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Hôpital Saint-Lazare

Paris

Façade - © Assistance Publique - Hôpitaux de Paris - Service des archives

Façade

Cet établissement, qui n’existe plus aujourd’hui, est riche d’un long passé. Situé à l'emplacement d’une ancienne maladrerie fondée par les frères hospitaliers de Saint-Ladre (ou Saint-Lazare) au XIIème siècle, l’établissement est alors consacré au soin des lépreux. Au cours du XVIIème siècle, il est confié à Vincent-de-Paul et à la congrégation de la Mission. A cette époque, il accueille des prêtres venus se former à l'évangélisation des campagnes, des ecclésiastiques souhaitant faire retraite, mais aussi des aliénés et des délinquants. L’édifice est à la fois maison religieuse, maison d'aliénés, maison d'arrêt et maison de correction.

Durant la Révolution, le bâtiment est transformé en prison. Ainsi, sous la Terreur, Saint-Lazare connaît ce qu'on appelle la conspiration des prisons, un plan concerté d’élimination physique des prisonniers, avec, au final, 165 exécutions en trois jours pour la seule prison Saint-Lazare. En avril 1811, la prison revient au département de la Seine avant d’être rasée vers 1824, puis reconstruite par l'architecte Baltard pour accueillir, outre une prison pour femmes, une infirmerie pour celles atteintes de maladies vénériennes. Le nouvel ensemble prend alors le nom "d’infirmerie spéciale" en 1834.

Vers 1857, la prison Saint-Lazare, placée sous l'administration de la Préfecture de police, renferme environ 1 300 détenues. Elle est divisée en trois sections : la première reçoit les prévenues et condamnées, la seconde est à la fois un lieu de punition et un hôpital pour les prostituées, tandis que la troisième est affectée aux jeunes filles retirées à leurs parents pour carence éducative sévère. La prison est définitivement fermée en 1927, puis démolie en 1935.

L’établissement devient, vers 1930, la "maison de santé Saint-Lazare" et continue de fonctionner comme lieu de soins pour femmes jusqu'en 1955. La préfecture de Police cède ensuite une partie de ses lits à l'Assistance publique et l'hôpital Saint-Lazare devient un service de l'hôpital Lariboisière. En 1961, la préfecture cesse définitivement d'administrer l'hôpital, qui dépend alors de l'Assistance publique. Il devient l'hôpital Saint-Lazare et est intégré au groupe hospitalier Lariboisière - Fernand-Widal - Saint-Lazare.

L'hôpital Saint-Lazare ferme définitivement en 1998, avant d’être restitué à la Ville de Paris qui en est propriétaire. Il ne comportait alors plus que 55 lits.

Contributions de l’Inserm à la recherche à l’hôpital Saint-Lazare

Maladies digestives, diabète et nutrition

Présente sur le site de l’hôpital, l’unité de recherche Inserm 54 "Physiopathologie de la digestion" est dirigée par Jean-Jacques Bernier de 1965 à 1983. Les études menées dans l’unité sont essentiellement consacrés aux maladies digestives, surtout intestinales, avec l’objectif d’en comprendre les mécanismes et ceux de leurs symptômes. Les premiers travaux de Jean-Jacques Bernier, clinicien et chercheur, ont porté sur la physiopathologie de la rectocolite hémorragique et sur la physiologie de l’absorption des glucides et des électrolytes dans l’intestin grêle, ainsi que sur l’effet des hormones digestives sur cette absorption et sur les malabsorptions intestinales des nutriments. Il met au point des méthodes d’étude de la vidange gastrique au cours de la digestion chez l’homme, méthodes dont les développements ont permis d’établir les bases de l’intégration des fonctions digestives humaines dans les années 1970. En 1980, l’équipe de Jean-Jacques Bernier met notamment au point des tests de détection des pertes de protéines dans l’intestin.

Jean-Claude Rambaud lui succède en 1984. Puis l’unité 54 fusionne, en 1986, avec l’unité Inserm 83 "Diabète et nutrition chez l’enfant", qu’avait dirigée Henri Lestradet puis Jehan-François Desjeux à l’hôpital Hérold à Paris, pour former une nouvelle unité, l’unité 290 "Fonctions intestinales, diabète et nutrition", dirigée par Jehan-François Desjeux et qui s’installe à l’hôpital Saint-Lazare.
L’unité de Jehan-François Desjeux, qui avait succédé à Henri Lestradet en 1983 à l’hôpital Hérold, emménage à l’hôpital Saint-Lazare en 1986. Les intitulés de cette unité, devenue unité 290 et qu’il dirige jusqu’en 1998, seront successivement “Fonctions intestinales, diabète et nutrition”, puis “Fonctions intestinales, métabolisme et nutrition”. Avec ses collaborateurs, Jehan-François Desjeux a consacré sa carrière à l’étude de la diarrhée aiguë et de la malnutrition sévère des enfants, apportant des contributions majeures dans le traitement de la diarrhée par la réhydratation par voie orale et celui de la malnutrition sévère par des aliments prêts à l'emploi, deux traitements parmi les plus utilisés dans le monde depuis.

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