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CHRU de Montpellier

Montpellier

Avec la plus ancienne faculté de médecine du monde occidental toujours en activité, le centre hospitalier régional et universitaire (CHRU) de Montpellier a derrière lui une tradition médicale séculaire de soins, d’enseignement et de recherche.

C'est en 1137 que les premiers témoignages de la médecine sont retrouvés à Montpellier. Les hôpitaux médiévaux sont nés dans une cité marchande et répondent à la nécessité de soigner les nombreux pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, de Rome ou de Jérusalem, mais aussi à celle de les filtrer et de les empêcher de provoquer des désordres publics ou de propager de redoutables épidémies. Les guerres de religion aboutissent à la destruction de nombreux hôpitaux, souvent d'obédience catholique, et au rapatriement au centre-ville du plus important d'entre eux, l'hôpital Saint-Eloi. A la révolution, le pouvoir hospitalier passe aux mains de la municipalité. La faculté de médecine se voit confier la gouvernance des grandes cliniques médicales et chirurgicales, lieux de soins et d'enseignement de la médecine.

La création du CHRU de Montpellier est historiquement associée à l'ordonnance "Robert-Debré" du 30 décembre 1958, qui unit par convention les grands hôpitaux publics et les facultés de médecine.

En une quarantaine d’années, le CHRU abandonne notamment l’hôpital général vieux de trois siècles, construit quatre nouveaux hôpitaux (Gui-de-Chauliac, Lapeyronie, Arnaud-de-Villeneuve, Antonin-Balmès) et rénove profondément des bâtiments anciens (Saint-Eloi, La Colombière, Bellevue).Cette expansion est bien évidemment à mettre sur le compte de l'évolution démographique de la région, des progrès de la science biomédicale et de la profonde transformation de la société française.

Doté d'un plateau technique considérable, qui occupe 60% de la surface construite, le nouvel hôpital est mis en service en 1983. Il regroupe le service des urgences, l'orthopédie, l'urologie, la chirurgie pédiatrique, l'odonto-stomatologie et un certain nombre de spécialités médicales comme la rhumatologie, l'endocrinologie, l'hématologie et la médecine interne.

Aujourd'hui, positionné comme un pôle sanitaire de premier plan, avec sept établissements intervenant dans tous les domaines de la santé, le CHRU occupe le cinquième rang des centres hospitaliers universitaires de France. Il a pour missions fondamentales le soin, l'enseignement, la recherche, mais également la prévention, l'éducation en santé et la lutte contre l'exclusion sociale. Il s'organise autour de pôles hospitalo-universitaires regroupant toutes les spécialités médico-chirurgicales, qui sont répartis sur plusieurs sites géographiques à Montpellier

L’hôpital de Saint-Eloi

Le nom de Saint-Eloi est mentionné pour la première fois en 1183 pour désigner un établissement situé hors des remparts de la ville entre les actuelles rue de Verdun, Clos René et Maguelonne.

Avec les guerres de religion qui vont frapper Montpellier dès la moitié du XVIème siècle, l’hôpital déménage à l'intérieur des murs. Pendant près de 300 ans, les montpelliérains vont être soignés dans l'Hôtel-Dieu - Saint-Eloi, devenu à la Révolution l’hôpital Saint-Eloi, situé au bas de la rue de la Blanquerie, aujourd'hui rue de l'Université. Ce grand hôpital, civil et militaire, reste sous l'ancien régime fermé aux professeurs de la faculté de médecine. Sa notoriété est grande et les praticiens qui y travaillent sont volontiers médecins et chirurgiens du roi.

A la Révolution, l'hôpital s'ouvre à l'enseignement de la médecine. Cet établissement est abandonné en 1890 pour un nouvel hôpital, situé à l'extrémité du faubourg Boutonnet, nommé hôpital suburbain jusqu'en 1930. Œuvre de l'architecte Casimir Tollet, cet hôpital pavillonnaire de 600 lits est initialement civil et militaire. Devenu clinique Saint-Eloi, puis hôpital Saint-Eloi, en 1976, il perd peu à peu sa vocation militaire.

Tout au long du siècle, ses médecins et chirurgiens contribuent activement à la recherche médicale et chirurgicale. L'œuvre de neurologues, comme Joseph Grasset, les recherches sur les sulfamides hypoglycémiants et l'insulinothérapie, la prise en charge de la douleur, l'engagement précoce en faveur des greffes d'organes (cœur, foie), la neurochirurgie de l'épilepsie et des mouvements anormaux en sont, parmi d'autres, des exemples démonstratifs.

Le développement récent d'unités de recherche sur le site hospitalier témoigne d'un réel effort en faveur d'une médecine moderne.

L’hôpital Arnaud-de-Villeneuve

Cet hôpital porte le nom d’Arnaud de Villeneuve, né aux environs de 1240. Celui-ci étudie la philosophie à Montpellier vers 1260, effectue de nombreux voyages, puis revient à Montpellier où il étudie et enseigne. Précurseur en matière d'hygiène, il introduit, en médecine, "l'eau ardente de Maître Arnaud" (alcool médicinal).
Dernier né des hôpitaux de Montpellier, l’hôpital Arnaud-de-Villeneuve regroupe des spécialités médicales, chirurgicales et obstétricales organisées en deux pôles : le pôle cardio-pneumologique pour le diagnostic et le traitement médico-chirurgical des maladies cardiovasculaires et respiratoires ; le pôle "femmes-enfants" regroupant les unités de gynécologie obstétrique et la pédiatrie médicale.

L’hôpital La Colombière

En 1928, cet hôpital, construit en 1906, sera rattaché au CHRU de Montpellier. A noter que la discipline psychiatrique reste à cette époque encore méconnue. Dans l'imaginaire de chacun, les services d’accueil sont perçus comme des lieux d'enfermement pour malades mentaux incurables. La réalité est en fait toute autre et, depuis 25 ans, l'évolution des thérapies a entraîné une transformation radicale des modes d'hospitalisation et de prises en charge.

L’hôpital Lapeyronie

La construction de l'hôpital Lapeyronie s'échelonnera sur presque 20 ans, de 1965 au début des années 1980 et il sera ouvert en 1983. Il porte le nom de François Lapeyronie (1678-1747), chirurgien-major de l'Hôtel-Dieu - Saint-Eloi (1697-1715), qui devient le premier chirurgien du Roi Louis XV, en 1737, chef de la chirurgie du Royaume et président de l'Académie royale de chirurgie.

L’hôpital est desservi par un imposant plateau technique comportant un département d'imagerie médicale ultra-moderne (imagerie par résonance magnétique nucléaire, scanners), sept laboratoires d'analyses biologiques, un service central de médecine nucléaire, deux blocs opératoires, un lithotripteur. Sa vocation est multiple : prendre en charge traumatologie, orthopédie, rhumatologie et rééducation fonctionnelle, assurer le traitement des pathologies néphro-urologiques, endocrino-métaboliques, hématologiques…

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Affections cardiaques et rénales

Paul Barjon, directeur de l’unité 227 “Physiopathologie de l'hypertension artérielle” de 1978 à 1985, a mené ses travaux de recherche sur : calcium et couplages excitation-contraction et sécrétion ; effets des agonistes du calcium ; hémodynamique glomérulaire par micro-perfusion de glomérules (abord par micromanipulation de glomérules juxta-médullaires) ; circulation rénale ; hypertension artérielle et optimisation de son traitement.

Guy Vassort a été directeur de l’unité 241 “Physiologie cellulaire cardiaque” de1980 à 1993 à l’université Paris Sud, Orsay, puis directeur de l’unité 390 “Physiopathologie cardiovasculaire” au CHRU de Montpellier de1994 à 2002. Il a étudié la contractilité myocardique et ses mécanismes de régulation par les agonistes purinergiques et alpha1-adrénergiques. Ses travaux ont porté également sur le couplage messages extracellulaires-effecteurs dans les myocytes vasculaires et sur l’insuffisance cardiaque et l’arythmie.

Sylvain Richard, directeur de l’unité 637 “Physiopathologie cardiovasculaire” à l’hôpital Arnaud-de-Villeneuve de 2004 à 2010, a étudié des mécanismes impliqués dans les maladies du cœur et des vaisseaux : l’insuffisance cardiaque, mais également les altérations de la vasomotricité artérielle intervenant en amont, telles l’athérosclérose et l’hypertension.

Jacques Mercier dirige l’unité 1046 “Physiologie et médecine expérimentale du cœur et des muscles” à l’hôpital Arnaud-de-Villeneuve de 2011 à 2016. Les travaux du laboratoire portent sur : les canaux ioniques et l’homéostasie calcique dans le muscle cardiaque et les muscles vasculaires ; la signalisation calcique et les fonctions du sarcomère dans les muscles cardiaque et squelettique ; le dysfonctionnement du muscle squelettique dans les maladies acquises et héréditaires ; le développement du muscle lisse viscéral et les pathologies qui lui sont associées.

Cancer et cellules souches

Bernard Serrou a été directeur de l’unité de recherche 236 “Immunopharmacologie des tumeurs” de 1979 à 1985 à l’hôpital Saint-Eloi. Les chercheurs du laboratoire ont étudié la spécificité des cellules cytotoxiques (les splénocytes radiorésistants), le rôle des cellules à récepteur Fc dans la réponse immune, le rôle de l’acétate de phorbol myristate sur les cellules et les clones cytotoxiques. En pharmacologie et immunologie appliquées, ils travaillaient également sur la cellule médullaire et les facteurs thymiques, sur les drogues radioprotectrices du lymphocyte et sur les anticorps antirétrovirus.

Bernard Klein dirige l’unité 847 “Biothérapie des cellules souches normales et cancéreuses” à l’hôpital Saint-Eloi de 2007 à 2010, puis l’unité 1040 “Biothérapie des cellules souches normales et cancéreuses” depuis 2011. Les travaux de l’unité portent sur les traitements cibles et les biothérapies des cancers lymphoïdes (myélome multiple), le développement embryonnaire précoce et les cellules souches embryonnaires humaines.

Développement et pathologies du système nerveux et des organes des sens

Rémy Pujol a dirigé l’unité de recherche 254 “Neurobiologie et physiopathologie du développement audiovestibulaire”, puis intitulée “Neurobiologie de l’audition-plasticité synaptique” de 1983 à 2003. Ses travaux ont porté sur la neuropharmacologie moléculaire et la plasticité cochléaire, sur la neurobiologie des mécanismes cochléaires actifs et de la rétine et sur la neurotransmission acido-aminergique excitatrice et la plasticité synaptique.

Christian Hamel dirige l’unité 583 “Physiopatologie et thérapie des déficits sensoriels et moteurs” de 2003 à 2010. Le laboratoire a consacré ses travaux à l’exploration des mécanismes physiopathologiques et au développement de thérapies innovantes dans les maladies sensorielles (audition/équilibre, vision, somesthésie) et motrices. Ces recherches concernent les maladies neurodégénératives, en particulier les pathologies génétiques (rétinopathies pigmentaires, surdités génétiques, dégénérescences neuromusculaires) et celles liées au vieillissement (presbyacousie, acouphènes), de même que les conséquences des traumatismes, notamment médullaires (paraplégie, troubles de la sensibilité) ou sonores.

Karen Ritchie est d’abord directrice de l’unité Inserm 888 “Pathologies du système nerveux : recherches épidémiologique et clinique” de 2008 à 2010, puis de l’unité 1061 de recherches épidémiologiques et cliniques en neuropsychiatrie de 2011 à 2016 à l’hôpital La Colombière. Avec ses collaborateurs, elle étudie les troubles affectifs (risque bio-environnemental et résilience), le comportement suicidaire, les troubles cognitifs liés à l'âge et les troubles du sommeil. Au sein de l'unité, plusieurs biostatisticiens, travaillent en étroite collaboration avec les autres équipes, regroupés sur une plateforme de travail transversale.

Jean-Luc Puel dirige l’unité 1051 “Pathologies sensorielles, neuroplasticité et thérapies” depuis 2011 à l’hôpital Saint-Eloi. Les travaux du laboratoire portent sur la génétique et la thérapeutique des cécités rétiniennes et du nerf optique, sur les accouphènes, sur la différentiation neurale et la connectivité dans le système somato-sensoriel. Il mène également des recherches sur la plasticité du système nerveux central, les cellules souches et les tumeurs de la glie.

Endocrinologie des peptides

Dominique Bataille, qui a dirigé l’unité 376 “Endocrinologie des peptides et régulation génique” à l’hôpital Arnaud-de-Villeneuve de 1994 à 2004, outre ses travaux sur l’endocrinologie des peptides, a mené des recherches sur les approches intégrées du diabète de type 2.

Asthme

Jean Bousquet a dirigé l’unité 454 “Immunopathologie de l'asthme” à l’hôpital Arnaud-de-Villeneuve de 1996 à 2007. Il a étudié les lymphocytes T effecteurs et régulateurs, l’immunopharmacologie de l'asthme sévère et la régulation de la présentation antigénique en immunopathologie.

Polyarthrite rhumatoïde

Christian Jorgensen a été le directeur de l’unité 844 “Cellules souches mésenchymateuses, environnement articulaire et immunothérapie de la polyarthrite rhumatoïde” à l’hôpital Saint-Eloi de 2007 à 2014. L’objectif de l'unité était de développer des immunothérapies innovantes de la polyarthrite rhumatoïde, à partir des connaissances fondamentales acquises sur les interactions entre les cellules mésenchymateuses, les cellules dendritiques et les lymphocytes T impliqués dans l’induction et la régulation de cette pathologie auto-immune inflammatoire.

VIH – Sida et affections associées

Philippe Van de Perre a dirigé l’unité 1058 “Infection par le VIH et des agents à tropisme cutanéo-muqueux : de la pathogenèse à la prévention” de 2011 à 2016, à l’hôpital Arnaud-de-Villeneuve. Le laboratoire a mené ses travaux dans le champ épidémiologique, avec une interface entre recherches clinique, épidémiologique et fondamentale, sur la transmission du VIH et des infections associées : transmission mère/enfant et par voie sexuelle et prévention de l’infection à VIH ; interactions entre VIH et autres agents infectieux ; virus à tropisme cutanéomuqueux (herpes virus).

Biologie de la reproduction

Samir Hamamah dirige l’unité 1203 “Développement embryonnaire précoce humain et pluripotence” au sein de l’Institut de médecine régénérative et biothérapie-IRMB, depuis 2015 à l’hôpital Saint-Eloi. Avec ses collaborateurs, son activité de recherche s’inscrit dans le cadre de la biologie de la reproduction et porte plus précisément sur le développement embryonnaire précoce, depuis l’ovocyte jusqu’au stade de blastocyste. Des approches globales à haut débit de type transcriptome, protéome, séquençage haut débit sont utilisées, tant pour la recherche que pour le développement de nouveaux outils diagnostiques (biomarqueurs) en assistance médicale à la procréation.

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