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Hôpital Antoine-Béclère

Clamart

Sculpture - Hôpital Antoine Béclère (Clamart) © Photothèque numérique DSPC / AP-HP

Sculpture - Hôpital Antoine Béclère (Clamart)

Construit entre 1967 et 1971, l'hôpital de Clamart (Hauts-de-Seine) reçoit, en 1970, le nom d’Antoine Béclère, virologue et immunologue qui fut l’un des fondateurs de la radiologie française. Cette nouvelle structure de l’Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) dispose alors d’une capacité de 500 lits. Au fil des ans, l’établissement modifie peu à peu ses orientations médicales, en ouvrant des unités d'hospitalisation complémentaires aux services de médecine, chirurgie, pédiatrie et maternité existants.

D’un point de vue architectural, le bâtiment est un exemple de l’« hôpital bloc » apparu au cours des années 1960. En faisant de l'hôpital un lieu de soins, de recherche et d'enseignement, la réforme hospitalo-universitaire de 1958 conforte en effet cette architecture hospitalière qui impose une image toute puissante de la médecine.

L’hôpital Antoine-Béclère est composé de trois ailes en étoile construites sur pilotis. Sa conception prend également en compte la rationalité des coûts de fonctionnement des établissements de santé selon les théories économiques de l'époque. L'ensemble est doté d’une structure en béton armé, les façades sont en murs-rideaux à structure métallique. Il est facilement reconnaissable par la forme caractéristique en trapèze de ses fenêtres.

Aujourd’hui, l’établissement fait partie du groupe des hôpitaux universitaires Paris-Sud, qui comprend également le Kremlin-Bicêtre et Paul-Brousse. Doté d’un centre périnatal et d’un centre de chirurgie ambulatoire, l’hôpital Antoine-Béclère est un centre de référence dans plusieurs domaines, comme la procréation médicalement assistée par exemple.

Ainsi, il est à l’origine de la naissance du premier “bébé-éprouvette” de France, Amandine, le 24 février 1982, grâce aux équipes de Jacques Testart, chercheur à l’Inserm, et du gynécologue obstétricien René Frydman. Ce dernier est aussi à l'origine du premier “bébé-médicament”, né en France en janvier 2011.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Fécondation et reproduction

Le biologiste Jacques Testart, d’abord chercheur à l’Inra, travaille sur la reproduction des mammifères domestiques ; il est l’auteur des premières "mères porteuses" chez les bovins, en 1972. Il rejoint l’Inserm en 1978 et mène ses travaux sur la fécondation humaine. Il obtient, avec ses collaborateurs, les premiers succès, en France, de fécondation in vitro humaine en 1982, de congélation de l'embryon humain en 1986 et de fécondation in vitro avec injection de spermatozoïdes en 1994. Il a été directeur de l’unité de recherche Inserm 355 "Maturation gamétique et fécondation" de 1992 à 2002.

Le gynéco-obstétricien Emile Papiernick, chef du service de gynéco-obstétrique de l’hôpital Antoine-Béclère et directeur de l’unité de recherche Inserm "Physiologie et psychologie de la reproduction" de 1978 à 1991, mènera de front ses activités de soins et de recherche sur les mécanismes de la survenue prématurée de l’accouchement. Il contribue, avec ses collaborateurs, à l'acquisition de connaissances nouvelles dans le domaine encore très peu exploré de la physiologie et de la psychologie de la reproduction humaine et à la mise en œuvre de ces connaissances dans le domaine des sciences de la santé, avec deux orientations majeures : la lutte contre la stérilité du couple et l'amélioration de la sécurité de la naissance.

Médiateurs de l’inflammation et allergies

Jacques Benveniste, brillant immunologiste, se spécialise dans l’étude des médiateurs qui sont libérés après le déclenchement de phénomènes inflammatoires. Avec ses collaborateurs, il se consacre à l’agrégation plaquettaire et aux effets biologiques et biochimiques de ces médiateurs de l’inflammation sur les tissus et les organes qui en sont les cibles. Il aborde également les propriétés et les fonctions des cellules impliquées dans les réactions allergiques et mettra au point un test permettant le diagnostic de l’allergie. Il dirige l'unité de recherche Inserm "Immunologie de l’allergie et de l’inflammation" de 1980 à 1994.

Recherches en immunopathologie et immunovirologie

Jean Dormont a été chef du service de néphrologie à l’hôpital Antoine-Béclère et directeur de l’unité de recherche Inserm 131 “Néphrologie et immunopathologie” de 1974 à 1984. Au début de sa carrière, il s’est consacré à l’étude des réactions immunologiques après transplantations rénales chez Jean Hamburger, à l’hôpital Necker. Il orientera ensuite ses recherches vers des aspects plus fondamentaux de l’immunologie, mettant au point et utilisant des nouvelles méthodes in vitro pour l’étude des réponses immunitaires. Celles-ci vont lui permettre d’étudier la régulation des réponses immunitaires, spontanées et après traitement, dans de multiples pathologies humaines. Il s’est également investi dans des recherches sur le VIH.

Pierre Galanaud lui succède en 1985 à la direction de l’unité 131 “Néphrologie et immunopathologie”, poursuivant les travaux menés par Jean Dormont, et ce jusqu’en 1989. L’unité changera ensuite d’intitulé, élargissant le champ de ses recherches : “Immunologie virale et immunopathologie” de 1990 à 1996, puis “Cytokines et immunorégulation” de 1997 à 2006. Après des recherches orientés vers la néphrologie, il se consacrera à l’étude de l’immunologie virale et sur tolérance immunitaire, et notamment sur l’induction de réponse anticorps primaire in vitro et ce à partir de lymphocyte murin, l’un des premiers modèles d'étude de la réponse lymphocytaire B chez l'homme.

Dominique Emilie a dirigé l’unité 764 nouvellement créée “Cytokines, chimiokines et immunopathologie”, succédant à Pierre Galanaud, de 2006 à 2009 Avec ses équipes, il a abordé les mécanismes d'induction et de maintien de la tolérance immune par les cellules dendritiques et les lymphocytes T régulateurs et la contribution des cytokines et des chimiokines dans cet équilibre, avec des applications dans plusieurs situations pathologiques, portant notamment sur la qualité de la relation hôte/agent infectieux et hôte/tumeur, et diverses perspectives thérapeutiques. Il a ainsi étudié le rôle de ces deux types de protéines dans la réponse lymphocytaire B, avec des prolongements thérapeutiques potentiels dans le domaine des lymphoproliférations et de l'auto-immunité, en particulier au cours du lupus érythémateux, mais également au cours de pathologies inflammatoires pulmonaires et de l'inflammation hépatique d'origine métabolique (obésité, alcool).

Jean-Yves Picard a dirigé l’unité 493 “Endocrinologie du développement” de 1998 à 2005, à l’Ecole normale supérieure à Paris. Il a ensuite dirigé l’unité 782 “Endocrinologie et génétique de la reproduction et du développement” de 2006 à 2012 sur le site d’Antoine-Béclère. Il est un spécialiste de l’hormone antimüllérienne (ou hormone de régression müllérienne), responsable de la régression de certaines structures embryonnaires permettant le développement harmonieux du fœtus mâle, et est également un marqueur de la fonctionnalité des ovaires. Les études génétiques du laboratoire ont notamment permis une meilleure connaissance des causes des anomalies de la différenciation de l'appareil génital, dans les syndromes d'ambiguïté sexuelle, de persistance des dérivés müllériens et d'aplasie müllérienne.

Marc Pallardy a dirigé l’unité Inserm 996 “Cytokines, chimiokines et immunopathologie” en 2013 et 2014. Les thèmes de recherche du laboratoire ont porté sur : cellules dendritiques, mastocytes et tolérance immune, signalisation et immunotoxicologie et immunopharmacologie, chimiokine SDF1/CXCL12 et ses récepteurs en immunopathologie, inflammation et recrutement cellulaires au cours des maladies hépatiques liées à l'obésité et à l'alcool. Il continue d’animer une équipe au sein de l’unité, dirigée depuis 2015 par Françoise Bachèlerie qui lui a succédé. L’unité s’est déplacée à l’université Paris Sud à Orsay et son intitulé est désormais “Inflammation, chimiokines et immunopathologie”.

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