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Hôpital Trousseau

Paris

Hôpital Armand Trousseau © Photothèque numérique DSPC/AP-HP

Hôpital Armand Trousseau

Avant de devenir le deuxième hôpital d'enfants de la capitale, l'établissement du faubourg Saint-Antoine, futur hôpital Trousseau, avait rempli différents usages. Entre 1674 et 1838, il est l'un des deux hospices pour enfants abandonnés de la capitale. En 1839, après le transfert des enfants assistés dans le nouvel hospice des enfants trouvés de la rue d'Enfer, il est affecté aux malades adultes.

En 1854, il est converti en hôpital d'enfants pour désencombrer l'hôpital des Enfants malades de la rue de Sèvres et pour desservir les quartiers populaires de l'Est de la capitale. Inauguré le 16 mars 1854 par l'empereur Napoléon III et l'impératrice Eugénie, il reçoit le nom d'hôpital Sainte-Eugénie.

1880, il devient l'hôpital Trousseau, en référence à Armand Trousseau (1801-1867), médecin des hôpitaux, dont le nom a été étroitement associé aux pathologies infectieuses.

A l'ère pasteurienne, l'idée s'affirme qu'il faut isoler les malades par pathologie infectieuse, afin de lutter contre la contagion (entre 1882 et 1888, près du tiers des enfants hospitalisés pour rougeole est décédé). La création des services d'isolement à Trousseau s'échelonne sur toute la décennie 1880 (pavillons de la diphtérie, de la scarlatine, de la rougeole). Mais ces mesures d'isolement sont de peu d'effets.

Le vieil hôpital Trousseau est ainsi jugé trop vétuste pour pouvoir être rénové selon les nouveaux préceptes hospitaliers (hygiène et isolement). En 1895, à l'occasion de travaux de voirie autour de la gare de Lyon, l'Assistance publique décide de désaffecter l'hôpital Trousseau. Pour le remplacer, la décision est prise de construire trois établissements : le nouvel hôpital Trousseau sur le même site et les hôpitaux Bretonneau et Hérold dans des quartiers distincts, tous voués à l'hospitalisation infantile

Le nouvel hôpital Trousseau de la rue Michel-Bizot (actuelle avenue Arnold-Netter), conçu par les architectes Maistrasse et Berger, est ouvert en mars 1901 et inauguré le 12 juillet suivant par Emile Loubet, président de la Républiqu

Son architecture pavillonnaire est conforme aux exigences d'isolement qui président au combat contre les maladies infectieuses : au centre de l'hôpital, des pavillons sont dédiés aux principales maladies infectieuses infantiles (rougeole, scarlatine, diphtérie, coqueluche) et un pavillon dit des "douteux" héberge les enfants ne pouvant être classés d'emblée dans une de ces catégories. Tout au fond de l'hôpital, en bordure de la rue des Marguettes, le pavillon de la diphtérie, les communs et le service des morts sont installés. Hôpital de contagieux, Trousseau est aussi, comme les autres hôpitaux pédiatriques, un établissement de proximité qui, grâce à son service de consultations externes, joue un rôle majeur auprès de la population ouvrière du XIIème arrondissement. Très largement sous-dimensionné au moment de sa création, l'hôpital est agrandi dans sa partie sud dans les années 1910-1920.

L'essor sans précédent que connaissent les sciences médicales dans les années 1950 a un impact immédiat sur les maladies infectieuses de l'enfance. Par ailleurs, la réforme hospitalo-universitaire de 1958 modifie en profondeur les structures et le fonctionnement de l'hôpital public. Trousseau connaît une phase importante de constructions : crèche-médecine en 1954, nouveau service de pédiatrie, nouveau service de chirurgie en 1965. Ces nouvelles constructions s'accompagnent d'une modernisation des structures d'accueil.

Conséquence directe de la réforme de 1958, la spécialisation des services hospitaliers s'accélère dans les années 1960. A partir de la pédiatrie générale, des spécialités émergent (hématologie, néphrologie, pneumologie, cardiologie, puis gastro-entérologie). La même évolution s'observe en chirurgie avec la création de trois services (chirurgie viscérale, chirurgie orthopédique et chirurgie maxillo-faciale).

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site 

Croissance et nutrition – Maladies génétiques

Michel Binoux a dirigé l’unité Inserm 142 “Physiologie endocrinienne infantile” de 1975 à 1989 sur le site, puis “Régulation de la croissance” de 1990 à 1997 à ’hôpital Saint-Antoine  à Paris. Yves Le Bouc lui a succédé en 1998. Les travaux du laboratoire ont porté sur les insulin like growth factors (IGFS) et sur leurs protéines de liaison (rôle dans la croissance et la différenciation cellulaire, fonction et modes d'action) qu’il a étudié par transgenèse. Il a également étudié leur relation avec la croissance et la nutrition.

Serge Amselem a dirigé  l’unité 654 “Bases moléculaires et cellulaires des maladies génétiques” de 2005 à 2008 à l’hôpital Henri-Mondor à Créteil, puis l’unité 933 “Physiopathologie des maladies génétiques d'expression pédiatrique” de 2009 à 2016 sur le site de l’hôpital Trousseau. Pour chaque maladie génétique étudiée, a été développé, outre le volet génétique (identification de nouveaux gènes), un volet fonctionnel visant à caractériser les propriétés physiologiques des protéines nouvellement identifiées, et à évaluer les conséquences des anomalies moléculaires détectées chez les patients, tant à l’échelon cellulaire qu’à celui d’un organisme entier.

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