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Hôpital Purpan

Toulouse

Les hôpitaux historiques de Toulouse sont l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques datant du XIIème siècle et l’hôpital de La Grave datant du XVIème, situés tous deux sur la rive gauche de la Garonne. L'Hôtel-Dieu Saint-Jacques est devenu le plus grand hôpital toulousain à la suite de ses nombreux agrandissements aux XVIIème et XVIIIème siècles. Les derniers malades ont quitté les bâtiments en 1987 et il héberge aujourd'hui le centre administratif du CHU de Toulouse.

L'hôpital de La Grave fut également un grand établissement hospitalier et la principale maternité de Toulouse durant une grande partie du XXème siècle, avant que soit créé le site de l’hôpital Rangueil. L’hôpital de la Grave n’accueille maintenant plus de patients hospitalisés. Ces deux hôpitaux ont été classés au titre des monuments historiques en 1988.

L’hôpital Purpan est situé au nord-ouest de Toulouse, sur la rive gauche de la Garonne. Sa construction date de la première moitié du XXème siècle, les capacités d’hospitalisation de l’Hôtel-Dieu et de La Grave étant devenues insuffisantes. En 1906, un projet de construction d’un hôpital suburbain au nord-ouest de la ville est déposé. L'hôpital portera le nom de Purpan, en mémoire de Pons-François Purpan, maître en chirurgie et régent de la faculté de médecine de Toulouse en 1639.

Les travaux débutent en 1911 et seront interrompus durant la Première Guerre mondiale. Les pavillons déjà édifiés sont réquisitionnés par le service de santé de l’armée. Les travaux reprennent en 1923 et la plupart des pavillons sont terminés et aménagés en 1939. L’établissement a été conçu par l’architecte Barthélémy Guitard et finalisé par l’architecte Jean Valette. La disposition des bâtiments, objet de curiosité pour l’époque, a été déterminée en fonction des vents qui balaient le plateau. Cet aménagement permet aux pavillons de bénéficier d’une bonne aération, les plaçant ainsi dans les meilleures conditions d’hygiène et de salubrité. Le système de couloirs souterrains qui dessert tous les pavillons est également une innovation. Le personnel soignant pouvait se déplacer par un petit chemin de fer électrique longeant les 2,5 km de couloirs souterrains, avec station à chaque pavillon.

L'inauguration officielle eut lieu en 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que l’hôpital était réquisitionné par les autorités militaires françaises. A partir de 1960, l’hôpital Purpan voit son harmonie architecturale se transformer, avec la construction de nouveaux bâtiments, indispensables pour assumer l’évolution croissante des techniques de soins et d’exploration.

Le site de Purpan, parfois appelé CHU Purpan, regroupe plusieurs hôpitaux : hôpital Purpan, hôpital Pierre-Paul Riquet, hôpital des Enfants, hôpital Paule-de-Viguier, nouvel hôpital de psychiatrie, hôpital Garonne, Villa Ancely, hôpital Casselardit et urgences-réanimation-médecines. L’établissement est également un pôle de recherche accueillant des unités de l’Inserm et du CNRS, qui sont maintenant des unités mixtes de recherche associées avec l’université de Toulouse.

Contributions de l’Inserm sur le site

Environnement - Polluants atmosphériques

Pierre Bourbon a dirigé l’unité  57 "Pollution atmosphérique" (1966-1986). Les travaux du laboratoire ont concerné les approches physico-chimiques des principaux polluants atmosphériques, agricoles et industriels, et la mise en évidence de l’impact de ces polluants sur l’organisme.

Biochimie des lipides

Louis Douste-Blazy a dirigé l’unité 101 "Biochimie des lipides" de 1971 à 1985. Il a développé de grands axes de recherche sur les phospholipases, la signalisation cellulaire, les sphingolipides et les lipoprotéines, ainsi que sur l’implication de ces molécules dans des états physiopathologiques.

Hugues Chap lui a succédé à la direction de l’unité 101 de 1986 à 1990, puis a créé et dirigé l’unité 326 "Phospholipides membranaires, signalisation cellulaire et lipoprotéines" de 1990 à 2002. Il s’est intéressé aux lipides membranaires et à leur métabolisme impliquant les phospholipases et les médiateurs lipidiques.

Gynéco-obstétrique

Georges Pontonnier a dirigé l’unité 168 "Physiologie obstétricale et pharmacologie périnatale. Endocrinologie de la reproduction et du développement" de 1977 à 1989. Ses travaux ont porté sur la physiopathologie de la grossesse, sur la mise au point d'un système électronique de surveillance automatique de l'accouchement et sur les mécanismes moléculaires de l'ovo-implantation (sites de liaison des estrogènes, des anti-estrogènes et de la progestérone).

Imagerie médicale – Technologies biomédicales

Jean-Pierre Marc-Vergnes a dirigé l’unité 230 "Hémodynamique et énergétique cérébrales" de 1978 à 1995. Avec ses collaborateurs, il a étudié les moyens d’exploration de la circulation cérébrale à l’aide de radiotraceurs, de l’angiographie et de la tomographie, comme le rôle des facteurs humoraux et mécaniques dans le contrôle de cette circulation. Il a étudié également les mécanismes et les conséquences de l’ischémie cérébrale.

Jean-Pierre Morucci a dirigé l’unité 305 "Recherche et transfert industriel en technologie biomédicale" de 1987 à 1999. Son unité a axé ses recherches sur plusieurs aspects du génie biologique et médical, non seulement, en biomécanique, sur les bio-réactifs, mais également en échographie, en imagerie par résonance magnétique (IRM), ainsi que sur les méthodes d’imagerie interventionnelle.

François Chollet a dirigé l’unité 455 "Dynamique adaptative du cerveau humain. Activation cérébrale, langage et motricité" de 1996 à 2007. Les travaux du laboratoire ont porté sur les bases fondamentales de l’activité cérébrale et, plus particulièrement, dans son approche physiopathologique de la motricité.

Pierre Celsis a dirigé l’unité 825 " Imagerie cérébrale et handicaps neurologiques" de 2007 à 2015. Avec ses collaborateurs, il a développé des techniques de neuro-imagerie fonctionnelle clinique tout particulièrement dans le champ des handicaps neurologiques.

Pierre Payoux lui succède et l’unité devient l’unité mixte de recherche Inserm 1214/université de Toulouse "Neuro-imagerie" qu’il dirige depuis 2016. Son objectif est d’étudier le cerveau humain et les principales pathologies qui l'affectent. Des recherches sont notamment menées sur le développement de nouveaux outils de neuro-imagerie et l’utilisation des outils et techniques de stimulations cérébrales promouvant la plasticité cérébrale post-lésionnelle.

Immuno-génétique – Pathologies associées

Jean-Jacques Conte a dirigé l’unité 269 "Immunopathologie rénale et immunopharmacologie" de 1984 à 1986. Avec ses collaborateurs, ses recherches ont porté notamment sur les glomérulonéphrites à complexes immuns, sur l’activation du système du complément et son rôle dans le développement de ces pathologies. Plus largement, il a étudié l’ADN plasmatique en pathologies humaines et expérimentale.

Gilbert Fournie lui a succédé  à la direction de l’unité de 1987 à 1988. Il a poursuivi les recherches entamées par le laboratoire, s’attachant plus particulièrement à celles qu’il avait mené en son sein, en tant que responsable d’une équipe, sur l’ADN plasmatique en pathologies humaines et expérimentales (maladies auto-immunes, glomérulonéphrites, hémodialyse, affections vasculaires).

Philippe Druet a dirigé l’unité de recherche Inserm 28 "Pathologies rénale et vasculaire " de 1986 à 1995, à l’hôpital Broussais à Paris, puis à l’hôpital Purpan de 1996 à 2000, l’intitulé de l’unité devenant "Autoimmunité normale et pathologique ". Ses travaux ont porté sur les mécanismes immunologiques responsables de néphropathies, notamment celles associées à certaines maladies auto-immunes induites par des agents chimiques.

Jean Ducos a dirigé l’unité 100 "Immunologie et cytogénétique" de 1973 à 1984. Son laboratoire a réalisé les explorations immunologiques, cytochimiques et cytogénétiques de sujets atteints d’affections malignes ou appartenant à des groupes à risques leucémiques élevés, notamment en étudiant l’expression des antigènes du système HLA.

Anne Cambon-Thomsen lui a succédé et l’intitulé de l’unité 100 est devenu "Immunologie et immunogénétique humaine" de 1985-1991. Elle a travaillé sur des thématiques de recherche en immunogénétique, le système HLA, la transplantation et la diversité de la population humaine.

Claude De Préval lui a succédé à la direction de l’unité 100 de 1992 à 1993, puis a créé et dirigé l’unité 395 "Réponse immunitaire et complexe majeur d'histocompatibilité" de 1994 à 1998. Il a étudié les relations structure-fonction des molécules de classe ll du complexe majeur d’histocompatibilité et a mis en place un ensemble d'analyses de la réponse immunitaire dans plusieurs modèles d’intérêt clinique. 

Au décès brutal de Claude De Préval, Christian Davrinche prend la direction de l’unité de 1999 à 2002. Il poursuivra les travaux sur l’étude des relations structure-fonction des molécules du système HLA et étudiera la réponse immunitaire T contre le cytomégalovirus.

Guy Serre dirige l’unité 1056 "Différenciation épithéliale et auto-immunité rhumatoïde" depuis 2011. Son unité s’intéresse à la peau humaine et plus particulièrement à l’épiderme et aux nombreuses maladies qui l’affectent (dermatite atopique, psoriasis,…). Il étudie également les mécanismes auto-immuns de la polyarthrite rhumatoïde, un rhumatisme inflammatoire chronique évolutif fréquent et souvent grave.

Gastroentérologie – Hépatologie

Nathalie Vergnolle dirige l’unité mixte de recherche Inserm 1220/INRA 1416/université de Toulouse "Recherche en santé digestive" depuis 2016. Les travaux de ce groupe visent à améliorer la compréhension de la physiologie du tractus digestif, en abordant les principales fonctions de l'intestin et du foie. Il s’agit notamment d’étudier la biologie des fonctions épithéliales: sécrétion, absorption, fonction de barrière et auto-renouvellement.

Physiopathologie

Georges Delsol a dirigé l’unité de recherche mixte Inserm 563/université Paul-Sabatier "Physiopathologie" de 2002 à 2006, unité intégrée dans le centre du même nom, dirigé ensuite par Bertrand Perret de 2007 à 2010. Les recherches ont porté sur cancérogenèse, immunopathologie, médiateurs lipidiques et génétique/thérapie génique, en visant un continuum depuis la recherche fondamentale jusqu’à la recherche clinique.

Roland Liblau a pris la direction de ce centre de 2011 à 2016, intégrant l’unité mixte de recherche Inserm 1043/université Paul-Sabatier/CNRS 5282 "Physiopathologie". Ses travaux sont centrés sur trois axes disciplinaires, l'immunologie, l'inflammation et les maladies infectieuses, couvrant un large spectre d’intérêts, de la recherche fondamentale au développement de programmes de recherche clinique et d’essais thérapeutiques.

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