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CHRU de Lille

Lille

Le centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Lille est le seul établissement hospitalo-universitaire de la région Nord-Pas-de-Calais. Dès 1934, préfigurera le concept de centre hospitalo-universitaire, le CHU de la réforme Debré de 1958. Dessiné par l'architecte Jean Walter, l'hôpital Claude-Huriez fut l'un des premiers sites en France à rassembler, en un même lieu, l'hôpital et la faculté de médecine, avec la triple mission, de soins, d'enseignement et de recherche.

Jusqu'en 1954, les services médicaux universitaires lillois se répartissaient pour l'essentiel entre l'hôpital Saint-Sauveur fondé en 1216, mais dont les bâtiments vétustes dataient du XVIe au XIXe siècle, et l'aile gauche de l'hôpital de la Charité ouvert en 1876, tandis que la faculté mixte de médecine et de pharmacie occupait des locaux exigus dans la rue Jean-Bart, dont la construction avait débuté en 1880.

Vue aérienne de la Cité hospitalière de Lille

Vue aérienne de la Cité hospitalière de Lille

Après les souffrances de l'Occupation et les destructions de la guerre 1914-1918, la ville de Lille est en plein renouveau dans les années 1920. Roger Salengro est élu maire de Lille à l’âge de 35 ans, en 1925. Oscar Lambret, titulaire de la clinique chirurgicale de l'hôpital Saint-Sauveur devient vice-président de la commission administrative des hospices en 1926. Cet homme d'action à forte personnalité élabore un projet de cité hospitalière regroupant, autour d'une nouvelle faculté de médecine, tous les hôpitaux et hospices de Lille dispersés dans l'agglomération. Il rallie à sa cause le député maire, le recteur Albert Chatelet, le doyen Charles Dubois et la décision est prise lors de la commission administrative du 14 décembre 1929.

60 hectares de terrains sont choisis au sud-ouest de Lille, entre la porte de Béthune et la porte d'Arras. Un avant-projet est demandé à l'architecte Paul Nelson, né à Chicago en 1895, qui s'inspire du tout nouveau Columbia Medical Center de New York pour proposer un très grand hôpital "arbre" où les services hospitaliers, les consultations externes et la faculté de médecine seront en fusion parfaite.

Fin 1933, le concours d'architecture est ouvert à trente architectes ou association d'architectes. En juin 1934, sous la présidence de l'architecte Tony Garnier, le jury choisit le projet Jean Walter, associé à Urbain Cassan et Louis Madeline, très ressemblant à l'hôpital Beaujon à Paris que ce cabinet vient de construire. Le projet est modifié pour s'inspirer de celui de Nelson, sous forme d'un anneau géant avec trois étoiles à cinq branches. Un concept fonctionnel innovant est mis en place, l'hôpital étant composé de salles d'hospitalisation formant des doigts articulés autour de rotondes. La construction débute en février 1936, mais est interrompue par la guerre fin 1939 alors que le gros œuvre est terminé.

Une commission d'achèvement de la cité hospitalière est créée en 1949 composée du professeur Claude Huriez, vice-président de la commission administrative, du doyen Pierre Combemale et de Henri Salengro, directeur des travaux de la ville de Lille, jeune frère du maire Roger Salengro dont le suicide après une campagne de calomnies en 1936 a marqué les Français. La rentrée universitaire 1951-1952 est effectuée dans la nouvelle faculté, le bloc hospitalier Est ouvre en 1954 et le bloc Ouest en 1958. La cité hospitalière fut renommée hôpital Claude-Huriez.

Une commission d'achèvement de la cité hospitalière est créée en 1949 composée du professeur Claude Huriez, vice-président de la commission administrative, du doyen Pierre Combemale et de Henri Salengro, directeur des travaux de la ville de Lille, jeune frère du maire Roger Salengro dont le suicide après une campagne de calomnies en 1936 a marqué les Français. La rentrée universitaire 1951-1952 est effectuée dans la nouvelle faculté, le bloc hospitalier Est ouvre en 1954 et le bloc Ouest en 1958. La cité hospitalière fut renommée hôpital Claude-Huriez.

Dans les années 1990-2000, la modernisation de l'hôpital Huriez (1995-2010) s'est accompagnée d'une urbanisation du sud (faculté de médecine - pôle formation en 1996, hôpital Jeanne-de-Flandres en 1997, développement du parc Eurasanté... ) et de l'ouest (centre de biologie-pathologie en 2006) de la cité hospitalière. Le développement du CHRU se poursuit, avec la modernisation et l'urbanisation de la partie sud de la cité hospitalière.

Le CHRU de Lille est situé au sein de l'un des plus grands campus hospitalo-universitaires d'Europe, s'étalant sur 350 hectares répartis sur les villes de Lille (quartier Lille-Sud) et Loos. Ce campus regroupe les dix hôpitaux spécialisés du CHRU : l'hôpital Claude-Huriez (1953), l'hôpital Albert-Calmette (1936), l'hôpital Pierre-Swynghedauw (1968), l'hôpital cardiologique (1978), l'hôpital des Bateliers (1981), l'hôpital Roger-Salengro (1983), l'hôpital mère et enfant Jeanne-de-Flandre (1996), l'hôpital Michel-Fontan (2004) et l'hôpital André-Fourier (2004). Il comprend aussi le SAMU du Nord, le centre Oscar-Lambret de lutte contre le cancer (1955), la faculté de médecine Henri-Warembourg, des établissements d'enseignement supérieur, des centres de recherche, ainsi que de nombreuses entreprises réunies dans le parc d'activité Eurasanté.

Sources : Henri Petit. De la Cité hospitalière au centre hospitalier et universitaire de Lille (1930-1996). Histoire des sciences médicales - TOME XXXI - №2 – 1997.

http://www.chru-lille.fr/

http://www.patrimoinehospitalierdunord.fr/20esiecle/page5.html

Contributions de l'Inserm sur le site

Biochimie des protéines

Paul Boulanger a créé le premier laboratoire Inserm de la région, l'unité 16 "Protides des liquides biologiques", devenue "Biochimie des protéines normales et pathologiques" qu’il dirige de 1960 à 1978). Il été le fondateur de la biochimie à Lille et l'un des grands patrons de la médecine moderne. Lui succèderont à la direction de l’unité Philippe Roussel de 1979 à 1988, puis Pierre Degand de 1989 à 1992.

Gérard Biserte, directeur de l'unité 124 "Ultrastructures et biochimie de la cellule normale et cancéreuse" de 1972 à 1984, a consacré de nombreux travaux aux macromolécules des sécrétions bronchiques et sur la biochimie des cellules cancéreuses.

Génétique et onco-hématologie

Henriette Loucheux succède à Gérard Biserte et rebaptise l'unité 124 "Expression des gènes et cancérogenèse chimique", puis "Onco-hématologie moléculaire" qu’elle dirige de 1985 à 1995. Elle restructure l'unité vers la biologie moléculaire, tout en demeurant dans le domaine du cancer, notamment avec la recherche des mécanismes d'activation des oncogènes et de la régulation de leur expression.

Jean-Pierre Kerckaert succède à Henriette Loucheux à la direction de l’unité, devenue ensuite unité 524 "Génétique moléculaire et approches thérapeutiques des hémopathies malignes", direction qu’il assure de 1996 à 2005. Il a mis en évidence les anomalies moléculaires de plusieurs proto-oncogènes impliqués dans les hémopathies malignes. Avec la création des génopoles en 2000, il a mis en place la plate-forme de génomique fonctionnelle de Lille.

Virologie et gènes du cancer

Jean Samaille a créé et dirigé l'unité 102 "Virologie" de 1972 à 1979. Ses recherches ont porté sur les modalités de réplication et le pouvoir cancérigène des adénovirus. Il prendra la direction de l'Institut Pasteur de Lille en 1974. L'unité est ensuite divisée en unités 233 et 186.

Pierre Boulanger dirige l’unité 233 "Virologie moléculaire" de 1979 à 1988, puis Jean-Claude d'Halluin de 1989 à 1990, poursuivant les travaux de Jean Samaille sur les adénovirus.

Dominique Stéhelin, qui prend la direction de l’unité 186 "Oncologie virale" (1979-1991) désormais implantée à l'Institut Pasteur de Lille, va se consacrer à la découverte et à la caractérisation des oncogènes (les gènes du cancer).

Thérapie laser assistée par imagerie par résonance magnétique

Directeur de l'unité 703 "Thérapies interventionnelles assistées par l'image et la stimulation" de 2005 à 2008, Jean Rousseau a développé notamment la thermo-ablation de tumeurs par laser, assistée par imagerie par résonance magnétique (IRM).

Serge Mordon, spécialiste des interactions laser-tissus et des applications du laser en médecine a succédé à Jean Rousseau à la direction de l’unité 703 en 2009. Il y développe ces applications, notamment en dermatologie, avec la mise au point d’un système laser pour le traitement des angiodysplasies cutanées, puis en cancérologie pour le traitement du cancer de la prostate. Depuis 2015, il est directeur de l’unité 1189 "Thérapies laser assistées par l’image pour l’oncologie". Ses recherches s’appuient sur des plateformes techniques issues des travaux menées sur la modélisation mathématique de l’interaction lumière-tissu biologique, sur l’imagerie médicale et sur les travaux de simulation, de planification et de suivi de traitements. Ces plateformes sont essentielles pour la réalisation des études pré-cliniques ou cliniques et à la base des transferts de technologies vers l’industrie.

Neuro-endocrinologie - Vieillissement cérébral 

Julien Barry a dirigé l'unité 156 "Contrôle hypothalamique de l'activité gonadotrope pré-hypophysaire chez les mammifères" de 1975 à 1982 et Marc-Pierre Mazzuca lui succèdera de 1983 à 1994, l’intitulé devenant "Neuro-endocrinologie cellulaire". Les recherches du laboratoire ont concerné l’étude des structures neuro-endocrines du système nerveux et celle des trajets et des connexions des neurones impliqués dans la synthèse de neuropeptides et de neurotransmetteurs. Elles ont également porté sur les processus pathologiques du vieillissement et de la dégénérescence du neurone.

Jean-Claude Beauvillain, d’abord responsable d’une équipe de recherche au sein de l’unité 156, succèdera à Marc-Pierre Mazzuca à la direction de celle-ci devenue alors unité 422, sous le même intitulé, de 1995 à 2005. Il a poursuivi les travaux en neuro-endocrinologie cellulaire autour des deux mêmes axes qu’il a développés : étude morpho-fonctionnelle des systèmes neuronaux, en relation avec la fonction de reproduction et analyse biochimique et immunologique du vieillissement cérébral et de la dégénérescence neuronale.

Mucines épithéliales

Pierre Degand 377 "Biologie et physiopathologie des cellules mucipares" de 1994 à 2002. Jean-Pierre Aubert a succédé à la direction de l’unité devenue unité 560 "Mucines épithéliales", de 2002 à 2007. Poursuivant les travaux de Pierre Degand sur les cellules mucipares, cellules qui tapissent et protègent la muqueuse gastrique. Il a participé à la caractérisation moléculaire des gènes d'apomucines humains et de leurs homologues murins.

Le centre de recherche Jean-Pierre-Aubert (JPARC) a été créé en son hommage. Il s'agit d'une unité mixte Inserm 837/université de Lille/CHRU, dont le directeur est Pierre Formstecher. Ce centre est dédié à la lutte contre le cancer et aux neurosciences.

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