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CHU d'Angers

Angers

L’hôpital d’Angers, actuel centre hospitalier universitaire (CHU), est issu de la réunion de quatre institutions caritatives, qui ont façonné l’histoire hospitalière de la ville sous l’Ancien Régime.

Il s’agit tout d’abord de l'hôpital Saint-Jean ou hôtel-Dieu. Fondé à la fin du XIIème siècle par Etienne de Marsai, sénéchal d’Henri II Plantagenêt, sur les ordres de son roi, il est l’un des plus anciens témoins de l'architecture hospitalière française. La salle des malades, édifice majeur de l'art gothique de l'ouest de la France, forme avec la chapelle, le cloître et les greniers, un remarquable ensemble médiéval civil. Désaffecté en 1865, l'hôpital Saint-Jean est classé monument historique et a été converti en 1986 en musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine.

Les autres institutions sont trois hospices édifiés aux XVIIème et XVIIIème siècles : l'hospice des Renfermés, qui s'occupait des nécessiteux, l'hospice des Incurables et l'hospice des Pénitentes, qui accueillait les femmes ayant mauvaise réputation.

Ces trois hospices furent rassemblés administrativement sous la révolution, mais leur regroupement sur le site actuel fut réalisé au XIXème. Les bâtiments, dessinés par l'architecte Édouard Moll, prirent alors le nom d’hospice Sainte-Marie, d’après le nom des sœurs officiant dans les trois structures préexistantes. La première pierre fut posée en 1849 par Napoléon III, venu inaugurer la ligne de chemin de fer Paris-Angers. Une nouvelle série de travaux de 1862 à 1865 permit la construction des nouveaux bâtiments de l’hôtel-Dieu sur l’emplacement actuel, devant ceux de Sainte-Marie.

Au début des années 1900, l'hôpital d'Angers s'agrandit et s'équipe de plusieurs services spécialisés, pour devenir en 1966, le centre hospitalier universitaire (CHU). Dès lors, celui-ci, afin de répondre à sa triple mission de recherche, de soins et d’enseignement, n’a cessé de s’agrandir.

Côté recherche, le CHU compte des partenariats bien établis avec l’université d’Angers et les grands organismes institutionnels (Inserm, CNRS, …) En 2011, l’ouverture de l’Institut de biologie en santé (IBS) dans l’enceinte du CHU a permis de réunir en un bâtiment unique le plateau de biologie hospitalière du CHU et l’Institut de recherche et d’ingénierie de la santé (IRIS1) de l’université d’Angers. Cette synergie hospitalo-universitaire, orientée vers la recherche, permet une mutualisation des compétences et une économie de moyens. La construction d’un nouveau bâtiment (IRIS 2), à proximité de l’IBS, pour accueillir d’autres laboratoires de recherche en santé, a été terminée en 2017.

Quelques contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Philippe Brachet a dirigé l’unité Inserm 298 "Neurobiologie et immunopathologie des maladies dégénératives du système nerveux" de 1986 à 1998. Les travaux du laboratoire ont porté sur les rôles neuro et immuno-modulateurs de la vitamine D dans le système nerveux central. Ils ont porté également sur l’étude, au cours du vieillissement, des neuro-dégénérescences induites ou naturelles.

Hugues Gascan a dirigé l’unité Inserm 564 "Cytokines : structures, signalisation et prolifération tumorale" de 2002 à 2011 à l’Institut de biologie en santé, au sein du CHU. Ses recherches ont porté sur l’étude structurale et la signalisation des récepteurs de cytokines, l’étude de la régulation du cycle cellulaire et des processus tumoraux par les cytokines de la famille de l'IL-6 et l’adaptation cellulaire au cours du développement tumoral.

Jean-Pierre Benoit a dirigé l’unité Inserm 646 "Ingénierie de la vectorisation particulaire. Application au diagnostic et à la thérapeutique" de 2004 à 2011, devenue l’unité mixte Inserm 1066 "Micro et nano-médecines biomimétiques" à l’institut de biologie en santé, au sein du CHU. Il développe des stratégies de nano-médecine, notamment en élaborant des nano-capsules lipidiques et des microparticules biodégradables pour lutter contre certains cancers.

Yves Malthiéry a dirigé l’unité Inserm 694 "Mitochondrie : régulations et pathologie, biochimie et biologie moléculaire" de 2005 à 2011. Il a exploré la fonction métabolique mitochondriale et sa régulation à partir de 3 modèles : les tumeurs thyroïdiennes, les états de perte de poids et certaines neurodéficiences, telle l’atrophie du nerf optique.

Daniel Henrion a dirigé l’unité mixte de recherche Inserm 771/CNRS 6214/université d'Angers "Biologie neurovasculaire intégrée"  de 2006 à 2011, et dirige l'unité mixte, devenue 1083 "Biologie neurovasculaire et mitochondriale intégrée"  depuis 2012, à la faculté de médecine, CHU d’Angers. Le laboratoire concentre ses travaux sur l’étude des dysfonctionnements du système artériel périphérique, impliqués dans certaines pathologies. Parmi les facteurs de risque impliqués dans ces dysfonctions vasculaires, il étudie les conséquences d'un stress chronique et le rôle des cellules chromaffines des surrénales et des hormones thyroïdiennes, qui influencent l'homéostasie vasculaire et la bioénergétique mitochondriale. Et il étudie également les changements épigénétiques acquis lors de la grossesse, qui affectent le tonus vasculaire lorsque les mères sont soumises à des facteurs de risque comme le diabète.

Daniel Chappard a dirigé l’unité Inserm 922 "Remodelage osseux et biomatériaux" de 2008 à 2012 à l’université d'Angers, devenue ensuite "Groupe d'études Remodelage osseux et biomatériaux - GEROM", qu’il dirige depuis 2013, situé à l’Institut de biologie en santé, au sein du CHU. L’unité développe une thématique sur le tissu osseux, ses mécanismes de régénération et son comportement au contact de biomatériaux implantés en site osseux. Cette activité implique l’étude des mécanismes physiopathologiques des maladies osseuses et le développement de modèles expérimentaux de ces maladies.

Ramaroson Andriantsitohaina dirige l’unité Inserm 1063 "Stress oxydant et pathologies métaboliques " à l’Institut de biologie en santé, au sein du CHU, depuis 2012. Le projet scientifique porte sur des thématiques translationnelles du stress oxydant dans les pathologies métaboliques, avec un intérêt particulier pour la fonction mitochondriale.

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