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Hôpital Tenon

Paris

Hôpital Tenon (Paris) © Photothèque numérique DSPC/AP-HP

Hôpital Tenon (Paris)

Initialement dénommé hôpital de Ménilmontant, l’établissement est construit pour répondre aux besoins de la population du Nord-Est de Paris, nombreuse et peu favorisée. Les travaux débutent en 1870, mais sont interrompus par la guerre puis par la Commune, avant de s’achever en 1878.

L’hôpital prend alors le nom de Tenon, en hommage au chirurgien militaire Jacques Tenon, auteur du célèbre mémoire sur les hôpitaux de Paris. A l'image du nouveau Paris hausmannien, son organisation générale, très ordonnancée, cherche à répondre à de nouveaux besoins logistiques et sanitaires : installation de bains, de cabinets d'aisance, de buanderies, d'étuves à désinfection. L’établissement innove également avec son pavillon de varioleux indépendant et sa maternité équipée de chambres individuelles.

Au cours du XXème siècle, plusieurs pavillons annexes sont construits sur le site, afin de répondre aux besoins liés à l’accroissement de la population locale. La capacité passe de 630 lits lors de l’ouverture à 1 400 lits après la Seconde Guerre mondiale. Certaines années, l’hôpital accueille même jusqu’à 1 800 patients, comme en 1955 lors d’une épidémie de grippe.

L’hôpital se dote, en 1972, d’un service de radiothérapie et de physiothérapie, d’une nouvelle maternité en 1975 et d’un centre d’imagerie (IRM, scanner) en 1987. Par ailleurs, un centre inter-hospitalier de tomographie à émission de positons (TEP) est créé en 2000. L’effort de modernisation porte également sur l’amélioration des conditions d’hospitalisation des malades. La plupart des services fait l’objet d’opérations lourdes de reconstruction et d’équipement.

Un nouveau bâtiment de 2 409 m², entièrement dédié à la recherche, est inauguré en 2008 à la place de l’ancienne chaufferie. Il abrite cinq grands programmes de recherche : recherches épidémiologiques en santé périnatale et santé des femmes, urologie, recherche en cancérologie, remodelage et réparation du tissu rénal, imagerie médicale.

Quelques contributions de l’Inserm à la recherche sur le site de l’hôpital Tenon

Naissance de la néphrologie moderne

Gabriel Richet a contribué au progrès des connaissances cliniques, thérapeutiques et physiopathologiques des maladies rénales, dans un premier temps sur le site de l’hôpital Necker, puis, à partir de 1960, à l’hôpital Tenon. Fin 1965, Gabriel Richet et son équipe fondent une grande école de néphrologie à l'hôpital Tenon où chercheurs et cliniciens travaillent ensemble à l’étude de la fonction rénale. Dès 1966, peu après sa création, l'Inserm transforme cette structure en unité de recherche intitulée “Néphrologie normale et pathologique”, entraînant l’arrivée de plusieurs chercheurs. L'unité de recherche Inserm 64 sera dirigée successivement par Gabriel Richet et Raymond Ardaillou.

Les travaux de Gabriel Richet, notamment consacrés à l’identification et au traitement des désordres de l’urémie aiguë par différents types de dialyse, marquent le début de la néphrologie moderne. Une des caractéristiques de cette unité de recherche fut d’être étroitement liée aux services de néphrologie et d’explorations fonctionnelles de l’hôpital Tenon. Cela a grandement facilité les travaux d’investigation clinique et permis que les hypothèses scientifiques, comme les objectifs, soient toujours posés à partir de constatations cliniques.

Raymond Ardaillou succède à Gabriel Richet en 1986. Il poursuit les travaux sur la physiologie et la physiopathologie rénale, sur le contrôle hormonal des fonctions rénales et l’équilibre hydro-électrolytique. Il s’est notamment intéressé aux facteurs de progression de la fibrose rénale dans des modèles expérimentaux d’insuffisance rénale chronique et au rôle du sel dans le développement de l’hypertension artérielle.

En 1998, Pierre Ronco prend la tête de l’unité, qui devient unité 489 “Remodelage et fibrogenèse du tissu rénal”, puis unité 702. Il mène notamment de remarquables travaux sur les maladies rénales immunologiques et est à l’origine de la découverte des mécanismes de la glomérulopathie extramembraneuse, pathologie affectant les glomérules du rein, petites unités qui filtrent le sang et empêchent le passage de l’albumine dans l’urine.

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