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Fondation Rothschild

Paris

La Fondation ophtalmologique Adolphe-de-Rothschild est un établissement de santé privé d'intérêt collectif (ESPIC).

Selon les dernières volontés du baron Adolphe de Rothschild, décédé le 7 février 1900, son épouse la Baronne Julie-Caroline entreprend de faire construire un établissement spécialisé en ophtalmologie, destiné aux « indigents », à l’instar de l’hôpital ophtalmique qu’il avait déjà créé à Genève.

Léguant le montant nécessaire pour acheter un terrain mais également pour assurer le fonctionnement de la Foundation, il avait précisé que les malades, traités à titre entièrement gratuit, devraient y être admis « sans distinction de religion ou d’opinions politiques », disposition inédite à l’époque.

Après l’assurance d’une indépendance administrative complète de la Fondation, les travaux de construction commencent en 1902 : selon les vœux du baron Adolphe, les architectes Chatenay et Rouvre dessinent un bâtiment novateur qui s’accorde avec les idées visionnaires du médecin-directeur, l’éminent Dr. Trousseau, déjà préoccupé de ce que l’on appelle aujourd’hui « l’humanisation » de l’hôpital.

L’ouverture de l’établissement, le 1er mai 1905, fait entrer l’établissement en pleine activité : 80 510 consultations la première année, puis 105 051 la deuxième témoignent du succès immédiat de cet hôpital d’exception, qui offre gratuitement des consultations, des soins et des médicaments. De la crèche permettant aux mères de rester près de leurs enfants malades aux consultations du soir offertes aux ouvriers ne pouvant quitter leur lieu de travail en journée, tout est fait en sorte pour conjuguer l’excellence médicale avec un véritable engagement social.

Après la reconnaissance d’utilité publique de la Fondation en 1909, c’est Edmond de Rothschild, cousin germain du Fondateur, qui prend la présidence du Conseil d’Administration, puis son fils Maurice en 1934.

Durant toutes ces années, la Fondation suit les inflexions de l’histoire : les circonstances autour de l’affaire Dreyfus renforcent la volonté de la baronne Julie de Rothschild d’affirmer la citoyenneté résolument française de sa famille et l’engagement de cette dernière pour un Etat à la fois tolérant et républicain.
Pendant la guerre de 1914-1918, une partie de la Fondation est mise à la disposition du Service de Santé militaire, tandis qu’en 1937, de nouveaux statuts permettent à la Fondation de s’adapter au régime des Assurances Sociales, tout en continuant à assurer la gratuité des soins aux personnes à faibles revenus.

Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, la Fondation continue de fonctionner jusqu’à l’entrée des Allemands dans Paris. De 1940 à la Libération, ils en occupent les locaux en y détruisant le matériel et les archives.

La période d’après-guerre nécessite un effort considérable de reconstruction de l’hôpital, dans lequel s’investit personnellement la baronne Noémie, épouse de Maurice de Rothschild. Son fils, Edmond, prend en, 1957, la présidence du Conseil de la Fondation et donne un souffle nouveau par sa générosité de mécène et son engagement pour le progrès de la recherche scientifique et le confort des patients. Sous son impulsion et grâce à l’aide qu’il apporte, l’année 1962 voit débuter une nouvelle ère pour la Fondation. Après la nomination du nouveau directeur, Pierre Aubin, la Fondation est remodelée pour optimiser ses performances médicales ainsi que l’accueil des patients. Grâce aux technologies de pointe dont elle est dotée, l’activité des laboratoires de clinique et de recherche se développe, et de nouvelles disciplines commencent à s’exercer (radiologie, neurologie, cardiologie et rhumatologie).

En 1990, la Fondation renforce son engagement, en initiant sa participation au service public hospitalier, adoptant par ailleurs la stratégie d’une spécialisation dans les domaines “tête et cou”. Elle est aujourd’hui un centre spécialisé de soins et de recherche dont la qualité est reconnue tant en France que dans le monde.

* Source : http://www.fo-rothschild.fr/fondation-ophtalmologique/historique.html

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Ophtalmologie

Paul Payrau crée et dirige l’unité Inserm 86 en ophtalmologie de 1968 à 1981. Ses travaux portent sur la structure et la physiopathologie de la cornée, sur la correction oculaire par les lentilles de contact, sur le traitement de l’herpès de l’œil. Il étudie également l’uvéo-rétinite auto-immune.
Yves Pouliquen lui succède en 1982, mais l’unité déménage rapidement à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu, l’intitulé devenant “Physiopathologie de l'œil”.

Cancers de la peau

Michel Pruniéras, directeur de l’unité 212 “Cancers dermatologiques et immunobiologie” de 1977 à 1983, a étudié notamment les mécanismes moléculaires de l'hyperplasie de l'épiderme, les hybridomes anti-kératine et antimélanome et la recombinaison derme-épiderme en culture.

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