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Hôpital Laënnec

Paris

L’hôpital Laennec, hôpital parisien situé rue de Sèvres, dans le VIIème arrondissement et aujourd’hui disparu, était à l’origine un hospice des incurables. Fondé en 1637, grâce aux donations de l’abbé Joulet de Chatillon et du cardinal de La Rochefoucauld (grand aumônier du roi), cet hospice était destiné à recueillir les malades trop vieux ou trop pauvres pour être reçus ailleurs.

En 1658, celui-ci dispose déjà de 108 lits qui atteindront le chiffre de 370 en 1788. On trouve, dans sa chapelle, les sépultures du cardinal de La Rochefoucauld et de plusieurs membres de la famille Turgot, dont Jacques Turgot, qui fut ministre de Louis XVI. Bossuet y prêcha du haut de la chaire.

Dans son Mémoire sur les hôpitaux de Paris, Jacques Tenon, en 1788, donne une description de l’hospice des incurables : “ce sont deux bâtiments disposés en croix, séparés par la chapelle, l’un pour les hommes et l’autre pour les femmes”. Mais la Révolution de 1789 entraînera de très grands bouleversements dans les hôpitaux.

En 1801, l’hospice est réservé aux seules femmes et, en 1878, il est rebaptisé hôpital Laënnec, du nom de René-Théophile-Marie-Hyacinthe Laennec (1781-1826), un médecin français, qui mit au point le diagnostic médical par auscultation et inventa le stéthoscope.

Au cours des années 1990, l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), souhaitant s’adapter aux conditions de l’exercice de la médecine moderne, décide de mettre en vente plusieurs de ses sites parisiens, dont l’hôpital Laennec, pour financer la construction de l’hôpital européen Georges-Pompidou, au sein duquel différents services sont regroupés. Les services hospitaliers et les laboratoires quitteront définitivement ce site en décembre 2000.

Orienté en grande partie vers la tuberculose, l’hôpital Laënnec a été le siège de nombreux travaux sur les pathologies pulmonaires et contribuera aux progrès thérapeutiques et préventifs actuels.

Contribution de l’Inserm sur le site

Affections pulmonaires et maladies infectieuses

Directeur de l’unité de recherche Inserm 214 “Défenses antixéniques du poumon”, Jacques Chrétien, grand clinicien-chercheur, s’est penché sur les grands domaines de la pneumologie, notamment la pneumo-phtisiologie. Il a contribué à l’étude anatomopathologique, clinique et épidémiologique de la tuberculose, ainsi qu’à son traitement par les antituberculeux. Il s’est également consacré à l’étude des conséquences de la pollution de l’air au niveau pulmonaire, ce qui l’a conduit à s’intéresser aux mécanismes de défense du système respiratoire. Avec ses collaborateurs, il a mené des travaux sur l’immunité cellulaire du poumon profond et a ainsi mis au point la technique du lavage broncho-alvéolaire comme moyen d'exploration du poumon profond, thème privilégié de recherche de l'unité qu’il a dirigée de 1977 à 1989.

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