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Conservatoire national des arts et métiers

Paris

Entrée du Cnam côté cour d'honneur (09/03/11) © Photo P.HAIM/image&son-CNAM

Entrée du Cnam côté cour d'honneur

Le conservatoire national des arts et métiers (CNAM) est un grand établissement d'enseignement supérieur et de recherche fondamentale et appliquée. Héritier de l'esprit des Lumières et des encyclopédistes, le conservatoire aura, dès son origine, une vocation multidisciplinaire.

Le 10 octobre 1794 (19 vendémiaire an III de la République), la Convention, sur proposition de l'abbé Grégoire, député, crée le Conservatoire des arts et métiers (le terme national viendra bien plus tard), avec pour objectif de diffuser largement l'innovation technologique, et mettre les savoirs à la portée du plus grand nombre. Le CNAM s'installe en 1799 au prieuré clunisien Saint-Martin-des-Champs, situé au 270–292, rue Saint-Martin.

Dans la loi du 10 octobre 1794 créant le Conservatoire des arts et métiers, l'une des missions confiée au nouvel organisme était de conserver les machines, modèles, outils, dessins, descriptions et livres utiles aux arts et métiers. La collection ainsi recueillie au fil des ans a engendré un musée exposant de façon traditionnelle les pièces jugées intéressantes, cette exposition permanente d'une partie des objets fut mise en place en 1852 dans la chapelle du prieuré.

Une ordonnance royale du 25 novembre 1819 donne au CNAM le caractère d'une "haute école d'application des connaissances scientifiques au commerce et à l'industrie". L'enseignement sera "gratuit et public pour l'application des sciences aux arts industriels". Les trois premières chaires, créées en 1819 sur ordonnance de Louis XVIII, seront : mécanique (Charles Dupin), économie industrielle (Jean-Baptiste Say), chimie (Nicolas Clément-Désormes).

Il y aura dix chaires d’enseignement au CNAM en 1848, 18 en 1882 et 40 en 1950. Vers 1862, environ 1 800 auditeurs se pressent chaque soir dans les amphithéâtres. Aux alentours de 1900, cependant, le nombre d’auditeurs diminue rapidement (de 200 environ pour chaque cours, en 1880, à 80 au début du siècle), l'enseignement dispensé par le CNAM ne conduisant à aucun diplôme. La question d'un enseignement validée par un diplôme, évoquée dès 1842 ne sera reprise qu’en 1902, avec la délivrance de certificats annuels, chaque professeur organisait, à la fin du dernier cours, un examen pour accorder une attestation. Les diplômes, instaurés en 1905 et "sanctionnant au moins deux cours tendant à un même but industriel ou professionnel", seront délivrés par l'administrateur du CNAM.

Le CNAM a également abrité de 1848 à 1878 le laboratoire de métrologie qui se consacre à la métrologie fondamentale, l'étalonnage et les essais industriels. Et le laboratoire national d'essais est implanté au CNAM de 1901 à 1978, chargé d'activités métrologiques et de contrôle de routine. Aujourd'hui, l'Institut national de métrologie, créé en 1969 et rattaché au conservatoire, est l'un des cinq laboratoires sur lesquels repose la métrologie française. Le CNAM accueille également, de 1900 à 1919, l'Office des brevets, devenu l'Office national de la propriété industrielle (INPI).

Aujourd'hui, le CNAM est placé sous la tutelle du ministre chargé de l'Enseignement supérieur et de la recherche. On y donne principalement des cours pour adultes engagés dans la vie active (techniciens, cadres) en formation continue d’ingénieurs. Parmi les 60 chaires représentées et leurs laboratoires, nombre d'entre elles ont des activités de recherche scientifique et industrielle, ce qui situe l'établissement à la pointe de la technologie française et internationale. Cette mission de recherche se concrétise par de nombreux brevets et des rapports très proches avec le milieu professionnel.

Le CNAM possède 150 campus en France métropolitaine (au moins un dans chacune des 27 régions) et outre-mer, ainsi que plusieurs centres à l'international accueillant près de 9 000 étudiants, principalement au Liban (3 800 élèves), au Maghreb et en Afrique francophone (4 000), mais également en Asie et en Amérique.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Epidémiologie et nutrition

Serge Hercberg, médecin et épidémiologiste, est directeur de l'Institut scientifique et technique de la nutrition et de l'alimentation au CNAM. Il est également et notamment directeur de l’unité Inserm 557 d’épidémiologie nutritionnelle, associée à l’Inra, le CNAM et l’université Paris XIII. Dans le champ de l’état nutritionnel et de la santé des populations, il a mené de très nombreuses enquêtes épidémiologiques sur des groupes à risque. Il a été le co-investigateur de l’étude SUVIMAX sur les relations entre nutrition et vieillissement et de l’étude SUFO.OM3 dans le domaine de la prévention des récidives cardio et cérébro-vasculaires. Il est l’investigateur principal de l’étude NutriNet-Santé sur l’évaluation des relations entre la nutrition et la santé et l’étude des déterminants des comportements alimentaires.

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