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Facultés de médecine et de pharmacie de Lille

Lille

Comme de nombreuses universités, les facultés de médecine et de pharmacie de Lille sont les héritières d'une longue histoire. Celle-ci débute avec l'université de Douai, autorisée par les papes Paul IV et Pie IV en 1559 et établie par Philippe II d'Espagne en 1562. Elle intègre une faculté de médecine à partir de 1570, qui comprend deux, puis trois chaires. Cet ensemble est conservé après le rattachement de la Flandre à la France en 1668. A Lille même, un collège de médecine est créé en 1681 par le Magistrat de la ville, avant d’être transformé en une école royale de chirurgie en 1705, puis en une école préparatoire de médecine en 1805 et, enfin, en une école préparatoire de médecine et de pharmacie en 1854.

L'étape décisive du développement lillois est la création de la faculté mixte de médecine et de pharmacie, inaugurée par Jules Ferry le 24 avril 1874 et créée par le décret du 12 novembre 1875. Le décret présidentiel du 31 août 1876 organise le personnel enseignant et prévoit 20 chaires magistrales, quatre cours complémentaires et un cours annexe pour sages-femmes. La faculté est édifiée sur un terrain donné par la ville à proximité des autres établissements universitaires, rue Jean-Bart à Lille. La première pierre est posée le 24 avril 1880 et les bâtiments seront occupés en 1892. L'effectif des étudiants est alors de 1 819 dont 1 245 inscrits en médecine, 343 en pharmacie et 231 en chirurgie dentaire.

La croissance de la faculté, bien que ralentie par la guerre de 1914-1918, est spectaculaire et dès la fin des années 1920, il faut envisager l'édification de nouveaux bâtiments. L'idée est avancée de coupler cette construction avec celle d'hôpitaux universitaires rénovés. Le projet, alors tout à fait original de centre hospitalo-universitaire regroupé en un même ensemble, est soutenu par le professeur Oscar Lambret et appuyé par les autorités municipales et académiques. Le gros œuvre de ce qui est connu comme la Cité hospitalière et qui deviendra le centre hospitalier régional universitaire (CHRU) est achevé en 1939 au sud-ouest de Lille. La guerre entraîne la suspension des travaux, qui seront repris en 1948 et la rentrée universitaire dans les nouveaux bâtiments aura lieu en 1951.

A la suite des événements de 1968, de nouvelles dispositions législatives entraînent l'effacement temporaire de la faculté, remplacée par trois unités de formation et de recherche (UER), intégrées dans une université du droit et de la santé, qui deviendra l'université Lille 2.

En 1982, on revient à une structure traditionnelle et les UER médicales sont regroupées, avec une reprise de la dénomination de faculté de médecine et l'élection d'un doyen, André Fourrier. Une croissance continue contraint de prévoir un nouveau bâtiment universitaire: il s'agit du nouveau pôle formation de la faculté, réalisé par l'architecte Gilles Neveux et situé avenue Avinée à Loos. Il sera ouvert le 16 septembre 1996 et inauguré le 7 juin 1997 par Jacques Chirac, président de la République. Aujourd’hui, la faculté de médecine est intégrée à l’université "Droit et Santé" de Lille 2 qui compte plus de 28 000 étudiants.

Le pôle recherche, face à l'hôpital Claude-Huriez, mène des programmes de recherche clinique et de recherche fondamentale au niveau national et international, grâce notamment aux nombreuses équipes associées aux grands organismes de recherche français (Inserm, CNRS et Institut Pasteur). L'ensemble - pôle formation et pôle recherche - est appelé maintenant la faculté de médecine Henri-Warembourg, en hommage à l'un de ses anciens doyens, également premier président de l'université de Lille 2.

De leur côté, la pharmacie et la faculté dentaire prennent également leur autonomie en 1980. La faculté des sciences pharmaceutiques et biologiques de Lille 2 est donc l'héritière de la faculté mixte de médecine et de pharmacie, créée en 1874. La recherche est réalisée au sein de neuf laboratoires, dont l'Institut de chimie pharmaceutique Albert-Lespagnol, une composante propre de l'université Lille 2, développant des activités de formation et de recherche. La faculté des sciences pharmaceutiques et biologiques de Lille 2 se trouve près de la cité hospitalière.

Sources
Dr A. Gerard (http://medecine.univ-lille2.fr/accueil/presentation/histoire/)
Gérard Biserte - Histoire de la faculté mixte de médecine et de pharmacie de Lille (1875-1975) (www.univ-lille2.fr)

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Médicaments – Biomatériaux

Albert Lespagnol a créé et dirigé la première unité de recherche Inserm sur le site, l’unité 62 "Chimie et pharmacodynamie de médicaments de synthèse", de1966 à 1976. Son nom a été donné à l'Institut de chimie pharmaceutique.

Benoit Déprez dirige l’unité 761 “Biostructures et découverte de médicaments” depuis 2006. Le laboratoire regroupe des chimistes et des biologistes dédiés à la conception de nouveaux médicaments, qui travaillent en collaboration avec les équipes de recherche "d’amont" en biologie et en clinique qui mettent en évidence des protéines impliquées dans les processus pathologiques. L’objectif est de concevoir et de préparer des ligands modulant les effets de ces protéines. Ces composés servent à confirmer ou infirmer les hypothèses de mécanismes pathologiques et constituent les prototypes de futurs médicaments. Le savoir-faire de l’unité s’étend de la chimie médicinale à la conception et à la gestion de chimiothèques et de criblage à haut débit.

Juergen Siepmann dirige l’unité 1008 “Médicaments et biomatériaux à libération contrôlée : mécanismes et optimisation” depuis 2011. Ses équipes étudient les médicaments et les biomatériaux qui contrôlent la vitesse de libération du principe actif du médicament. Elles étudient la meilleure manière d’administrer celui-ci (biodisponibilité), en s’assurant qu’il parvient intact à son site d’action dans le corps humain (dans le cerveau, par exemple). En effet, de nombreux principes actifs, au potentiel thérapeutique important, échouent en pratique parce que rapidement dégradés dans l’organisme ou parce qu’ils ne peuvent franchir certaines barrières (les muqueuses du tube digestif, par exemple) ; ce phénomène est appelé “faible biodisponibilité”. Les équipes cherchent à augmenter cette biodisponibilité, en protégeant le principe actif contre la dégradation. 

Physiopathologie des infections à levures

Daniel Poulain a dirigé l’unité Inserm 799 "Physiopathologie des candidoses" de 2006 à 2009. Les recherches du laboratoire ont porté sur les mécanismes physiopathologiques des infections à levures et principalement celles déterminées par la levure Candida albicans. Cet hôte, habituellement inoffensif du tube digestif humain, est le principal agent des candidoses systémiques. Le laboratoire en a étudié la physiopathologie pour améliorer son diagnostic qui est souvent trop tardif.

Neurologie – Neuro-endocrinologie – Cancérologie

Pierre Formstecher a d’abord dirigé l’unité 459 “Signaux, récepteurs et différentiation cellulaire” de 1997 à 2005, puis l’unité 814 “Ciblages moléculaire et cellulaire pour le traitement des cancers” de 2006 à 2010. Il est, depuis 2011, directeur de l’unité mixte Inserm 837/université de Lille 2/CHRU de Lille, intitulé centre de recherche Jean-Pierre-Aubert Ce centre regroupe l’unité 814 et les unités 815, 816 et 817 (cf ci-dessous), devenues des équipes. Pierre Formstecher mène une approche intégrée du mécanisme d’action moléculaire et cellulaire des anticancéreux ciblant l’ADN, focalisée sur des classes particulières de molécules.

Luc Buée a dirigé l’unité 815 “Maladies neurodégénératives et mort neuronale” de 2006 à 2010, devenue équipe de recherche “Alzheimer et tauopathies” au sein de l’unité 837/centre de recherche Jean-Pierre-Aubert, depuis 2011. En utilisant une approche qui va de la clinique au gène et de la recherche fondamentale à la recherche appliquée, il étudie les mécanismes conduisant aux pathologies neurodégénératives caractérisées par l’agrégation intracellulaire de protéines Tau.

Vincent Prévot a dirigé l’unité 816 “Développement et plasticité du cerveau postnatal” de 2006 à 2010, devenue une équipe de recherche de l’unité 837/centre de recherche Jean-Pierre-Aubert depuis 2011. Il analyse les mécanismes neuro-endocrines régissant la reproduction ou les troubles métaboliques, tels que l’obésité et le diabète de type 2.

Bruno Quesnel a dirigé l’unité 817 “Facteurs de persistance des cellules leucémiques” de 2006 à 2010, devenue une équipe de recherche de l’unité 837/centre de recherche Jean-Pierre-Aubert depuis 2011. Il cherche à comprendre les mécanismes permettant la persistance à long terme de cellules tumorales résiduelles (phénomène de dormance tumorale) au cours des leucémies et cherche à découvrir et évaluer de nouveaux marqueurs génomiques pour pronostiquer l’évolution de ces pathologies.

Thérapies du diabète - Inflammations digestives

Pierre Desreumaux a dirigé l’unité 795 “Physiopathologie des maladies inflammatoires digestives” de 2006 à 2010 et dirige l’unité 995 “Inflammation : mécanismes de régulation et interaction avec la nutrition et les candidoses” depuis 2011. Ses équipes mènent une recherche physiopathologique ciblée sur la régulation de l’inflammation intestinale et sur la mise en évidence de nouvelles cibles thérapeutiques. Ces travaux ont permis une meilleure compréhension des interactions entre les bactéries présentes dans la lumière intestinale et l’hôte, en caractérisant les fonctions anti-inflammatoires de deux récepteurs (PPARγ et le récepteur mu pour les opioïdes) exprimés au niveau intestinal, et en les identifiant comme de nouvelles cibles thérapeutiques. Sont également étudiées les modulations nutritionnelles de l'inflammation et de l'infection.

François Pattou dirige l’unité mixte de recherche Inserm 859/université Lille 2/CHRU de Lille “Thérapie cellulaire du diabète” depuis 2007. Il cherche à développer des thérapies innovantes pour les formes les plus sévères du diabète. Dans ce cadre, les projets scientifiques ont été centrés sur la production d'îlots de Langerhans humains, le traitement du diabète de type 1 par allogreffe de ces îlots, le traitement du diabète induit par pancréatectomie par autogreffe et le traitement du diabète de type 2 par chirurgie métabolique. Depuis 2011, l’unité a étendu son champ d'expertise à l'étude des mécanismes de la survie et de la fonction des cellules bêta-pancréatiques.

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