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Hôpital Hérold

Paris

La démolition de l'ancien hôpital Trousseau en 1895 conduit l'administration à édifier dans des quartiers distincts de la capitale trois nouveaux hôpitaux d'enfants capables de poursuivre l'œuvre de l'établissement désaffecté. Hérold est l'un de ces établissements nouveaux voués à l'hospitalisation infantile. Il s'installe en 1900 place du Danube dans le XIXème arrondissement, dans des baraquements construits en 1892 pour abriter 100 lits d'adultes atteints du choléra.

Ce service de médecine générale reçoit successivement les noms d'hôpital de la place du Danube, d'hôpital de réserve, et, enfin d'hôpital Hérold en 1893. Et ce, en hommage à Ferdinand Hérold (1828-1882), docteur en droit, avocat de 1854 à 1871 au Conseil d'État, secrétaire général du ministère de la Justice en 1871, puis ministre de l'Intérieur par intérim d'avril 1871 à août 1872 ; il est préfet de la Seine de janvier 1879 jusqu'à sa mort le 1er janvier 1882.

Dès 1902, les baraquements de l'hôpital temporaire disparaissent et font place à de nouveaux pavillons où sont soignés 251 enfants en 1848, 228 en 1909. Ses capacités d'accueil ne cessent de croître puisqu'en1960.

L'année suivante, l'établissement ferme ses portes, tandis que ses services sont transférés vers le nouvel hôpital d'enfants Robert-Debré. Le site est transformé dans les années qui suivent en lycée technique, le lycée Diderot.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

De nombreuses personnalités de l’Inserm ont travaillé à l’hôpital Hérold. Ainsi, en 1947, c’est sur ce site que Marcel Bessis et Jean Bernard obtiennent la première rémission d’une leucémie aiguë.

Diabète et nutrition de l’enfant

Henri Lestradet crée et dirige l’unité de recherche Inserm 83 “Diabète et nutrition chez l’enfant” de 1968 à 1982. Ses travaux portent sur l’étude des génotypes HLA dans le diabète insulino-dépendant et sur la corrélation entre ces génotypes, l’infection virale et la réponse immunologique au début de ce diabète juvénile. Il étudie également la croissance staturo-pondérale de l’enfant diabétique, les rythmes circadiens métaboliques de l'enfant obèse et les mécanismes de l'absorption intestinale dans les anoma¬lies de cette absorption chez l'enfant.

Jehan-François Desjeux lui succède de 1983 à 1985 sur le site, mais l’unité emménage à l’hôpital Saint-Lazare en 1986. Les intitulés de cette unité, issue de la fusion des unités 83 et 54 et devenue unité 290, qu’il dirige jusqu’en 1998, seront successivement “Fonctions intestinales, diabète et nutrition”, puis “Fonctions intestinales, métabolisme et nutrition”. Il poursuit et élargit les travaux de son prédécesseur, Henri Lestradet, en menant, chez l’enfant, ses recherches sur le diabète et le métabolisme glucidique. En outre, avec ses collaborateurs, il se consacrera à l’étude et au traitement de la diarrhée aiguë et de la malnutrition.

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