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Château de Longchamp

Paris-Bois de Boulogne

Au cœur du bois de Boulogne, juste au nord de l’hippodrome de Longchamp, isolé par une petite rivière de la route des Lacs à Passy, se dresse aujourd’hui ce château de pierre blanche, au fronton classique. A l’ouest, se dresse une curieuse tour qu’on pourrait croire médiévale, couronnée d’un crénelage qu’on n’était plus habitué à voir dans Paris depuis la destruction de la Bastille.

A l'origine, Longchamp faisait partie de la forêt de Rouvray, laquelle formait un vaste massif marécageux dominant la Seine. Rouvray vient de robur, chêne-rouvre en latin. Le chêne en est l'essence dominante.

Le mérovingien Chilpéric offre cette forêt à l'abbaye de Saint-Denis, qui la restitue à la Couronne sous Philippe-Auguste (XIIème siècle). Elle sera ensuite défrichée, cultivée et exploitée pour le bois de chauffage et de construction. Elle devient une chasse royale. Louis XIII y chassera le loup et jusqu'à Charles X, tous les souverains y chasseront le cerf près de Longchamp.

En 1255, le roi Saint Louis détache de la forêt de Rouvray une longue plaine située en face de Suresnes, petit village de vignerons situé sur l’autre rive de la Seine, pour y construire l’abbaye de Longchamp . Ce nom vient de "longus campus" longue plaine en latin. L’abbaye s’étend sur un large terrain, où s’éparpillent les bâtiments, leurs annexes et dépendances et, entre autres, un pigeonnier. Abandonnée par force en 1792 et ne trouvant pas d’acquéreur, l’ancienne abbaye est détruite deux ans plus tard, à l’exception du pigeonnier.

Vers 1855, Napoléon III offre le terrain au baron Haussmann, qui fait pendant treize ans sa résidence d’été du château, dont il confie la construction à Davioud, l’un de ses principaux collaborateurs. Ce bâtiment, constitué d’un pavillon de deux étages sommé d’un attique, et flanqué de deux ailes basses en terrasse, n’avait aucun rapport avec le château d’aujourd’hui.

Pour ce qui concerne la tour, en 1857, son état s’aggravant, au lieu de l’abattre mais sans aller jusqu’à la restaurer à l’identique avec son toit pointu, elle est transformée en tour de défense médiévale, en même temps que le parc est aménagé pour Haussmann. Sans doute affermie par son socle primitif, elle a bien mieux résisté que le reste des bâtiments. Utilisée comme belvédère pendant un demi-siècle, la tour est reliée en mars 1899 au réseau électrique, ce qui permet l’installation d’un magnifique ascenseur Roux-Combaluzier, Vernes, Guinet, Sigros & Cie. L'ensemble du domaine est sauvé, surtout cette étonnante tour, avec, sans doute, le premier ascenseur privé de France.

Gravement délabré, le château de Longchamp est restauré vers 1910 et passe dans les mains du parfumeur François Sportuno, plus connu sous le nom de Coty, qui, entre les deux guerres, l’abat pour entamer la construction de la grande villa actuelle.

Finalement achevé à la fin des années 1940, le château de Longchamp va héberger le Centre international de l’enfance (CIE), créé en 1949, à l'initiative de Robert Debré et de Ludwig J Rajchman (bactériologiste polonais, co-fondateur et président de l’Unicef de 1946 à 1950). Emanation conjointe du Gouvernement français et des Nations unies, le CIE a pour objectifs de favoriser, dans les divers pays du monde, l'étude des problèmes de santé de l'enfant, et de contribuer à la formation ou au perfectionnement de personnels s’y intéressant. Recherches, formation des personnels, diffusion de la documentation, dans tous les pays, à tous les niveaux, relèvent de ses missions.

Claude Griscelli en a été le président du conseil d’administration et Anne Tursz, la présidente du département scientifique, de 1993 à 1996, date de sa fermeture.

Aujourd’hui, la Mairie de Paris a confié à la Fondation GoodPlanet, pour une durée de trente ans, le domaine de Longchamp, qui se compose d’un parc de trois hectares et d’un château de 2 500m2.

Les contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Maladies virales – Génétique et maladies héréditaires

Josette Cellers a été la directrice de l’unité Inserm 73 “Infirmités d’origine virale : épidémiologie, étiologie, physiopathologie et prévention” de 1967 à 1973, située dans le bâtiment du Centre international de l’enfance.

André Boué succède à Josette Cellers de 1974 à 1993 à la direction de l’unité dont les thèmes de recherche s’enrichissent de la génétique, la périnatalité et les maladies héréditaires. L’intitulé de l’unité est alors “Biologie prénatale”, puis “Génétique et pathologies fœtales”. Après avoir mis au point des techniques de diagnostics virologique et sérologique, André Boué s’intéresse au contrôle génétique de l’infection virale de la cellule et se consacre également à l’étude des infections virales tératogènes (responsables de malformation fœtales). Cependant, c’est dans le champ de la biologie prénatale qu’avec son épouse, Joëlle Boué, il va s’illustrer par l’étude des accidents chromosomiques responsables des échecs de la reproduction et par ses travaux sur le développement et le diagnostic prénatal dont il est l’un des pionniers en France.

Josué Feingold a dirigé l’unité 155 d’épidémiologie génétique de 1976 à 2000. Les objectifs du laboratoire étaient de mieux analyser la composante génétique des maladies, avec deux grandes voies d'approche : l’étude des malades et de leurs familles et celle des malades au sein de leur environnement ; la première fait appel aux concepts de la génétique for­melle, la seconde à ceux de la génétique des popula­tions. Les recherches ont notamment porté sur le diagnostic pré-symptomatique des maladies héréditaires et sur la répartition, en France, de cer­taines de ces maladies (mucoviscidose, hyperplasie congénitale des surrénales) et des malformations. Elles ont également été menées sur la structure génétique des petites populations des départements d'Outre-mer, car celles-ci peuvent permettent de comprendre pourquoi certaines maladies hérédi­taires ou à une seule composante génétique sont inégalement réparties sur le plan géographique.

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