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Hôpital Baudelocque-Port-Royal

Paris

Fondé par la Convention en 1795, l’hospice de la Maternité était à l’origine divisé en deux secteurs d’activité : l’accouchement (bâtiment de l'Oratoire) et l’allaitement (ancienne abbaye de Port-Royal). Ce n’est qu’en 1814 que l’hospice prend le nom de Maternité Port-Royal, après le transfert par l’administration hospitalière parisienne des services et de l’école d’accouchement dans le bâtiment de Port-Royal. C'est sur ces terrains qu'est créée, en 1890, la clinique Baudelocque. En 1966, la Maternité Port-Royal est installée dans de nouveaux bâtiments. Seuls le cloître, la chapelle et la célèbre salle capitulaire de l'ancienne abbaye ont été conservés.

La clinique Baudelocque est créée par la faculté de médecine de Paris dans les jardins de la Maternité Port-Royal, à l'ouest du cloître. Cette seconde chaire d'obstétrique de la capitale prend le nom de clinique Baudelocque, en hommage au médecin accoucheur Jean-Louis Baudelocque (1746-1810). Ses pavillons ouvrent au début de l'année 1890. De nouveaux bâtiments sont construits de 1922 à 1929. A partir de 1960, les deux maternités Baudelocque et Port-Royal tiennent en commun les registres d'entrées.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

La naissance de la néonatologie en France

Alexandre Minkowski, gynécologue-obstétricien, est le fondateur de la néonatologie en France et en Europe. Ce pionnier met en place, à Baudelocque, le premier centre de soins aux prématurés et, en 1955, il crée le laboratoire INH/Association Claude-Bernard de biologie du développement fœtal et néonatal, future unité de recherche Inserm 29, conservant le même intitulé et qu’il dirigera jusqu’en 1985. En 1966, il crée et dirige, dans le bâtiment de Port-Royal, le premier service de réanimation et de médecine néonatale, service qui porte aujourd’hui son nom. Tout au long de sa carrière, Alexandre Minkowski a mené de front ses activités de soins et de recherche. Ses travaux ont permis des avancées majeures dans les domaines de la physiopathologie respiratoire du nouveau-né, du prématuré et du fœtus. Il a travaillé également sur le développement du système nerveux central et la réparation du cerveau de l’enfant après des traumatismes de guerre.

Yehezkel Ben-Ari lui succède en 1986 à la direction de l’unité 29, dont l’intitulé devient “Neurobiologie et physiopathologie”. En 1998, l’intitulé de l’unité devient “Epilepsie et ischémie cérébrale” et en 1999, il crée l’Institut de neurobiologie de la Méditerranée (Inmed) à Marseille qu’il dirigera jusqu’en 2007. Ce brillant neurophysiologiste a fait de nombreuses découvertes, notamment dans les domaines de la maturation cérébrale, de l’épilepsie et des accidents vasculaires cérébraux.

Lise Cédard a dirigé l’unité 166 “Endocrinologie de la reproduction” de 1977 à 1989. Ses travaux ont porté sur la régulation de la synthèse hormonale lors de la reproduction et de la souffrance fœtale et sur l’étude de la stérilité féminine et de la procréation médicalement assistée.

Françoise Ferré lui a succédé à la direction de cette unité de 1990 à 1992. Celle-ci devient ensuite l'unité 361 “Reproduction et physiopathologie obstétricale : déterminisme hormonal et mécanismes moléculaires de la parturition” qu’elle dirigera jusqu’en 2004. Elle a étudié le rôle des signaux peptidiques dans la réactivité, la prolifération et la différenciation des muscles lisses utérin et vasculaire placentaire (récepteurs et voies de signalisation), et leur contrôle hormonal.

Claude Sureau, remarquable gynéco-obstétricien, a dirigé l’unité Inserm 262 “Physiologie et physiopathologie de la reproduction” de 1981 à 2000. Il s’est consacré à la physiologie périnatale, avec notamment l’étude de la motricité utérine, de l’activité cardiaque fœtale et de la souffrance fœtale. Il a étudié également l’électrophysiologie de l’utérus humain gravide et le déclenchement de la parturition chez la femme.

Premiers indicateurs de la santé périnatale

C’est en 1975 qu’est créée l’unité de recherche Inserm "Epidémiologie de la mère et de l’enfant", dirigée jusqu’en 1987 par Claude Rumeau-Rouquette. Des enquêtes nationales y sont menées, étudiant, pour la première fois, l’évolution de nombreux indicateurs de santé au cours de la grossesse et de l’accouchement. Leur objectif est d’améliorer la prévention et l’évolution des facteurs de risque de mortalité périnatale, de prématurité et d’hypotrophie fœtale. Ces enquêtes ont permis également d’évaluer de nouvelles techniques médicales. La mise en place d’un registre des malformations congénitales dans la région de Paris permettra également d’étudier les facteurs de risque de malformation, notamment ceux liés à l’environnement.

Gérard Bréard lui succèdera de 1988 à 2005, l’intitulé de l’unité devenant “Epidémiologie de la santé des femmes et des enfants”, unité ensuite implantée à l’hôpital Paul-Brousse à Villejuif. Poursuivant les travaux de Claude Rumeau-Rouquette, il s’est particulièrement consacré à l’évaluation des techniques et des politiques de prévention et de soins adaptées pendant la période périnatale.

François Goffinet a dirigé l’unité 953 “Recherche épidémiologique en santé périnatale et santé des femmes et des enfants” de 2009 à 2013. Les travaux du laboratoire ont porté sur l’épidémiologie clinique et l’organisation des soins, d’une part, et sur l’étiologie et les conséquences des événements survenus en période périnatale sur le développement de l’enfant et la santé de la mère.

Archives
  • Archives (enquêtes) de l’unité 149 "Recherches épidémiologiques sur la santé des femmes et des enfants", dirigée par Claude Rumeau-Rouquette (1975-1987) puis par Gérard Bréart (1988-2005)
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