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Hôpital Saint-Vincent-de-Paul

Paris

L’histoire de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul remonte au XVIIème siècle, avec la création de l'hospice des Enfants-Trouvés en 1638. Cet hospice a été établi dans les anciens bâtiments édifiés par Gaston duc d'Orléans, pour la congrégation des prêtres de l'Oratoire, ou Oratoriens. Il avait le soin de recueillir et d'élever les enfants abandonnés et, tout particulièrement les nouveau-nés, grâce à la charité des dons et des personnes. Cependant, l’organisation très rudimentaire de cet hospice va donner lieu à des abus : les servantes des dames charitables se lassaient quelquefois de soigner des enfants qui ne les intéressaient pas et s'en débarrassaient, notamment en les vendant, les survivants allant grossir le nombre des vagabonds, des mendiants et des voleurs.

Saint Vincent de Paul (1581-1660) va mettre fin à cette situation de détresse et, notamment, à ce scandale. En  1648, rassemblant les capitaux nécessaires, il fonde l'hospice des Enfants-Assistés, confié à la congrégation des sœurs de la charité et de ses  auxiliaires de santé. D'abord installé près de la Porte Saint-Victor, celui-ci fut transféré par la suite au château de Bicêtre, puis près de Saint-Lazare et, enfin, sur le parvis de Notre-Dame. La reine Marie-Thérèse d'Autriche ayant fondé en 1676 un autre hospice pour les enfants trouvés dans le faubourg Saint-Antoine, les deux établissements furent réunis par le Premier Consul en 1802 et installés dans les bâtiments de l'Oratoire de la rue d'Enfer qu’ils n’ont plus quittés. Les enfants trouvés ou abandonnés et les orphelins pauvres y sont accueillis depuis le premier jour de leur naissance jusqu'à leur douzième année, soignés puis confiés à des nourrices et les plus âgés placés chez des artisans ou des cultivateurs. L'hospice reçoit également les enfants des personnes admises comme malades dans les hôpitaux, ou abandonnés par suite de l'arrestation ou de la condamnation de leurs parents. 

L’hospice de la rue d'Enfer est alors dirigé par l'administration de l'Assistance publique. Il va disposer d'une infirmerie, de médecins et de chirurgiens, chargés de soigner les enfants tombant malades. La vocation médicale de l'hospice s'accentue grâce à certains médecins, comme Joseph Marie-Jules Parrot (à l'hospice de 1867 à 1883), médecin en chef de l'hospice, professeur de clinique infantile et  membre de l'Académie de médecine, qui y développe l'étude des pathologies du premier âge. Grâce à ses travaux, la chaire de clinique des maladies de l'enfance est installée aux Enfants-Assistés le 4 décembre 1879. Cette création est marquée par la mise en place d'une consultation médicale externe. Le même mouvement s'observe en chirurgie : le Dr Edouard Francis Kirmisson (à l'hospice de 1889 à 1898) crée, en 1890, une consultation externe d'orthopédie et obtient l'ouverture d'un pavillon de chirurgie réservé aux malades externes. Sur ce modèle, un pavillon de médecine ouvre en 1897. 

A partir de 1920, les auxiliaires de santé de la congrégation des sœurs de la charité sont peu à peu remplacées par des infirmières et aide soignantes laïques. 

De nouveaux services hospitaliers et des unités Inserm sont implantés au cours des années 1960, particulièrement celle de Charles Chany, directeur d’une des premières unités de recherche en virologie, l’unité 43.

En 2004, la direction de l'AP-HP décide la fermeture de cette institution et ses services sont déplacés vers d'autres établissements, notamment l'hôpital Cochin ou l'hôpital Necker-Enfants malades.

Suite au déménagement, en 2010, des services dédiés aux enfants à l'hôpital Necker-Enfants malades, l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul ne conserve que deux spécialités : la fœtopathologie et l’anatomie pathologique pédiatrique, ainsi que l’Etablissement français du sang.

Contributions de l’Inserm aux recherches sur le site

Infections virales

Charles Chany a dirigé l’unité Inserm 43 “Infections virales“ de 1964 à 1985. Ses recherches ont porté sur  le système interféron dont il a étudié les effets antiviraux et antitumoraux, en même temps que ceux des sels de butyrates ; sur l’effet antitumoral de l'immuno-stimulation coordonnée, associée à l’interféron et au butyrate d'arginine dans les tumeurs greffées et spontanées murines ; sur les protéines de surface .dans les cellules normales et transformées 

Pierre Lebon, après avoir dirigée l’équipe de recherche “Lésions anatomiques dues aux coronavirus analysées en microscopie électronique. Diagnostic rapide à l'aide de sondes génétiques“ au sein de l’unité 43 de virologie, dirigée par Charles Chany, a succédé à celui-ci de 1986 à 1990. Il amené des activités de recherches clinique fondamentale sur les interférons et notamment sur : les interférons placentaires amniotiques humains ;  les effets de l'interféron et d'autres substances sur l'intégration de l'expression des oncogènes ; les interférons liés à des pathologies virales. Il a étudié également les cytomégalovirus responsables d'anomalies graves du système nerveux central et a mis au point une méthode de diagnostic prénatal des infections  à cytomégalovirus responsables d'anomalies graves du système nerveux central

Développement de l’enfant

Edith Farkas a dirigé l’unité 154 “Développement et pathologie du système nerveux et du muscle chez l'enfant” de 1976 à 1984. Elle a étudié : la désafférentation néonatale, c’est-à-dire l'absence des sensations atteignant le cerveau et ses effets sur la maturation du système nerveux ; les anomalies de la maturation du cortex cérébelleux chez le rat ; le développement de l’innervation dopaminergique et noradrénergique du cortex cérébral à l’aide de méthodes immunocytochimiques.

Jean-Claude Job a dirigé l’unité 188 “La croissance” de 1978 à 1991. Il a mené ses recherches sur la somatomédine, un facteur de croissance sécrété par le foie (mais aussi par les reins), qui constitue un médiateur dans l'action de l'hormone de croissance sur les os et sur  le développement de plusieurs fonctions de croissance de l'organisme. Il a étudié notamment le rôle des facteurs hormonaux dans la différenciation cellulaire, la physiopathologie du développement sexuel et le développement de la réceptivité cellulaire aux hormones gonadotropes et gonadiques.

Pierre Bougnères et Christian Boitard ont travaillé en étroite collaboration des années 1999 à 2009 

Pierre Bougnères dirige d’abord l’unité 342 “Pathologie métabolique et hormonale du développement” de  1991 à 2002, puis l’équipe de recherche “Facteurs génétiques en physiopathologie métabolique et de la reproduction” de 2003 à 2009, au sein de l’unité  561 ”Immunologie, génétique et traitement des maladies métaboliques et du diabète” de Christian Boitard,  puis l’unité  986 “Immunologie et génétique du diabète de type 1, génétique multifactorielle en endocrinologie pédiatrique” de 2010 à 2016. Ses travaux ont porté notamment sur la génétique et l’épigénétique du diabète de type 1, et sur les traits métaboliques et endocriniens de la parathormone. Il a également étudié les relations entre obésité et diabète.  

Christian Boitard, après avoir dirigé l’équipe de recherche “Auto-immunité et diabète” de 1998 à 2001, au sein de l’unité ”Pathologie métabolique et hormonale du développement”, dirigée par Pierre Bougnères, crée et dirige l’unité 561 ”Immunologie, génétique et traitement des maladies métaboliques et du diabète” de 2002 à 2009. Les travaux du laboratoire portant sur l’étude du diabète s’articulent autour de deux approches : l’approche génétique, caractérisant aussi bien le diabète de type 1 que le diabète de type 2 et l’approche immunologique, déterminante dans la compréhension du diabète de type 1. 

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