toggle
ICON
Haut de page
Taille du texte
Ajouter au favoris
Imprimer
Envoyer à un ami
Partager

Hôpital Saint-Louis

Paris

Hôpital Saint-Louis (Paris) - Vue extérieure donnant sur l'église et sa cour en 1942 © Assistance Publique - Hôpitaux de Paris / Service des Archives

Hôpital Saint-Louis (Paris) - Vue extérieure donnant sur l'église et sa cour en 1942

Mis à jour le 15 janvier 2019

En 1562, la peste est à l’origine de 68 000 décès à Paris. Cet événement met en lumière les limites du seul hospice présent dans la capitale, l'Hôtel-Dieu, qui ne peut, dans un contexte d'épidémies répétitives, recevoir, isoler et traiter les malades contagieux.

Les terrains de culture entre le vieux chemin de Pantin (rue de la Grange-aux-Belles), le Faubourg du Temple et le chemin de Saint-Maur, situés à cette époque hors Paris, constituent un lieu de choix pour traiter les "empestez", comme on qualifie à l'époque les pestiférés.
L'édification d'une nouvelle "maison de santé" est donc décidée par Henri IV, qui lui donne alors le nom de Saint-Louis, en souvenir de son aïeul Louis IX mort de la peste à Tunis en 1270. La construction s’achève en 1612 et l’établissement ne fonctionne que pendant les périodes d’épidémies.

Mais l'incendie de l'Hôtel-Dieu, en 1773, conduit à l’ouverture permanente de Saint-Louis. Alors que les grandes épidémies disparaissent, l'établissement continue de soigner les malades contagieux, les scorbutiques et les convalescents, puis se spécialise dans le traitement des maladies syphilitiques et des affections cutanées. Il abrite d'ailleurs un musée des moulages, consacré notamment aux maladies de la peau et à la syphilis. Appelé provisoirement à la Révolution hospice du Nord, l'établissement compte plus de 800 lits en 1802 et plus de 1 300 en 1900. En 1948, il gère près de 1 550 lits. Totalement réaménagé grâce à la construction de bâtiments neufs dans les années 1980, le nouvel hôpital Saint-Louis compte 570 lits en 1998.

L’architecture initiale de l’hôpital, conçue par Claude Vellefaux, "Maître maçon-juré ès œuvres de maçonneries du Roy", adopte les principes de "l'hôpital-palais" en vigueur à la Renaissance. Elle est fondée sur les formes de la croix et de la cour. Chaque corps de bâtiment constitue le bras d'une croix et délimite un espace central : une cour carrée ou rectangulaire. Le bâtiment de Saint-Louis est ainsi conçu autour d’un quadrilatère de 120 mètres de côté, entouré d'un chemin de ronde et flanqué en ses angles de grands pavillons (pour les offices), quatre groupes de bâtiments bordant les chemins de ronde, pour les différentes catégories de personnel et les services.

Outre la dermatologie, l’hôpital Saint-Louis devient une référence mondiale au XXème siècle dans les domaines de l’immuno-hématologie et la cancérologie. Il dispose également d’autres savoir-faire reconnus en chirurgie plastique, transplantation d’organes et traitement des grands brûlés.

En 1957, Jean Bernard ouvre et dirige un service d'hématologie à l’hôpital Saint-Louis (1957). En 1965, il obtient les premières rémissions de longue durée et premières guérisons de leucémies aiguës de l’enfant. L’Institut Georges-Hayem qu’il crée et dirige au sein de l’hôpital sera une véritable pépinière de la recherche médicale, donnant naissance aux unités de recherche Inserm de Maxime Seligmann, François Kourilsky, Jean Dausset. Ses autres élèves seront notamment Georges Mathé, Michel Boiron, Jacques Caen.

En 1983, Jean Dausset crée le CEPH (Centre d’étude du polymorphisme humain) sur le site, Les travaux qui y seront menés joueront un rôle majeur dans l’établissement de la carte génétique et physique du génome humain et dans la localisation des gènes des maladies génétiques.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Immuno-hématologie - Génétique 

Jean Dausset créée et dirige le service d’immunologie de l’hôpital Saint-Louis et l’unité Inserm d’immunogénétique de la transplantation humaine de 1968 à 1984. Médecin et chercheur en immunologie et hématologie, il découvre qu’il existe des groupes de globules blancs, comme il existe les groupes déjà bien connus de globules rouges, dits groupes sanguins ; il découvre également que les anticorps anti-globules blancs n'existent pas à l'état naturel, mais apparaissent seulement à l’issue d’une transfusion ou d’une grossesse. Il consacrera toute sa vie à l'étude du complexe majeur d'histocompatibilité de l'homme (HLA, de l'anglais Human Leukocyte Antigen). Ses travaux seront honorés par le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1980.

Laurent Degos, d’abord interne en médecine dans le service de Jean Dausset, lui succèdera à la direction de l’unité en 1985. Il s’est illustré d’abord par ses travaux sur le système HLA, puis sur le traitement des leucémies et, notamment, les leucémies aiguës promyélocytaires, mettant en évidence, en collaboration avec un hématologiste chinois, l’effet spécifique de l’acide tout trans-rétinoïque sur la différentiation des cellules malignes dans ce type de leucémies.

François Kourilsky, médecin et immunologiste, est directeur de l’unité de recherche Inserm sur l’immunologie des tumeurs de 1974 à 1976 à l’hôpital Saint-Louis. Ses travaux concernent l’immunologie des tumeurs. Ensuite, il sera le co-fondateur du centre d’immunologie de Marseille Luminy (CIML). Il y étudie la structure primaire du génome des adénovirus. Il est directeur général du CNRS de 1988 à 1994.

Michel Boiron dirige l’unité Inserm 107 “Virologie des leucémies” de 1974 à 1987. Ses travaux portent sur l’expression moléculaire des virus de leucémies aiguës, sur les interrelations entre rétrovirus et cellules humaines en culture. Il mène également des recherches sur les hybridomes (résultant de l’hybridation de cellules tumorale développée aux dépens de la moelle osseuse et de lymphocytes B) producteurs d’anticorps monoclonaux antiviraux.

Maxime Seligmann, clinicien-chercheur a été chef de service hospitalier et directeur de l’unité de recherche Inserm 108 “Immunochimie et immunopathologie” de 1974 à 1987. Ses travaux concernent l’immunologie et l’immuno-pathologie humaines. Il réalise notamment  des études clinique, immunologique et génomique des maladies du sang qui touchent les lymphocytes (maladies des chaines lourdes). Il caractérise également plusieurs autres affections liées à la prolifération des lymphocytes, notamment les leucémies lymphoïdes chroniques et la leucémie aiguë lymphoblastique. Il a porté l’école d’immunologie française au plus haut rang international.

Jean-Claude Brouet, qui succède à Maxime Seligmann de 1988 à 1991 à la direction de l’unité 108, en  poursuivra et en développera les travaux. Il étudie en particulier la structure primaire des molécules d'immunoglobulines anormales humaines, la régulation de la prolifération et/ou de la différenciation des cellules B et T humaines et  la structure de l'organisation et de l'expression des gènes codant pour les récepteurs spécifiques des cellules B et T. Il étudiera également les proliférations lymphoïdes.

Yves Najean a dirigé l’unité 204 “Cinétique des populations cellulaires en hématologie et en cancérologie” de 1977 à 1984. Ses travaux sont bien connus, qu’il s’agisse des thrombopénies où il a découvert une forme particulière de thrombopénie familiale, des aplasies, des anémies réfractaires et, surtout, des syndromes myéloprolifératifs, avec, en particulier, les polyglobulies. Il a organisé la première conférence de consensus sur la polyglobulie et dirigé un protocole thérapeutique national qui a été la référence pendant 20 ans. Jean-Pierre Abita lui a succédé de 1985 à 1990.

Roland Berger a dirigé l’unité 301 “Génétique cellulaire et moléculaire des leucémies” de 1986 à 1997. Il a mené ses travaux de recherche sur la génétique des remaniements chromosomiques des hémopathies malignes, sur la cartographie génétique, la différenciation hématopoïétique, la biologie moléculaire de la maladie des chaines alpha, l’identification d'auto-antigènes et la caractérisation des gènes correspondants.

Yves Legrand a dirigé l’unité 353 “Protéines adhésives et protéases des cellules vasculaires et sanguines” de 1992 à 1999. Ses recherches ont eu pour axes la biochimie et la pathologie des protéines adhésives et de leurs récep­teurs membranaires, les protéases des cellules vasculaires et sanguines, les récepteurs de protéases.

Dominique Charron a commencé sa carrière à l’Institut biomédical des Cordeliers en tant que directeur  de l’unité 396 “Immunogénétique humaine” de 1994 à 2004, dont les travaux ont porté sur le système HLA, sur HLA et maladies, et sur des études épidémiologique entre ce système et les maladies. Il rejoint l’hôpital Saint-Louis en 2005, pour y diriger l’unité 662  “Réponses immunes : régulation et développement” de 2005 à 2008, unité dont l’intitulé devient ensuite “Hématologie, immunologie, cibles thérapeutiques” et qu’il dirige de 2009 à 2013. Les travaux du laboratoire ont concerné les cibles moléculaires et les voies de signalisation des leucémies, l’immunopathologie et l’immuno-intervention chez l’homme, les cibles thérapeutiques du cancer et le rôle des convertases en cancérogenèse et dans les métastases.

Hôpital Saint-Louis, Paris

Hôpital Saint-Louis, Paris

Armand Bensussan, directeur des unités Inserm 448 puis 659 “Différentiation, interactions, activation et migration des sous-populations lymphocytaires humaines” à l’hôpital Henri-Mondor à Créteil. Il  a rejoint ensuite le site de l’hôpital Saint-Louis en 2014 où il a été directeur de l’unité 976 “Onco-dermatologie, immunologie et cellules souches cutanées” de 2009 à 2016. Biologiste et immunologiste, il consacre ses recherches à l’ensemble des thématiques relevant de l'immuno-dermato-oncologie, l’inflammation chronique cutanée et la régénération tissulaire. Dans le champ de la régénération tissulaire, son laboratoire a travaillé en collaboration avec le centre de traitement des grands brûlés de l’hôpital Saint-Louis, dans l’objectif d’identifier des marqueurs phénotypiques de la cellule souche kératinocytaire, devant permettre d’isoler celle-ci et d’étudier sa différenciation et son interaction avec l’immunité innée. 

François Sigaux, chef du service  d'hématologie biologique, a été directeur de l’unité Inserm 462 “Lymphocyte et cancer” de 1997  à 2004. Ses travaux portent sur l’oncogenèse et la différentiation des cellules lymphoïdes et sur les bases fondamentales de l’immunité anti-tumorale. Il est directeur depuis 2004 de l'Institut universitaire d'hématologie, qui développe des programmes de recherche fédérateurs utilisant des stratégies de biologie cellulaire et moléculaire, de génomique, de bio-expérimentation, d'immunologie et de pharmacologie, en hématologie, cancérologie, transplantation et dermatologie, thèmes d'excellence de l'hôpital Saint-Louis.

Françoise Legrand a dirigé l’unité 553 “Hémostase, endothélium, angiogenèse” de 2001 à 2009. Les recherches du laboratoire étaient centrées sur l’endothélium vasculaire, étudié d’une part pour sa capacité à faire adhérer les plaquettes sanguines et les cellules cancéreuses lors des processus de l’hémostase et de l’onco-hémostase et, d’autre part, pour sa capacité à former de nouveaux vaisseaux (processus d’angiogenèse) et à favoriser l’échappement des cellules cancéreuses et la métastase.

Fabien Calvo, directeur de l’unité de recherche 716  “Cibles moléculaires dans les cancers” de 2005 à 2008, travaille sur l'identification de nouvelles cibles pharmacologiques pour le traitement du cancer. Ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris, il est spécialisé dans l'oncologie-hématologie et la recherche clinique. En 1995, il fonde et dirige un centre d'investigation clinique (CIC) de l'Inserm, qui mène des recherches sur la leucémie myéloïde chronique, le lymphome et le myélome. Il a été également directeur de l’Institut national du cancer de 2008 à 2013 et en 2014, il a rejoint l’Institut Gustave-Roussy, en tant que directeur scientifique du consortium Cancer Core Europe.

Anne Janin dirige l’unité 728 “GvH et GvL : physiopathologie chez l'homme et chez l'animal, incidence et rôle thérapeutique” de 2005 à 2013, puis l’unité 1165 “Cancer et transplantation : physiopathologie et réponse thérapeutique” depuis 2014. Elle travaille sur les réactions du greffon contre l'hôte (Graft-versus-Host Disease ou GvHD) chez l'homme et dans un modèle murin. L’objectif est d’étudier cette GvHD, complication majeure des greffes allogéniques de cellules souches hématopoïétiques, mais qui présente un effet bénéfique anti-tumoral (Graft-versus-Leukemia or Lymphoma ou GvL). De nouveaux protocoles utilisent cet effet GvL pour éradiquer les cellules tumorales, tout en essayant de réduire l’action négative de la GVH par un conditionnement non myélo-ablatif.

Antoine Toubert, d’abord responsable de l’équipe “Immunopathologie et immuno-intervention chez l’homme”, au sein de l’unité mixte Inserm 940, dirigée par Dominique  Charron de 2008 à 2013, est directeur de l’unité mixte Inserm 1160 “Allo-immunité, auto-immunité, transplantation” depuis 2014. Il a développé des travaux consacrés à l’immunologie et l’auto-immunité de la transplantation et, plus récemment, à l’immunité anti-tumorale. Ses recherches portent sur la différenciation et la maturation des effecteurs lymphocytaires T et NK dans un contexte pathologique, allogénique ou auto-immun (maladie de Crohn).

Génétique des maladies multifactorielles et des tumeurs

Marc Lathrop dirige l’unité Inserm 358 “Génétique des maladies humaines” de 1992 à 1995 et Florence Demenais-Diao lui succède de 1996 à 1999. Le laboratoire développe des méthodes statistiques en génétique, étudie les gènes impliqués dans les maladies multi-factorielles (diabète insulino-dépendant, et asthme) et étudie également le clonage de gènes défectueux dans l’ataxie-télangiectasie, maladie génétique de la petite enfance, dont le pronostic vital est engagé et l'espérance de vie diminuée.

Gilles Thomas dirige l’unité 434 “Génétique des tumeurs” de 1995 à 2006, d’abord à l’Institut Curie, puis au CEPH. Les travaux du laboratoire portent sur la dynamique et la pathologie chromosomiques, le  sarcome d’Ewing et le neuroblastome. Ils portent également sur la génétique du cancer colorectal et sur la structure, fonction et stabilité des séquences génomiques remaniées dans des pathologies tumorales humaines.

Christine Chomienne a dirigé l’unité 718 “Granulopoïèse et processus leucémique” de  2005 à 2008. Elle a mené ses recherches sur les contrôles transcriptionnel et post-transcriptionnel de la différenciation myéloïde par les récepteurs nucléaires, sur les gènes cibles et les facteurs de différenciation de la granulopoïèse et sur la plasticité cellulaire.  Elle a dirigé ensuite l’unité 1131 “Hémopathies myéloïdes : cellules souches, modèles précliniques et recherche translationnelle” de  2014 à 2016, avant d’être nommée, en 2016, directrice de la recherche et de l’innovation à l’Institut national du cancer (INCA).

Marco Giovannini a dirigé l’unité 674 "Génomique fonctionnelle des tumeurs solides" de 2005 à 2008 au CEPH. Les thématiques de l’unité de recherche étaient centrées sur des types tumoraux (tumeurs du système nerveux central et périphérique, hépatiques, du système respiratoire) et sur des syndromes de prédisposition génétique aux tumeurs. Avec ses collaborateurs, il a développé une expertise, reconnue, dans la mise au point de modèles expérimentaux cellulaires ou animaux, notamment pour la neurofibromatose de type 2.  Il a publié le premier modèle animal en 1999.

Jessica Zucman-Rossi lui succède de 2009 à 2013, puis l’unité devient l’unité 1162 "Génomique fonctionnelle des tumeurs solides" qu’elle dirige depuis 2014 au CEPH. Elle mène des travaux de recherche sur l’identification et la compréhension du rôle des altérations des gènes dans les tumeurs humaines et, en particulier, les tumeurs hépatiques. Elle a ainsi notamment effectué un travail pionnier sur les altérations de gènes dans les tumeurs bénignes et malignes du foie.

Michel Lanotte a dirigé l’unité 496 “Maturation cellulaire et mort cellulaire programmée” de 1998 à 2004, puis l’unité 685 “Plasticité phénotypique de la cellule tumorale” de 2005 à 2009. Les recherches de l’unité ont porté sur l’action thérapeutique des rétinoïdes dans les leucémies aiguës promyélocytaires : identification et caractérisation de cibles pharmacologiques permettant d’exploiter la plasticité cellulaire, pour obtenir des changements phénotypiques favorables à la réponse des cellules aux rétinoïdes par différenciation, sénescence et/ou apoptose.

Florence Demenais-Diao dirige l’unité 794 “Méthodologie statistique et épidémiologie génétique des maladies multifactorielles” de 2006 à 2008, puis l’unité 946 “Variabilité génétique et maladies humaines” de 2009 à 2016 au CEPH. Son laboratoire s’est engagé dans un programme de recherche qui vise à identifier les gènes et les interactions gènes-environnement qui interviennent dans le déterminisme de maladies multifactorielles, fréquentes dans la population.

Dermatologie

Chef du service de dermatologie et directeur de l’unité de recherche 312 "Pharmacologie cutanée : aspects physiopathologiques et thérapeutiques", Louis Dubertret est spécialisé dans l’étude et le traitement des maladies inflammatoires chroniques de la peau et notamment du psoriasis. Il s’est particulièrement illustré par ses recherches sur la reconstruction de la peau humaine, qui l’ont conduit, en substituant aux techniques de biologie cellulaire in vitro, à mettre au point des modèles ex vivo représentatifs de ce qui se passe chez l’homme. Il a pu ainsi étudier l’action de différents médicaments, développer des techniques de pigmentation ex vivo et reconstruire en culture tridimensionnelle quelques-unes des anomalies impliquées dans la physiopathologie du psoriasis.

Nicole Basset-Seguin a dirigé l’unité 532 "Peau et environnement : réponses normales et pathologiques" de 2000 à 2004. Les recherches du laboratoire ont porté sur la réparation et le remodelage tissulaires, la photodermatologie, la pharmacologie des réactions immuno-inflammatoires cutanées. 

Alain Mauviel a dirigé l’unité 697 “Bases moléculaires de l’homéostasie cutanée : inflammation, réparation, cancer” de 2005 à 2008. Les travaux du laboratoire ont porté sur l’étude des voies de signalisation et d’activation génique TGF b/Smad et NF-kB, ainsi que l’analyse des mécanismes d’activation des caspases, dans des contextes physiopathologiques cutanés : mécanismes moléculaires de ces voies de signalisation, et leurs implications dans des processus physiologiques normaux (cicatrisation, par exemple) et pathologiques, qu’il s’agisse de maladies rares ou de pathologies à forte incidence (mélanome, psoriasis, fibroses cutanées…)

Philippe Leboulch, qui a dirigé l’unité 733 “Thérapie génique hématopoïétique” de 2005 à 2008, a mené l’essentiel de ses recherches sur la thérapie génique des hémoglobinopathies et la correction génique par ciblage de l’ADN. 

Biostatistiques et études cliniques

Sylvie Chevret directrice de l’unité 717 “Biostatistique et épidémiologie clinique” de 2005 à 2013, a centré son travail de recherche biostatistique sur une meilleure planification et analyse des études cliniques autour de la planification, en insistant sur les méthodes d’analyse de la reproductibilité, et sur le calcul d’effectifs de sujets à inclure pour des études complexes et sur l’analyse des données longitudinales recueillies au cours du temps, qu’il s’agisse de données continues et/ou de survies multivariées.  

Génétique et pathologie virale

François Clavel, directeur de l’unité 941 “Génétique des virus et pathogenèse des maladies virales” de 2010 à 2016 a centré les recherches du laboratoire sur l’évolution et l’adaptation du VIH chez les patients infectés et sur les mécanismes et l’évolution de leur résistance aux traitements antirétroviraux. L’unité a également participé à des essais cliniques internationaux ayant pour objectif de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques et de prévention.

Hugues Blaudin De Thé a dirigé l’unité 944 “Pathologie et virologie moléculaire” de 2010 à 2016. Ses travaux ont porté sur  la pathogenèse moléculaire et les relations hôtes-pathogènes. Il a étudié également le contrôle moléculaire de la lymphopoïèse T humaine, la  génétique somatique et l’oncogenèse des leucémies aiguës lymphoblastiques.

Voir Modifier Créer ici
Facebook Twitter Google+ Linkedin Viadeo Delicious StumbleUpon Evernote Scoop it Netvibes