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CHU de Rennes

Rennes

Pavillon des urgences ouvert en 2012, construit sur l'emplacement exact de l'ancienne communauté © CHU de Rennes

Pavillon des urgences ouvert en 2012, construit sur l'emplacement exact de l'ancienne communauté

L’Hôtel-Dieu

L’Hôtel Dieu, fondé en 1358 par un prêtre du diocèse de Tréguier, Eudon le Bouteiller, sous le nom d’Hôtel ou Maison de Dieu de Saint Yves, occupa jusqu’au mois de novembre 1858 un emplacement en bordure de la rivière de Vilaine à quelques pas de la cathédrale de Rennes. La régularisation du cours de la rivière et la construction des quais, en faisant tomber une partie des bâtiments de Saint-Yves, conduisent à la reconstruction de l’Hôtel-Dieu au nord de la Ville sur le terrain de la Cochardière, où il se trouve aujourd’hui. Dénommé hôpital Napoléon III, en souvenir de la visite qu’y firent, au mois d’août 1858, l’Empereur et l’Impératrice, il a pris, depuis la chute de l’Empire, le nom d’Hôtel-Dieu. Dans les années 1990, le CHU de Rennes s’est engagé dans une importante opération de conversion de l’Hôtel-Dieu en établissement de personnes âgées. L’actualisation du plan gérontologique va contribuer à la construction du pavillon Damien-Delamaire, inauguré le 23 janvier 1998. Cet établissement de soins de longue durée permet l’hospitalisation et l’hébergement de patients qui ne peuvent être soignés à domicile ou dans une maison de retraite, en raison de leur état de santé et/ou de leur grande dépendance.

L’hôpital Pontchaillou

"L’hôpital général" de Rennes, fondé au faubourg de la Croix-Rocheron (aujourd’hui rue de l’Arsenal) sous le nom d’“hôpital général de la Charité” par les Lettres patentes d’avril 1679 du roi Louis XIV pour recevoir les vieillards valides ou infirmes nécessiteux et les enfants abandonnés, succède à “l’hôpital de la santé” ouvert en 1607 dans le même lieu pour recevoir les malades contagieux et plus spécialement les pestiférés. L’hospice des incurables créé sur le terrain de la Gaurretais (rue de la santé) s’y annexe en 1697. En 1873, l’Etat prend le bel établissement de l’hôpital général pour en faire un parc d’artillerie, en échange des deux anciens couvents de Saint-Melaine et des Catherinettes. Mais l’état de vétusté des bâtiments, leur entretien coûteux, l’incommodité des services séparés portera l’administration des hospices à rechercher les moyens de réunir dans un seul établissement ses différentes maisons. Elle acquiert, en 1885, le domaine de Pontchaillou et le 17 juin 1901 les deux hospices des incurables et des catherinettes y sont évacués. Les patients du couvent de Saint-Melaine y seront installés le 4 novembre 1919. En 1959, commence la construction du bloc hôpital Pontchaillou, dont les travaux dureront dix ans.

La Massaye

Le château de la Massaye, situé au sud de Rennes, reconstruit au XVIIème siècle, a conservé sa chapelle, ses jardins à la française, ainsi que ses douves. L’ancien château, fortifié, fut pris par les ligueurs en 1592, par les royaux en 1593 et rasé sur ordre de Richelieu. Au XVIIème siècle, il devient le domaine de Madeleine Fouquet, épouse du seigneur de Bourblanc, puis de Jeanne de Pois, veuve de Sébastien de Lys en 1695. Il passera par alliance au Duc d’Arenberg en 1756, puis au Buret en 1780 et 1917 et enfin au Plaine Epine jusqu’en 1928. C’est en 1966 que le CHU ouvre une maison de retraite dans les locaux loués à l’association centrale des vétérinaires. La modification des modes de prises en charge des personnes âgées conduit le CHU à fermer la Massaye en juin 2005.

La Tauvrais

Cet établissement, ouvert en 1978, accueille les personnes âgées dont l’état de santé nécessite un environnement médical. Cet accueil s’effectue en long séjour (hébergement et soins aux personnes âgées ayant perdu partiellement ou totalement leur autonomie de vie) ou en moyen séjour (rétablissement des malades âgés après la phase aiguë de la maladie, en vue d’un retour à domicile). Cet établissement a été doté d’une unité d’orientation des personnes âgées, dont l’objectif est la prise en charge des patients âgées venant des urgences.

L’hôpital Sud

C’est en mars 1974 que le conseil d’administration du CHU de Rennes décide de retenir le modèle de l’hôpital type Fontenoy, avec une variation architecturale dans la construction du bâtiment en X, en vue de doter la ZUP Sud de Rennes d’un équipement hospitalier. Le chantier est ouvert en 1976 et l’hôpital mis en fonctionnement en 1980. D'importants travaux de mise aux normes et de restructuration ont été réalisés, pour transformer l'hôpital Sud en hôpital de la femme et de l'enfant.

Contribution de l’Inserm sur le site de l’hôpital Ponchaillou

Hépatologie

Michel Bourel, fondateur et directeur de la première unité Inserm de Bretagne, l’unité 49 de recherche en hépatologie, a fait de Rennes le meilleur centre pour l’étude, le diagnostic, le traitement et la prévention de l’hémochromatose. Ses travaux étaient fondés sur l’intuition pionnière que la compréhension des mécanismes sous-jacents à la maladie du foie passe par la modélisation cellulaire et par la synergie des mondes de la recherche fondamentale et de la recherche clinique. Il lèguera à ses élèves, devenus ses successeurs, un remarquable ensemble construit sur les valeurs d’une véritable école.

André Guillouzo succède à Michel Bourel de 1985 à 1995 à la direction de l’unité (que reprendra Christiane Guillouzo), puis de l’unité 456 “Détoxication et réparation cellulaire”, devenue 620, de 1997 à 2008. Ses recherches concernent les cellules du foie et leur culture, au service notamment de la pharmaco-thérapeutique et du développement de nouveaux médicaments. L’industrie pharmaceutique s’est montrée très intéressée par les modèles qu’il a développé, au point de justifier le développement de la société Biopredic de culture in vitro de cellules.

Christiane Guillouzo, succédant à André Guillouzo, a été directrice de l’unité Inserm 49 de 1996 à 1999, devenue unité 522 “Régulation des équilibres fonctionnels du foie normal et pathologique” de 2000 à 2008. Ses travaux portent : sur l’homéostasie du foie (voies de signalisation, régénération et thérapie) ; sur les aspects physiologiques et pathologiques entre fer et foie ; sur les agents infectieux et les pathologies virales du foie.

Bruno Clément a été directeur de l’unité Inserm 991 “Foie, métabolismes et cancer” de 2010 à 2016 et dirige l'unité 1241 “Nutrition, métabolisme et cancer“ depuis 2017. Après avoir largement contribué à la caractérisation du microenvironnement cellulaire et à son rôle biologique dans le fonctionnement des hépatocytes normaux et transformés, il s’attache aujourd’hui à élucider les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans le métabolisme hépatique, la réponse du foie à des agressions exogènes ou endogènes et la survenue de cancers primitifs de cet organe.

Imagerie médicale, technologies biomédicales et nouvelles méthodes de partage des connaissances biomédicales

Jean-Marie Scarabin a dirigé l’unité Inserm 335 “Signaux et image en médecine” de 1990 à 1994. Les recherches du laboratoire portaient notamment sur le traitement de signaux multidimensionnels, les méthodes et systèmes d'aide à la décision, la représentation tridimensionnelle des structures anatomiques, l’établissement de plannings thérapeutiques assistés par ordinateur en neurochirurgie et la quantification 3D en médecine nucléaire.

Anita Burgun a dirigé l’unité Inserm 936 “Modélisation conceptuelle des connaissances biomédicales” de 2009 à 2013. Les travaux du laboratoire concernaient une nouvelle discipline de la recherche médicale, au carrefour de la médecine, de l'informatique, de la génomique, de la philosophie analytique et des sciences du langage. L’objectif est d'intégrer des informations dispersées, hétérogènes pour les transformer en données symboliques interprétables. En effet, l'explosion des découvertes dans le domaine de la biologie moléculaire a engendré un nombre considérable de données provenant de la génomique, de l'épidémiologie, de l'environnement, de la clinique, de l'imagerie médicale, qu'il n'est plus possible de traiter ni manuellement ni automatiquement. D’où le développement par l’unité de nouvelles méthodes pour structurer et partager les connaissances.

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