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Collège de France

Paris

Fronton du Collège de France - © Inserm, M. Depardieu

Fronton du Collège de France

Le Collège de France, fondé en 1530 sous le règne de François Ier, doit son origine à l'institution des lecteurs royaux, des humanistes chargés par le Roi d'enseigner les disciplines ignorées par l'université de Paris. À cette époque, il n'avait pas encore de locaux et n'existait que par le regroupement de ses membres. Ce collège royal devient alors l'un des hauts lieux de la recherche fondamentale et de l'enseignement supérieur français, dont la devise est Docet Omnia (enseigne tout). Jusqu'à nos jours, il dispense des cours ouverts à tous, gratuitement. Il faudra attendre le règne de Louis XV pour que le Collège de France s'installe dans ses bâtiments actuels du Vème arrondissement de Paris, dessinés par l'architecte Chalgrin.

Le Collège de France dispose de 52 chaires de professeurs titulaires et couvre un large éventail de disciplines, depuis les mathématiques jusqu’à la philosophie, en passant par la médecine, la physique, la chimie, la biologie…. Il présente cette particularité de renouveler ses chaires en fonction des derniers développements de la science et de choisir ses professeurs suivant l'importance de leurs travaux antérieurs et non de leurs titres universitaires.
Il réunit des chercheurs confirmés et des jeunes équipes au sein de laboratoires et d’instituts spécialisés, toujours associés à d’autres organismes de recherche tels que l’Inserm ou le CNRS.
C’est en 1971 que furent créées les premières unités de recherche Inserm sur ce lieu prestigieux.

Quelques contributions de l'Inserm sur le site du Collège de France

Un lieu pionnier en neurobiologie et neuropharmacologie

Jacques Glowinski est considéré comme l'un des pères fondateurs de la neurobiologie et de la neuropharmacologie en France. Il crée l'unité de recherche Inserm de neurobiologie pharmacologique en 1971 et la dirige jusqu’en 2003. Il. Il découvre notamment la première classe des anti-dépresseurs, les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO). Il concentre l'essentiel de ses travaux à l’étude des systèmes dopaminergiques, des neurotransmetteurs dont les altérations sont à l’origine de troubles observés dans la schizophrénie et la maladie de Parkinson.

Jean-Michel Deniau lui succède en 2004 à la tête de l’unité 667 "Dynamique et physiopathologie des réseaux neuronaux", unité qu’il dirige jusqu’en 2010. Ses recherches sont consacrées à la dynamique des interactions entre le cortex cérébral et les ganglions de la base (ensemble de structures nerveuses enfouies profondément sous le cortex). Les pathologies qui leurs sont associées touchent une importante proportion de la population et sont responsables de troubles moteurs et cognitifs sévères (maladie de Parkinson, dyskinésies, schizophrénie, troubles obsessionnels et compulsifs, addiction).

Alain Prochiantz, spécialiste de la communication et de la signalisation intercellulaires au cours du développement du système nerveux est directeur de l'unité mixte de recherche Inserm 1050/CNRS 7241 "Processus morphogénétiques" depuis 2011. Il est également titulaire de la chaire "Processus morphogénétiques" du Collège de France depuis 2007. Il poursuit des travaux en génétique du développement, qui visent à comprendre l'évolution de la complexité morphologique des organismes et les mécanismes de leur développement.

Des recherches nouvelles en viro-cancérologie

Françoise Haguenau a dirigé l’unité de recherche Inserm 112 "Rôle des virus dans la genèse des cancers" de 1971 à 1981. Elle a été l’une des premières à mener des travaux sur la carcinogenèse induite par des virus et, notamment, par le virus du sarcome de Rous, et sur la réponse immune de l’organisme à cette agression.

Des avancées majeures dans le traitement des maladies cardiovasculaires

Les travaux de recherche de Pierre Corvol, spécialiste du système rénine-angiotensine-aldostérone, système qui régule le métabolisme de l'eau et du sel et contrôle la pression artérielle, ont permis la compréhension et le traitement de l'hypertension artérielle et des maladies cardiovasculaires. Plus récemment, ses études ont porté sur la génétique de l’hypertension artérielle. Il a mené l’ensemble de ses travaux de recherche en tant que directeur de l’unité de recherche Inserm "Pathologie vasculaire et endocrinologie rénale" de 1980 à 2005. Il est directeur de l’Institut fédératif de recherche de biologie du Collège de France et l’administrateur du Collège de France depuis 2006.
Anne-Christine Eichmann lui a succédé à la direction de l’unité de recherche 833 "Angiogenèses embryonnaire et pathologique" de 2007 à 2010. Ses travaux vont porter sur l’étude du contrôle moléculaire du développement vasculaire.

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