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Hôpital Foch

Suresnes

La construction de l’hôpital Foch est issue d’un projet franco-américain mené dès 1926 par Justin Godart, alors ministre de la Santé et Bernard Flursheim, citoyen américain qui avait eu la charge, après la Première Guerre mondiale, de réorganiser la Croix-Rouge américaine et de répartir les très importantes aides attribuées à l’Europe par les États-Unis. Les deux partenaires envisagent d’édifier, dans la région parisienne, une clinique réservée aux classes moyennes, à l’exemple d’un établissement existant à Boston. Une fondation est alors créée, afin d’en assurer la construction et la gestion, baptisée Fondation franco-américaine du Mont-Valérien (dite Fondation Maréchal Foch). Entre 1932 et 1937, un hôpital doté de 350 chambres individuelles et une école d’infirmières sont construits.

Pendant la guerre, l’établissement est réquisitionné successivement par le service de santé des armées françaises, le service de santé allemand puis par l’Assistance publique. Entre 1949 et 1995, la gestion de l’établissement est confiée à la caisse de prévoyance de la SNCF et la capacité de l’hôpital s’accroît pour atteindre 890 lits au cours de la décennie 1970-1980. En 1996, l’hôpital est repris par la Fondation franco-américaine Maréchal Foch qui a constitué, conjointement avec le Conseil général des Hauts-de-Seine et la ville de Suresnes, une association pour en assurer la gestion.

Aujourd’hui, l’hôpital Foch, situé dans le centre de Suresnes, est l’un des plus importants hôpitaux privés d’intérêt collectif d’Île-de-France, dont les activités couvrent une importante partie du champ médical et chirurgical de l’adulte.
Il a le label de centre de recherche clinique, l’objectif de ces centres étant de contribuer à faciliter l’émergence de projets de recherche clinique et à renforcer la présence de personnels formés à la recherche clinique auprès des investigateurs cliniciens.

Quelques contributions de l’Inserm à la recherche à l’hôpital Foch

Maladies rénales et transplantation

A l’hôpital Foch, Marcel Legrain dirige, de 1963 à 1976, l’unité de recherche Inserm 27 de pathologie rénale, qui compte deux laboratoires, l’un à Suresnes et l’autre à la Pitié-Salpêtrière. L’unité est à l’origine d’importants travaux sur la physiopathologie de l’insuffisance rénale aiguë, et sur la physiopathologique de l’hypertension artérielle et la pharmacologie des antihypertenseurs. Les chercheurs orientent également leurs travaux sur la transplantation rénale, avec les équipes de cliniciens (études clinique et histologique) et sur l’immunologie de transplantation. C’est à l’hôpital Foch, que Marcel Legrain crée, en 1965, le premier département de néphrologie qu’il dirige jusqu’en 1972, en association et en collaboration avec le service d’urologie dirigé par René Küss, le pionnier de la transplantation rénale.

Jacques Guédon lui succède, en 1977, à la direction de l’unité 27, d’abord à l’hôpital Foch puis, en 1983, à l’hôpital Broussais. L’intitulé devient “Hypertension artérielle, fonction de l’hémoglobine et métabolisme intermédiaire”. Jacques Guédon dirigera cette unité jusqu’en 1986.

Neurologie et neurochirurgie

En cette discipline, Gérard Guiot, neurochirurgien, chef du service de neurochirurgie de l'hôpital Foch et directeur de l’unité de recherche Inserm 41 de 1966 à 1975, a contribué aux progrès de sa spécialité et au renom de l'hôpital Foch par des travaux qui ont fait autorité et des innovations opératoires qui ont été universellement adoptées. Il introduisit notamment l’usage du contrôle radio-fluoroscopique et de la pneumographie cisternale au cours de l’ablation d’une tumeur.

Jean Gruner, neuropathologiste, s’est illustré par des travaux pionniers dans le champ de la neuromorphologie. Il a dirigé l’unité Inserm 106 “Histologie normale et pathologique du système nerveux” de 1971 à 1977.

Constantino Sotelo lui succèdera en 1978 à la direction de l’unité, qui déménagera à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière sous l’intitulé “Neuromorphologie : développement, évolution”. Le laboratoire poursuivra les travaux de Jean Gruner sur la neuro-morphologie, en se recentrant sur deux axes complémentaires : l’étude ontogénétique et phylogénétique du système nerveux, limitée au cervelet et la sphère pré-cérébelleuse, et au système visuel. Les techniques employées seront celles de la neuro-anatomie expérimentale, de l’immunocytochimie et de la microscopie électronique. L’activité est donc axée sur l’analyse des mécanismes, génétiques et épigénétiques, qui sous-tendent la formation des réseaux neuroniques et leur capacité d’adaptation aux conditions pathologiques.

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