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École normale supérieure (ENS)

Paris

La première école normale, l’École normale dite de l’an III, est créée le 30 octobre 1794 (9 brumaire an III) à Paris par la Convention, sous l’impulsion de Dominique Joseph Garat, de Joseph Lakanal et du Comité d'instruction publique. Le but était de former des maîtres pour des écoles normales secondaires réparties sur l’ensemble du territoire et permettre ainsi d’assurer un enseignement de base homogène pour tous. Le cours inaugural fut donné le 20 janvier 1795 et le dernier le 19 mai 1795 dans l’amphithéâtre Verniquet du Muséum d’histoire naturelle. Rapidement fermée, elle a néanmoins réuni des professeurs marqués par l’esprit des Lumières, tels que les mathématiciens Gaspard Monge et Alexandre-Théophile Vandermonde, le naturaliste et médecin Daubenton ou les écrivains et philosophes Bernardin de Saint-Pierre et le philosophe et orientaliste Volney.

Elle est refondée par Napoléon en 1808 sous la forme d’un pensionnat normal créé au sein de l'université de France, pour former à l'art d'enseigner les lettres et les sciences. A l’origine exclusivement masculine, les promotions sont réduites, le règlement d'inspiration militaire et l'uniforme obligatoire. Jusqu'en 1818, les élèves sont choisis par les inspecteurs d’académie en fonction des résultats scolaires au lycée. En 1818, un concours d'entrée est instauré mais, considéré comme un foyer de l’esprit libéral, le pensionnat est supprimé par Frayssinous en 1822. Une ordonnance du 9 mars 1826 crée une école préparatoire, dans les locaux du collège Louis-le-Grand, puis du collège du Plessis à partir de 1828.

À la faveur de la révolution de juillet 1830, l’École préparatoire prend, par arrêté de Louis-Philippe, le nom d’École normale en référence à l’École normale de l’an III, puis à l’occasion de l’instauration d’écoles normales primaires en 1845, l’École normale est rebaptisée École normale supérieure. C’est seulement en 1847 que l’institution s’installe dans de nouveaux locaux, rue d’Ulm, dans le Vème arrondissement de Paris. Elle occupe encore aujourd'hui ces locaux qui seront agrandis notamment par la construction, en 1937, de bâtiments rue Lhomond pour les sciences expérimentales.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'École normale supérieure se replie à Clermont-Ferrand. Elle obtient en 1953 la personnalité civile et l'autonomie financière et, dès 1962, un décret du Premier ministre Georges Pompidou, reconnaît la vocation de l'école à la recherche. Mais les années qui suivent sont difficiles pour l'école, perçue comme contestataire par le pouvoir gaulliste et qui sera occupée par divers groupuscules maoïstes.

L'École normale supérieure actuelle résulte de sa fusion en 1985 avec l'École normale supérieure de jeunes filles, dite de Sèvres, fondée en 1881. Du fait de son ancienneté, elle est la seule à être qualifiée, dans les textes législatifs ou réglementaires, d'École normale supérieure, sans mention supplémentaire.

L'École normale supérieure a la particularité d'accueillir en proportions semblables à la fois des lettres et des sciences. L'établissement est divisé en départements d'enseignement et de recherche, auxquels sont rattachés plus de 35 unités mixtes de recherche associées à l'Inserm, au CNRS, à l'Inria, à l'Inra ou à l'INRP. La section des sciences comprend les départements de mathématiques et applications, de physique, d'informatique, de biologie, de chimie, de géosciences, et d'études cognitives. La section des lettres comprend les départements de philosophie, de littérature et langages, d'histoire, des sciences de l'antiquité, de sciences sociales, d’économie, de géographie, d'histoire et théorie des arts.

Simultanément membre de droit de la conférence des présidents d'université et de la conférence des grandes écoles, l'École normale supérieure se place à la charnière des grandes écoles, avec lesquelles elle partage le recrutement sélectif, et des universités : elle assure conjointement avec celles-ci l'ensemble de ses formations et activités de recherche, du master au doctorat.

Il existe actuellement en France trois autres écoles du même type : l’École normale supérieure de Lyon dont les origines remontent à 1880, l’École normale supérieure Paris-Saclay dont les origines remontent à 1891 et l’École normale supérieure de Rennes créée en 2013.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Patrick Charnay a dirigé l’unité 368 "Biologie moléculaire du développement" de 1993 à 2005. Ses recherches sont centrées sur les mécanismes moléculaires contrôlant le développement précoce du système nerveux, central et périphérique des vertébrés. Avec ses collaborateurs, Il a mis en évidence le rôle du facteur de transcription Krox 20 dans la segmentation du rhombocéphale, dans la myélinisation du système nerveux périphérique et dans l’établissement d’une frontière entre populations cellulaires gliales centrales et périphériques.

Jean-Yves Picard a dirigé l’unité 493 "Endocrinologie du développement" de 1998 à 2005 sur le site, puis l’unité 782 "Endocrinologie et génétique de la reproduction et du développement" de 2006 à 2012, à l’hôpital Antoine-Béclère à Clamart. Il est un spécialiste de l’hormone antimüllérienne (ou hormone de régression müllérienne), responsable de la régression de certaines structures embryonnaires permettant le développement harmonieux du fœtus mâle, et est aussi un marqueur de la fonctionnalité des ovaires. Les études génétiques du laboratoire ont notamment permis une meilleure connaissance des causes des anomalies de la différenciation de l'appareil génital, dans les syndromes d'ambiguïté sexuelle, de persistance des dérivés müllériens et d'aplasie müllérienne.

Frédéric Rosa a dirigé l’unité 784 "Génétique moléculaire du développement" de 2006 à 2009. Avec ses collaborateurs, il a exploré aux niveaux cellulaire, génétique et moléculaire les processus fondamentaux du développement du système nerveux et du tube digestif, dans plusieurs modèles animaux de vertébrés. Certaines équipes ont notamment tiré parti du modèle du poisson-zèbre pour étudier la migration des cellules lors de la formation de l’endoderme et le développement fonctionnel du système gustatif. D’autres ont étudié les mécanismes de régionalisation de structures cérébrales et le développement et la plasticité du cerveau.

Antoine Triller a dirigé l’unité 497 "Biologie cellulaire de la synapse normale et pathologique" de 1998 à 2005, devenue unité 789 de 2006 à 2009. Il y explore les bases cellulaires et moléculaires de la communication neuronale. Ces recherches sont réalisées notamment à partir du modèle de la synapse glycinergique, synapse inhibitrice, qui prédomine dans la moelle épinière et le tronc cérébral. Il cherche à comprendre les mécanismes contribuant à structurer la membrane post-synaptique, ainsi que les dysfonctionnements à l'origine de désordres moteurs. En 2010, il a pris la direction de l’unité mixte de recherche Inserm 1024/CNRS 8197/Ecole normale supérieure "Institut de biologie de l'ENS". L’activité de recherche couvre des champs thématiques variés : neurosciences, biologie du développement, génomique fonctionnelle, écologie et biologie de l’évolution.

Etienne Koechlin dirige l’unité 960 "Neurosciences cognitives" depuis 2013. Il mène des recherches pour comprendre les bases neurales de l'action et des processus cognitifs connexes, selon plusieurs dimensions : motrice, linguistique, sociale et intentionnelle. Il étudie, en particulier, l'architecture fonctionnelle cérébrale et les computations, manières de calculer le temps, effectuées par le cerveau, à l'aide de techniques d'imagerie cérébrale, de techniques de psychologie expérimentale et de modélisations mathématique et informatique.

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