la recherche clinique vise le soutien à la conception, la mise en œuvre et la valorisation des projets de recherche ou d’essais cliniques initiés au sein de l’établissement.

Quelques contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Paul Blanquet a dirigé l’unité 53 "Applications médicales et biologiques des isotopes radioactifs" de 1964 à 1982, dans un bâtiment Inserm de l’université de Bordeaux. Ses travaux portaient notamment sur : l’élaboration de techniques nouvelles en médecine nucléaire, telles que la scintigraphie quantitative et la fluorescence X ; le perfectionnement des méthodes radio-immunologiques ; l’hémocompatibilité des matériaux artificiels.

Jean-François Duplan, a succédé à Paul Blanquet, en 1983, sur le même site. Il dirigera ensuite l’unité 117 "Radiobiologie expérimentale et de cancérologie" de 1983 à 1985 à l’Institut Bergonié. Ses travaux ont porté sur l’utilisation des techniques d’imagerie médicale pour la mise en évidence de cancers. Il a notamment étudié l’effet de radiations et de virus oncogènes sur la formation de tumeurs chez la souris.

Bernard Guillemain succèdera à Jean-François Duplan à la direction de l’unité de 1986 à 1989, pour créer et diriger ensuite l’unité 328 "Retrovirus humain : structure et fonction" de 1990 à 1998. Il a développé des recherches sur les lymphomes liés à des radiations ou à des virus, puis sur les caractéristiques du virus T-lymphotropique humain (HTLV), un cousin du VIH qui induit des leucémies et des lymphomes.

Josy Reiffers a dirigé l’unité Inserm 916 "Validation et identification de nouvelles cibles en oncologie" de 2008 à 2015. Dans cette unité, les équipes étudiaient la génétique des sarcomes, les tumeurs du sein et la résistance à l’hormonothérapie, et les mécanismes moléculaires de la réponse au traitement pour identifier de nouvelles stratégies anti-cancers. Josy Reiffers a également brillamment dirigé l'Institut Bergonié de 2005 à 2015 et présidé la fédération française Unicancer des centres de lutte contre le cancer.

Pierre Soubeyran, hématologiste et professeur en oncologie médicale, lui a succédé et a créé l’unité mixte de recherche " Oncogenèse et identification des cibles en oncologie", unité Inserm 1218/université de Bordeaux en 2016.

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