toggle
ICON
Haut de page
Taille du texte
Ajouter au favoris
Imprimer
Envoyer à un ami
Partager

Hôpital Rangueil

Toulouse

L’hôpital Rangueil fait partie du CHU de Toulouse et est situé dans le sud de Toulouse, sur la rive droite de la Garonne.

En 1959, le doyen Guy Lazorthes soumet au conseil de la faculté de médecine et à la commission administrative un rapport dans lequel la construction d’un nouvel hôpital et d’une nouvelle faculté de médecine, liés l’un à l’autre, est présentée comme indispensable pour faire face à la progression croissante des besoins sanitaires et du nombre d’étudiants en médecine. La structure proposée satisfait à la réforme initiée par Robert Debré en 1958 : association de locaux à vocation hospitalière, universitaire et de recherche dans un même ensemble architectural.

Le nouvel établissement va être édifié sur un terrain de 35 hectares dans le quartier de Rangueil par les architectes Paul Desnoyers et Noël Le Maresquier. Les bâtiments seront construits entre 1970 et 1974. L’édification verticale de ce nouveau complexe hospitalier s’oppose à la structure pavillonnaire de l’hôpital Purpan, jugée à l’époque dépassée. L’accueil des premiers malades a lieu en mai 1975 dans le service de neurologie. Madame Simone Veil, ministre de la Santé et de la Sécurité sociale, inaugure l’établissement le 27 octobre 1975, en présence de Pierre Baudis, maire de Toulouse.

Le site de l'hôpital Rangueil, appelé parfois CHU Rangueil, accueille des structures spécifiques, comme l'unité de transplantation d'organes, l'institut de médecine et physiologie spatiales, ainsi que des unités de recherche de l'Inserm et du CNRS, unités mixtes associées avec l’université de Toulouse.

A proximité de l’hôpital Rangueil, l’institut universitaire du cancer de Toulouse-Oncopole a été inauguré en 2014; il est situé sur l’ancien site de l’explosion de l’usine AZF survenue en 2001. Cet institut réunit l’institut Claudius-Régaud (centre de lutte contre le cancer), plusieurs services d’oncologie du CHU de Toulouse et le centre de recherche en cancérologie de Toulouse, qui accueille des équipes de recherche fondamentale.

Contributions de l’Inserm sur le site

Physiopathologie du rein – Pathologies rénales

Jean-Michel Suc a dirigé l’unité 133 "Biologie, pathologie et pharmacologie de la microcirculation rénale" de 1974 à 1985. Cette unité, initialement implantée à l’hôpital Purpan a ensuite été déplacée à l’hôpital Rangueil. Les travaux de Jean-Michel Suc ont porté sur les néphropathies expérimentales et humaines, pour viser à comprendre les mécanismes cellulaires et immunologiques mis en jeu et sur le système kinine-kallicréine et la fonction anti-hypertensive du rein.

Yves Manuel lui a succédé à la direction de l’unité 133, qui s’est alors intitulée "Physiopathologie et toxicologie rénale" de 1986 à 1989. Les axes de recherche de l’unité ont été: l’immunologie et l’immunomorphologie des néphropathies expérimentales et humaines; le système kinine-kallicréine et la fonction antihypertensive du rein; le rôle biologique du tétrapeptide libéré par la cystatine C dans la réponse immunitaire.

Jean-Pierre Girolami sera le successeur d’Yves Manuel à la direction de l’unité133, devenue "Physiologie et pathologies rénales", de 1990 à 1992. Ses travaux concerneront notamment: l’étude immunologique des néphropathies expérimentales et humaines et l’immunolocalisation de constituants de systèmes enzymatiques rénaux; le système kallicréine-kinine rénal (modulation de sa sécrétion et mécanisme d'action rénale de la bradykinine).

Gastroentérologie - Cancérologie

André Ribet a dirigé l’unité 151 "Biologie et pathologie digestives" de 1975 à 1987. Ses recherches ont porté sur la physiopathologie, la cytophysiologie et la biochimie du pancréas normal et cancéreux. Elles ont également porté sur l’étude des mécanismes d'adaptation enzymatique au cours de l’insuffisance pancréatique exocrine et du vieillissement.

Nicole Vaysse lui a succédé à la direction de l’unité de 1988 à 2000 et a poursuivi et développé ses travaux sur le pancréas, notamment pour explorer le fonctionnement des récepteurs pancréatiques de la somatostatine et de la cholécystokinine/gastrine. Elle a également étudié la régulation hormonale du cancer pancréatique humain.

L’unité est ensuite devenue l’unité 531"Biologie et pathologie digestives", dirigée par Lucien Pradayrol de 2000 à 2006. Le laboratoire a poursuivi les travaux sur les mécanismes d’action des récepteurs de la somatostatine et leur implication dans le cancer du pancréas. Il a également étudié la structure, dynamique et la fonction des récepteurs cholécystokinine et de la gastrine et la thérapie génique du cancer pancréatique et du carcinome hépatocellulaire.

Maladies métaboliques et cardiovasculaires – Obésité

Max Lafontan a dirigé l’unité 317 "Régulation adrénergique et adaptations métaboliques" de 1988 à 2003. Ses recherches ont porté sur le métabolisme des tissus adipeux et de l’obésité. Il a étudié la régulation adrénergique de la lipolyse et du métabolisme de la cellule adipeuse et la lipomobilisation, dans ses aspects physiopathologiques et pharmacologiques. Il a découvert le rôle original des peptides natriurétiques auriculaires dans le contrôle de la lipolyse.

Dominique Langin a succédé à Max Lafontan pour diriger l’unité 586 "Obésités" de 2003 à 2008. Il a étudié les mécanismes de lipolyse des tissus adipeux et du muscle squelettique, dans la perspective de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques pour soigner les désordres métaboliques, fréquemment associés à l’obésité.

Francis Bayard a dirigé l’unité 397"Endocrinologie et communication cellulaire" de 1994 à 2003. Il a étudié l’effet des œstrogènes et des anti-œstrogènes sur la paroi vasculaire et l’athérosclérose et la communication des cellules de la paroi vasculaire normale et athéromateuse. Il a également exploré les mécanismes moléculaires de l’expression des facteurs de prolifération des fibroblastes.

Robert Salvayre a dirigé l’unité 466"Régulations cellulaires, lipidoses et athérosclérose" de 1997 à 2007. Il a étudié les mécanismes de l’athérosclérose impliquant le métabolisme des lipides et le système immunitaire.

Angelo Parini a dirigé l’unité 388 "Pharmacologie moléculaire et physiopathologie rénale" de 1994 à 2006, devenue l’unité 858 "Médecine moléculaire" qu’il a dirigée de 2008 à 2010, puis l’unité mixte de recherche Inserm 1048/université de Toulouse "Maladies métaboliques et cardiovasculaires", de 2011 à 2016 L'activité de recherche était centrée sur trois axes principaux : l'axe tissu adipeux, obésité et diabète, l'axe thrombose, athérosclérose et vaisseaux et l'axe cœur et rein.

Anne-Catherine Prats a dirigé l’unité 589 "Hormones, facteurs de croissance et physiopathologie vasculaire" de 2003 à 2006. Les travaux de l’unité ont porté sur œstradiol, facteurs de croissance et athérosclérose et tout particulièrement sur le contrôle traductionnel de l’expression des gènes et la thérapie génique et cellulaire des pathologies cardiovasculaires. Elle a ensuite été directrice adjointe de l’unité Inserm 858 "Médecine moléculaire", dirigée par Angelo Parini, de 2007 à 2010. Elle est désormais co-responsable, avec Barbara Garmy-Susini, de l'équipe de recherche "Régulations moléculaires des facteurs lymphangiogéniques dans les pathologies vasculaires" au sein de l’unité mixte Inserm 1048, institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires, dirigé par Angelo Parini, sur le site, depuis 2016.

Cancérologie - Thérapeutiques

Jean-Jacques Fournie dirige depuis 2011 l’unité mixte de recherche Inserm 1037/université de Toulouse/équipes du CNRS au sein du centre de recherche en cancérologie de Toulouse, situé à l’oncopole de Toulouse. Les axes de recherche du centre sont: biologie moléculaire et génétique de la cellule tumorale, microenvironnement des tumeurs, hématologie et immunologie de la cellule tumorale, thérapeutique expérimentale.

Daniel Fourmy dirige l’unité 1226 "Réceptologie et ciblage thérapeutique en cancérologie" depuis 2016. Ses travaux portent sur les tumeurs endocrines surexprimant des récepteurs couplés aux protéines G et, notamment, sur la pharmacologie moléculaire et structurale de ces récepteurs. Il développe une stratégie thérapeutique anti-tumorale appelée nanothérapie ciblée par hyperthermie magnétique. Celle-ci est basée sur l’emploi de gastrine greffée à la surface de nanoparticules

Régénération tissulaire

Louis Casteilla a dirigé l’unité 1031 "Stromalab" de 2011 à 2016. Son objectif est de comprendre les mécanismes de régénération tissulaire, impliquant les cellules souches stromales mésenchymateuses, dans le contrôle de l’homéostasie tissulaire et des processus de réparation et régénération.

Voir Modifier Créer ici
Facebook Twitter Google+ Linkedin Viadeo Delicious StumbleUpon Evernote Scoop it Netvibes