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Faculté de pharmacie de Paris

Paris

La Faculté de Pharmacie (Paris) © Université Paris-Sud / Faculté de Pharmacie

La Faculté de Pharmacie (Paris)

La faculté de pharmacie de Paris est l’héritière de l’École de pharmacie créée en 1803, qui a ses origines dans les  bâtiments de l'ancienne communauté des maîtres apothicaires au Jardin des apothicaires créé en 1629, rue de l'Arbalète, dans le Vème arrondissement.  C’est dans ces bâtiments qu’est apparu, dès 1763, une première collection permanente des drogues usuelles. En pharmacie, on entend par "drogue", toute substance naturelle conservée par séchage,  destinée à la préparation de médicaments.

Évoqué dès 1864, un déménagement n'est envisagé qu'en 1870 et décidé en 1875. Sur un projet de Charles Laisné, le bâtiment est construit de 1877 à 1882 dans un style classique. Les locaux sont constitués de trois éléments : un bâtiment principal, une aile destinée aux travaux pratiques et un jardin botanique de 3 436 m2. L'école de pharmacie s’installe alors 4, avenue de l’Observatoire dans le VIème arrondissement en juillet 1882.

En 1896, la faculté s’agrandit, avec la construction d'un laboratoire de chimie minérale, entre les deux amphithéâtres. D'autres extensions sont réalisées dans l’entre deux guerres, avec l'adjonction d'un troisième étage au bâtiment principal, puis, en 1962, avec un nouveau bâtiment parallèle à celui des travaux pratiques. Couvrant 34 000 m2, la faculté comporte six amphithéâtres, des locaux administratifs, des salles de classe et une quarantaine de laboratoires. Le pôle pharmacie-biologie-cosmétologie de la bibliothèque interuniversitaire de santé est situé dans ces bâtiments.

Cependant, ne pouvant plus progressivement accueillir la totalité des étudiants, la faculté de pharmacie déménage à Châtenay-Malabry. Elle y ouvre ses portes à la rentrée universitaire de 1972, grâce à la ténacité des professeurs Yves Cohen et Jean-Louis Guignard.

La faculté de pharmacie de Paris, quant à elle, devient unité de formation et de recherche des sciences pharmaceutiques et biologiques après son déménagement et une composante de l'université Paris-Descartes. Elle accueille 4 000 étudiants et près de 200 doctorants. Outre son cursus traditionnel pharmaceutique qui se déroule sur six années, elle s’ouvre à la formation en sciences de la vie et de la santé.

Côté patrimoine, la faculté possède un musée des matières médicales unique au monde, doté de plus de 25 000 échantillons de substances végétales et animales et d'objets associés à leur production, leur transport, leur commerce et leur utilisation. Enfin, les collections de la bibliothèque inter-universitaire de santé associée à la faculté figurent parmi les trois plus riches du monde. Celle-ci possède tous les documents représentatifs du savoir médical et pharmaceutique depuis le XVème siècle et offre un exceptionnel fonds d’étude.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Pharmacologie - Innovations thérapeutiques - Toxicologie

Bernard Roques, chercheur pharmacologue réputé, a créé et dirigé de 1983 à 2001 la première unité Inserm, l’unité de recherche 266 en pharmacochimie moléculaire et structurale. Il a contribué à des avancées majeures en neurosciences et ouvert la voie à d’importantes innovations thérapeutiques dans les domaines de la douleur, des maladies neurodégénératives et psychiatriques, des troubles digestifs et des infections par le VIH. En 1998, il crée l’Institut Descartes des sciences du médicament Inserm/CNRS/université Paris V, dont les recherches ont mené à des concepts thérapeutiques nouveaux, associant, au sein de ses unités, des recherches biologique, chimique et thérapeutique dans quatre domaines principaux : la biologie cellulaire et moléculaire, la génétique, la biologie structurale, la pharmacochimie, la pharmacologie moléculaire et expérimentale.

Daniel Scherman succède à Bernard Roques à la direction de l’unité 266 de 2002 à 2003, celle-ci devenant  l’unité 640 “Pharmacologie chimique et génétique” de 2004 à 2009, puis 1022 “Technologies chimiques et biologiques pour la santé” de 2010 à 2016. Ses recherches portent sur l’endothélium des zones tumorales et inflammatoires, celui-ci constituant une cible privilégiée pour la délivrance locale de médicaments sous forme de nanoparticules. Il représente aussi un tissu cible en lui-même, en vue d’une action anti-angiogénique ou anti-ischémique. Par ailleurs, un second axe de recherche concerne la thérapie génique non virale du muscle squelettique, ainsi que l’utilisation du transfert de gènes intramusculaires pour la sécrétion systémique de facteurs, de cytokines ou d’anticytokines thérapeutiques. 

Jean-Michel Scherrmann a créé et dirige l’unité mixte de recherche Inserm 705/CNRS 8206 "Neuro-psychopharmacologie des addictions. Vulnérabilité et variabilité expérimentale et clinique" de 2005 à 2013. Il est un spécialiste des mécanismes qui régissent le transport des drogues à travers la barrière hémato-encéphalique. Ses travaux ont ouvert la voie à de multiples applications en pharmacologie et toxicologie cliniques. Ils ont ouvert notamment la voie à l'immuno-toxicothérapie, qui tire parti de la capacité d’un anticorps à séquestrer, puis à éliminer un toxique. Les recherches actuelles de l’unité concernent l'identification des facteurs de vulnérabilité et de variabilité d'ordres neurobiologique, pharmacocinétique et pharmacogénétique des conduites addictives.

Patrick Aubourg dirige l’unité 745 “Génétique et biothérapies des maladies dégénératives et prolifératives du système nerveux” de 2006 à 2013 sur le site, puis l’unité 1169 “Thérapie génique, génétique, et épigénétique en neuro-endocrinologie et développement de l'enfant” à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre depuis 2014. La stratégie scientifique de l’unité s’inscrit dans une démarche de lutte contre plusieurs maladies génétiques graves du système nerveux, touchant notamment de jeunes enfants et sources de handicaps sévères et de mortalité précoce : les leucodystrophies (maladies héréditaires de la myéline du système nerveux central) ; la neurofibromatose de type 1 (une maladie neurocutanée héréditaire, prédisposant au développement de tumeurs bénignes et malignes). Dans cet objectif, sont développées de manière intégrée des études de fonctions normales et pathologiques du système nerveux central et périphérique par des approches génomiques et des interventions thérapeutiques centrées autour de la thérapie génique.  

Joseph Emmerich dirige l’unité 765 “Thrombose : épidémiologie, physiopathologie et thérapeutiques innovantes” depuis 2006. Celle-ci consacre ses travaux à l’étude de la thrombose et à ses conséquences en pathologie humaine. Ses recherches se déclinent autour des quatre niveaux de régulation de l’hémostase : moléculaire, génétique, cellulaire et exogène. L’unité est également impliquée dans des protocoles de recherche clinique sur la thérapie cellulaire de l’ischémie (qui correspond à une diminution de la vascularisation artérielle, donc de l'apport sanguin, au niveau d'une zone plus ou moins étendue d'un tissu ou d'un organe), ainsi que dans le développement de nouveaux antithrombotiques et de tests diagnostique.

Pédiatrie - Croissance - Endocrinologie

Pédiatre endocrinologue, Danièle Evain-Brion a ouvert un nouveau champ disciplinaire par ses recherches pionnières sur la physiologie du placenta humain et sur le rôle des anomalies de la différenciation trophoblastique dans les pathologies périnatales (prématurité, pré-éclampsie, dystrophie fœtale) et de leur prise ne charge thérapeutique. Elle a été directrice de l’unité de recherche 427 "Développement humain : croissance et différenciation" de 1995 à 2005, puis de l’unité 767 "Grossesse normale et pathologique" de 2006 à 2013.

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