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Hôpital Fernand-Widal

Paris

Entrée de l'hôpital Fernand-Widal © Hôpitaux Universitaire Saint-Louis, Lariboisière, Fernand-Widal

Entrée de l'hôpital Fernand-Widal

L'hôpital Fernand-Widal est un établissement de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) situé 200 rue du Faubourg-Saint-Denis dans le Xème arrondissement de Paris. C'est le centre anti-poison de Paris.

Ses origines remontent à 1653 : une maison de santé est créée par Vincent de Paul au faubourg Saint-Laurent, l'actuel faubourg Saint-Martin. Plus tard, le chirurgien militaire Jacques Tenon, auteur du célèbre mémoire sur les hôpitaux de Paris écrira : "C'est le premier hôpital que Saint Vincent de Paul ait fait construire. Il a servi de modèle à beaucoup d'autres".

Ce petit hôpital de quelque 40 lits est une maison de retraite, qui offre à ses pensionnaires la certitude d'une vieillesse paisible, en les soignant et les hébergeant jusqu'à la fin de leurs jours. Les services sont confiés aux Filles de la charité.

En mai 1802 (arrêté du 16 Nivôse an X), le conseil des hospices en fait la Maison municipale de la santé, un hôpital payant, donc plutôt accessible à la petite bourgeoisie. Il est doté de 88 lits de médecine. Le docteur Antoine Dubois y crée un service de chirurgie et cet établissement va lui permettre de soigner à meilleur compte, sans recourir à la charité publique : pour 2 à 6 francs par jour (dortoir ou chambre particulière), le malade est traité par l'élite du corps médical. Antoine Dubois, qui recevait en 1801 le dernier soupir de Kleber au Caire, inaugure le service chirurgical. Médecin sous le Directoire, il sera l’une des notabilités médicales du Consulat et de l'Empire et accouchera en 1811 l'impératrice Marie-Louise du Roi de Rome. Il devient alors chirurgien de la Maison, qui reçut son nom et demeurera dès lors dans l'esprit du public, "la Maison Dubois".

En 1858, à la suite du percement du boulevard Magenta, “la Maison Dubois” est transférée au 200, rue du faubourg Saint-Denis, sur son emplacement actuel. Sa capacité augmente et totalise alors 300 lits.
Le docteur Fernand Widal (1862-1929), auteur de travaux sur la fièvre typhoïde pour laquelle il développe une technique de diagnostic, le test de Widal, le premier diagnostic sérologique d'une maladie infectieuse, y installera un laboratoire très moderne. En 1959, son nom est donné à l'établissement.

L’hôpital Fernand-Widal se spécialise dans le traitement des intoxications, que celles-ci soient volontaires ou involontaires : service de médecine à orientation toxicologique, accueil des toxicomanes à l’espace Murger. Le service d’informations toxicologiques (centre anti-poison) y assure une réponse téléphonique 24h sur 24, pour toute l’Île-de-France. Le service de psychiatrie complète l’ensemble de l’offre de soins de l’hôpital Lariboisière, le service de rééducation permet d’assurer les soins de suite et le centre de gérontologie accueille les personnes âgées nécessitant une prise en charge médicalisée.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Toxicologie – Neuro-pharmaco-nutrition

Etienne Fournier a dirigé l’unité de recherche Inserm 26 de toxicologie expérimentale de 1961 à 1982. Ses travaux en neuro-toxicologie ont porté sur les modifications des processus de trans¬port sang-cerveau au cours du développement et lors de certaines intoxications et sur la relation entre les formes de trans¬port plasmatique et la pénétration cérébrale des métaux. En matière de cytotoxicité, il a mis au  point  des  modèles de  cellules en culture pour des études toxicologiques (cellules gliales, cellules endothéliales). Et enfin, dans le champ de la pharmaco-toxicologie clinique, il a étudié les allergies expérimentales aux substances chimiques (mécanismes des effets adverses des drogues psychotropes, notamment).

Jean-Marie Bourre lui succède en 1983, l’unité prenant l’intitulé "Mécanismes d’action des toxiques sur les membranes du système nerveux” de 1983 à 1994, puis "Echanges moléculaires entre le cerveau et le sang” de 1995 à 2003. Après avoir poursuivi et développé les recherches d’Etienne Fournier, il va mener des études sur le métabolisme des acides gras saturés et mono-insaturés. Il se  consacrera, largement ensuite, en collaboration avec l’INRA, aux effets des acides gras poly-insaturés oméga-3 sur les structures et les fonctions du cerveau, en particulier au cours du développement, puis lors du vieillissement. Il a été à l'origine de la recomposition d'un certain nombre d'aliments, en particulier les laits adaptés et un certain nombre d'huiles végétales de consommation courante, et a participé à la préservation de certaines activités agricoles, comme la culture du colza.

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