toggle
ICON
Haut de page
Taille du texte
Ajouter au favoris
Imprimer
Envoyer à un ami
Partager

CHU et université de Nantes

Centre hospitalier universitaire (CHU) de Nantes

Le centre hospitalier universitaire de Nantes est composé de plusieurs établissements hospitaliers situés à Nantes et sa périphérie, ayant chacun leur spécificité médicale.

L'Hôtel-Dieu de Nantes est le principal et le plus ancien de ces établissements et abrite aujourd’hui les facultés de médecine, de pharmacie et de chirurgie dentaire. C'est au début du XVIème siècle que fut bâti de 1503 à 1508 l'Hôtel-Dieu Notre-Dame-de-la-Pitié, dit Hôtel-Dieu de l'Erdre, sur un emplacement qui, aujourd'hui, se trouve au cœur de la ville, en bordure du cours des Cinquante otages, qui était alors le confluent malsain de l'Erdre et de la Loire, toutes deux comblées de nos jours en cet endroit. Ce premier Hôtel-Dieu était exposé aux débordements de la rivière. L’hôtel Dieu a été reconstruit sur son lieu actuel, appelé autrefois la prairie de la Madeleine, et mis en service en 1655.

Un second établissement a été construit par l'architecte Joseph-Fleury-Chenantais au sud du précédent et inauguré en 1863, bâti sur un modèle largement usité à l'époque (hôpital Saint-André à Bordeaux, hôpital Lariboisière à Paris...). S'adaptant à l'évolution des techniques médicales au XXème siècle, l'établissement est progressivement doté de nouveaux services. Malheureusement, la Seconde Guerre mondiale met fin à son histoire. En septembre 1943, les bombardements alliés ravagent une partie de la ville de Nantes et détruisent la quasi-totalité des bâtiments de l'Hôtel-Dieu.

Après la Libération, l'édification du nouvel hôpital à l'emplacement de l'ancien Hôtel-Dieu est confiée à l'architecte Michel Roux-Spitz, chargé de la reconstruction de la ville. Les travaux débutent en 1951 et vont constituer l'un des principaux chantiers du centre-ville durant les années 1950. Après le décès de Roux-Spitz en 1957, le nouvel Hôtel-Dieu sera terminé par son collaborateur Yves Liberge et par son fils Jean Roux-Spitz. Après bien des difficultés, dont la nécessité d'ancrer profondément une importante masse de béton sur un sol sablonneux, le nouvel hôpital accueille enfin son premier patient en mai 1964 dans le pavillon de la Mère et de l'Enfant

Source : http://www.chu-nantes.fr (section Histoire des établissements)

Université de Nantes

L’université de Nantes a été créée sous sa forme actuelle par un décret du 29 décembre 1961, mais trouve son origine dans l'université de Bretagne fondée en 1460 par François II, duc de Bretagne, et dissoute au moment de la Révolution française. Elle possède plusieurs campus dans l'agglomération nantaise et compte aussi des antennes à Saint-Nazaire et à La Roche-sur-Yon.

En 1962, trois facultés nouvelles (sciences, lettres, droit) s’installent sur le campus des bords de l’Erdre sur les domaines du Tertre et de la Lombarderie, récemment acquis par la ville de Nantes. La Loi Faure, qui fait suite aux événements de mai 1968, supprime les facultés et institue des unités d’enseignement et de recherche au sein des nouveaux établissements publics universitaires désormais autonomes. En 1970, les statuts de l’université de Nantes sont adoptés : ils font mention d’unités de formation et de recherche, littéraires, scientifiques, de droit, de sciences économiques, de gestion des entreprises, de médecine, de pharmacie et d’odontologie.

En 2004, a été créé l'institut du thorax, qui rassemble dans une structure commune les soins, l'enseignement et la recherche dans les disciplines cardiovasculaires, respiratoires et métaboliques. Cette organisation favorise le partage des idées, des compétences et des expertises, et l'émergence de nouvelles pistes de recherche. Aujourd'hui, il associe un pôle médical fort, une structure de recherche clinique et une unité mixte de recherche fondamentale Inserm/CNRS/université de Nantes.

L'université Nantes Angers Le Mans a été créée en 2008, née de la volonté des acteurs de la recherche et de l’enseignement supérieur de la région Pays de la Loire de mener une politique concertée. L'université Nantes Angers Le Mans a maintenant fusionné avec l'université européenne de Bretagne pour donner naissance en janvier 2016 à l'université Bretagne Loire.

Vers un nouveau quartier hospitalo-universitaire sur l’Île de Nantes

La recherche en santé à Nantes a connu un développement très rapide ces dernières années. L’institut de recherche en santé (IRS) de l'université de Nantes, notamment, est entré en service en 2009. Ce bâtiment, situé quai Moncousu, est consacré à la recherche en biologie-santé et réunit plusieurs laboratoires de recherche de l'Inserm, de l'université de Nantes et du CHU.

A l’horizon 2025, un nouveau quartier hospitalo-universitaire verra le jour sur l’Île de Nantes, rassemblant hôpital, facultés de médecine et d’odontologie, instituts de recherche et études paramédicales. Le CHU sera transféré sur l’Île de Nantes pour le regroupement en un seul site de l'hôpital de l’Hôtel Dieu (centre-ville) et Nord - Laënnec (Saint-Herblain). Aux abords du terrain qui accueillera le futur hôpital, deux nouveaux IRS (IRS2 et IRS Campus) de l'université de Nantes sont actuellement en construction.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Cancérologie – Immunologie - Transplantation

Bernard Le Mevel a dirigé l’unité de recherche Inserm 211 “Interactions cellulaires dans le cancer” de 1977 à 1986 à la faculté de médecine de l’Hôtel-Dieu. Il a mené ses recherches sur la différenciation des lymphocytes T et B chez l’embryon, la caractérisation des marqueurs de différenciation (enzymes membranaires), la différenciation fonctionnelle lymphocytaire (mécanismes de reconnaissance et de rejet cellulaires allogénique ou tumoral).

Jean-Paul Soulillou lui succède de 1987 à 1994, l’intitulé de l’unité devenant “Effecteurs lymphocytaires T”.  Il a étudié les mécanismes d’induction de tolérance aux allogreffes chez l’animal, les allo et xénogreffes de pancréas et les molécules d’adhésion en prévention du rejet. Il dirigera ensuite les unités 437 de 1995 à 2003 et 643 de 2004 à 2008, sous l‘intitulé  "Immunointervention dans les allo et xenotransplantations”, à l'Hôtel-Dieu. Il a également créé et dirigé des sociétés qui développent  de nouveaux produits en transplantation. Jean-Paul Soulillou a été honoré par le Prix d’honneur Inserm 2012 et le Prix Medawar en 2016.

Ignacio Anegon lui succède à la direction de l’unité 643 de 2009 à 2011, et dirige l’unité 1064  "Transplantation et immunologie” à l’Hôtel-Dieu depuis 2012. L’objectif de ses recherches est d’analyser les réponses immunes et de les contrôler, principalement dans les domaines de la transplantation d’organes et de cellules, mais aussi dans les maladies rénales d’origine immunologique et les maladies auto-immunes. La thérapie génique, comparable à une transplantation de gènes, est aussi concernée par ces travaux, car c’est une situation dans laquelle les réponses immunes jouent un rôle majeur et doivent être comprises et contrôlées.

Marc Bonneville va d’abord succéder à Jean-Paul Soulillou à la direction de l’unité 211 de 1995 à 1997, pour créer et diriger ensuite successivement les unités 463 “Interactions récepteurs ligands en immuno-cancérologie et immuno-pathologie” de 1997 à 2003, 601 “Cancérologie” de 2004 à 2007, puis l’unité mixte Inserm 892/CNRS 6299, de 2008 à 2011 au CHU. Avec ses collaborateurs, il procède à l’évaluation, sous les angles moléculaire, phénotypique et fonctionnel, des réponses T dans divers contextes infectieux (virus d’Epstein-Barr, cytomégalovirus, virus de l’hépatite C) et tumoraux (hépato-carcinome). Ils analyseront également les réponses T dites non conventionnelles, dirigées contre des antigènes non peptidiques conser­vés, retrouvés sur de nombreuses tumeurs et divers pathogènes.Ils mettront en place de nouveaux protocoles immuno-thérapeutiques ciblant les sous-populations T non conventionnelles.

Jacques Le Pendu a succédé à la direction de cette unité mixte, intitulée désormais centre de recherche en cancérologie de 2012 à 2015. Avec ses collaborateurs, il a poursuivi les recherches déjà menées dans le laboratoire et développé des programmes multidisciplinaires alliant recherche fondamentale et recherche clinique dans le domaine de l'oncologie.

Khaled Meflah a dirigé l’unité 419 “Biologie des cancers coliques et thérapeutique expérimentale” de 1995 à 2004 à l’institut de biologie du CHU. Avec ses collaborateurs, il a étudié les antigènes associés aux tumeurs digestives ; l’apoptose et la thérapie expérimentale des cancers coliques et l’immunoprophylaxie des cancers coliques par les fibres alimentaires.

Philippe Moullier a d’abord dirigé l’unité 649  “Vecteurs viraux et transfert de gènes in vivo” de 2004 à 2011, puis l’unité mixte Inserm 1089  “Thérapie génique translationnelle dans les maladies de la rétine et neuromusculaires” depuis 2012 à l’institut de recherche en santé IRS. Cette unité accueille une plateforme de production de vecteurs viraux, dérivés de virus adénoviraux, lentiviraux ou de virus adéno-associés, pour la communauté scientifique.

Danila Valmori dirige l’unité mixte Inserm 1102/université de Nantes "Vaccins anti-cancer et immunorégulation” au centre de lutte contre le cancer (CLCC) depuis 2012. Les recherches de l’unité visent à identifier les étapes moléculaires et cellulaires qui conduisent à une réponse immunitaire anti-tumorale efficace, avec pour objectifs : identifier et caractériser les antigènes cibles appropriés,  élaborer des stratégies d’élicitation et d’immuno-monitorage des réponses immunitaires aux cibles choisies ; identifier les points clefs d’immunorégulation empêchant une immunité anti-tumorale efficace.

Ostéologie – Odontologie – Biomatériaux

Bertrand Kerebel a dirigé l’unité 225 "Les tissus calcifiés” de 1978 à 1990 à la faculté de chirurgie dentaire. Il a étudié : les processus de minéralisation et de leurs altérations de l’émail, de la dentine, du cément et de l’os alvéolaire ; les dystrophies dentaires ; les effets des carences nutritionnelles.

L’unité mixte de recherche Inserm 791/université de Nantes "Ingénierie ostéo-articulaire et dentaire” a été dirigée par Pierre Weiss, à la faculté de chirurgie dentaire de 2006 à 2013. Elle a développé ses recherches sur les biomatériaux en cérami­que à base de phosphate de calcium et sur des hydrogels, ainsi que sur les cellules souches adultes mésenchymateu­ses pour l’ingénierie tissulaire, afin de reconstruire principalement des lésions osseuses et du cartilage.  L’objectif est d’élargir l’utilisation des biomatériaux dans le domaine des biothérapies.

Dominique Heymann dirige l’unité mixte 957 "Physiopathologie de la résorption osseuse et thérapie des tumeurs osseuses primitives" à la faculté de médecine depuis 2009. Les recherches de l’unité ont pour objectifs de mieux caractériser les communications entre cellules tumorales et cellules du microenvironnement osseux et d’identifier ainsi de nouvelles voies thérapeutiques alternatives ou adjuvantes, afin d’améliorer la réponse de ces tumeurs aux traitements.

Gastroentérologie – Neuro-gastroentérologie  

Christian Laboisse a dirigé l’unité Inserm 539  "Biologie et physiopathologie intestinales. Pharmacologie nutritionnelle" à la faculté de médecine de 2000 à 2007. Les recherches de l’unité portent sur le décryptage des mécanismes régulant les fonctions intestinales chez l’homme normal et en pathologie humaine par des approches allant de la biologie cellulaire à la physiologie intégrée. Cet objectif s’inscrit dans une triple perspective, physiologique, physiopa­thologique et pharmacologique.

Michel Neunlist dirige l’unité 913 "Neuropathies du système nerveux entérique et pathologies digestives : implication des cellules gliales entériques" à l’Hôtel-Dieu, depuis 2008. Dans le domaine de la neuro-gastroentérologie, les travaux de l’unité visent à comprendre le rôle du système nerveux entérique dans le contrôle du système digestif et dans les pathologies affectant le tube digestif et d'autres organes.

Nicolas Ferry a dirigé l’unité 948 "Biothérapies hépatiques" à l'Hôtel-Dieu de 2009 à 2012. Il a mené ses travaux de recherche en collaboration étroite avec la médecine clinique dans le domaine du transfert de gènes appliqué aux hépatopathies héréditaires et acquises. Des protocoles de correction des hépatopathies héréditaires par des techniques de thérapie génique ont été ainsi développés.

Cardiologie - Pneumologie

Denis Escande a d’abord dirigé le contrat jeune formation Inserm “Physiopathologie et pharmacologies cellulaire et moléculaire” de 1996 à 1999, devenu l’unité mixte Inserm 533/université de Nantes de 2000 à 2006, année de son décès, à la faculté de médecine. Il a été l'un des meilleurs spécialistes de la mort subite chez l'adulte et occupe une place parmi les tous premiers leaders internationaux de l'étude de ce que l'on appelle aujourd'hui les canalopathies à l’origine d’arythmies cardiaques.  

L’unité devient ensuite l’unité mixte Inserm 915 intitulée l'institut du thorax et dirigée par Pierre Pacaud, puis l’unité mixte Inserm 1087/CNRS 6291, sous le même intitulé et dirigée par Hervé Le Marec à l’institut de recherche en santé (IRS), depuis 2012. Les recherches de l’unité portent sur les mécanismes physiopathologiques des maladies cardiovasculaires fréquentes (troubles du rythme et de la conduction, maladies valvulaires) et des facteurs de risque associés (hypertension artérielle et dyslipidémies). L’unité développe aussi une recherche dans les pathologies pulmonaires et, plus particulièrement, dans l’asthme.

Voir Modifier Créer ici
Facebook Twitter Google+ Linkedin Viadeo Delicious StumbleUpon Evernote Scoop it Netvibes