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Hôpital européen Georges-Pompidou

Paris

Issu de la fermeture de trois hôpitaux parisiens (Laennec, Boucicaut et Broussais) et de la reconversion de l’hôpital Rothschild, l’hôpital européen Georges-Pompidou (HEPG) est le dernier né des hôpitaux publics de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Cette structure moderne, dont la construction est officiellement autorisée en 1992, a pour objectif de répondre aux besoins de la médecine hospitalière du XXIème siècle, grâce à une organisation et un mode de management innovants et dans un cadre plus performant et confortable pour l’accueil des patients. En janvier 1993, le conseil d’administration de l’AP-HP lui attribue le nom d’hôpital européen Georges-Pompidou. Ce choix reflète la dimension européenne de cet établissement, qui trouve son origine dans des projets similaires en Belgique, en Suisse, en Suède et au Danemark, et se poursuit par l’instauration de programmes d’échanges avec plusieurs hôpitaux de l’Union européenne.

La conception de l’hôpital est confiée à l’architecte français Aymeric Zublena, également connu pour sa participation à la construction du Stade de France. D’une surface totale de 120 000 m2, l’ensemble hospitalier, organisé autour d’un patio central, est composé de neuf corps de bâtiments reliés les uns aux autres. Afin d’améliorer le bien-être des patients, l’accent est mis sur le recours à la lumière naturelle pour l’éclairage des locaux. Ainsi, l’étagement progressif des bâtiments et le toit en verrière de la rue piétonne qui traverse l’hôpital dans sa longueur permettent de faire pénétrer au maximum la lumière du jour.

Près de 3 700 personnes sont venues travailler à l’HEGP lors du transfert des services des hôpitaux Broussais, Laennec et Boucicaut entre décembre 1997 et décembre 1999, date de l’ouverture du nouvel hôpital.

Avec 830 lits, l’HEGP assume le rôle d’hôpital de proximité pour les 570 000 habitants du Sud-Ouest parisien. Par ailleurs, il dispense des soins d’hospitalisation aiguë dans trois pôles : les urgences-réseaux, la cancérologie et le cardiovasculaire.

Depuis sa création, l’HEGP associe les compétences d’unités de recherche de l’Inserm, du CNRS, et de l’université. Rattaché à l’université Paris Descartes, l’hôpital se dote, en septembre 2009, d’un nouveau bâtiment de 4 500 m2, répartis sur sept étages entièrement consacrés à la recherche, notamment dans le domaine des maladies cardiovasculaires, en relation étroite avec l’activité clinique.

L’HEGP dispose de plateaux techniques et de structures de soins particulièrement innovants. Par exemple, le pôle biologique présente la particularité, unique en France, d’associer la robotisation du traitement pré-analytique des échantillons biologiques à une automatisation importante de la biochimie et de l’hématologie biologique, permettant la redistribution optimale des équipes médicales sur des missions plus spécialisées.

Quelques contributions de l'Inserm sur le site d’HEGP

Des avancées majeures dans la connaissance des maladies cardiovasculaires

Après avoir été directeur de l’unité de recherche Inserm “Biologie et physiologie moléculaire du vaisseau” de 2001 à 2004 à l’hôpital Lariboisière, à Paris, Alain Tedgui emménage à l’HEGP en janvier 2009 pour y diriger le PAARC, Paris-centre de recherche cardiovasculaire, associant l’unité Inserm 970 et l’université Paris-Descartes. En ce lieu, sont rassemblés des chercheurs ayant des approches multiples, Les travaux d’Alain Tedgui portent sur l’athérosclérose, à l’origine d’infarctus du myocarde et d’accidents vasculaires cérébraux. Il met notamment en évidence l’importance de certaines molécules anti-inflammatoires dans le développement et la stabilité des plaques d’athérosclérose.

Philippe Menasché, chirurgien cardiaque pionnier de la thérapie cellulaire de l'insuffisance cardiaque, a été directeur de l’unité Inserm 633 "Thérapie cellulaire en pathologie cardiovasculaire" à l'hôpital Broussais de 2004 à 2008. Il est, depuis 2009, directeur de la même unité à l'hôpital européen Georges-Pompidou. Il a réalisé chez l'homme les premières greffes de cellules souches musculaires, les myoblastes, prélevés sur un malade atteint d'infarctus. Il étend actuellement ses travaux à la thérapie cellulaire de malformations cardiaques congénitales de l'enfant.

Xavier Jouven, d’abord directeur de l’unité Inserm 909 d’épidémiologie cardiovasculaire en 2008 à l’HEGP, a intégré le PAARC ; il est, depuis 2009, responsable de l’équipe "Epidémiologie cardiovasculaire et mort subite".

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