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Centre Inserm Albert-Thomas

Lyon

Inauguration de centre Albert-Thomas à Lyon, le 7 mars 1987, par Jacques Valade, ministre chargé de la Recherche et de l’Enseignement supérieur (deuxième sur la photo en partant de la droite), le 7 mars 1987, discutant avec Philippe Lazar, directeur général de l’Inserm (sur sa droite).

Inauguration de centre Albert-Thomas à Lyon, le 7 mars 1987, par Jacques Valade, ministre chargé de la Recherche et de l’Enseignement supérieur (deuxième sur la photo en partant de la droite), le 7 mars 1987, discutant avec Philippe Lazar, directeur général de l’Inserm (sur sa droite).

Dans les années 1980, le maire de Lyon décide d’acquérir un terrain sur le cours Albert-Thomas, autrefois occupé par une partie des usines Lumière, et de le proposer à l’Inserm pour y construire un bâtiment. Ce terrain resta inutilisé pendant plusieurs années.

Sous l’impulsion de François Juillet, délégué régional à la recherche de la délégation générale à la recherche scientifique et technique (DGRST), le directeur général de l’Inserm, Constant Burg, décide de lancer la construction de ce bâtiment qu’il souhaite destiner d’une part à l’administration déléguée régionale de l’Inserm et, d’autre part, à des laboratoires qui collaborent avec le secteur industriel dans le domaine du génie biologique et médical.

L’architecte désigné consulte alors le centre de technologie de Lille dirigé par Yves Moschetto, directeur de l’unité 279 (1975-1997) dans cette ville, qui dispose d’ateliers de mécanique. Il dresse les plans du bâtiment, en prévoyant que tout un corps de celui-ci soit conçu comme un atelier équipé de palans et prévu pour y recevoir des machines-outils. Jacques Pernier demande à modifier ce plan, et obtient d’agrandir cette partie en aménageant un sous-sol.

Sur décision du nouveau directeur général de l’Inserm, Philippe Lazar, les locaux ont été initialement occupés par des équipe de recherches en épidémiologie (Niclole Mamelle) et en en virologie (Christian Trepo) et par deux centres de technologie (Claude Fourcade et Jacques Pernier). Le bâtiment est inauguré le 7 mars 1987, en présence de Jacques Valade, ministre délégué de la Recherche et de l’Enseignement supérieur.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Hépatites virales - Sida

Christian Trepo a dirigé l’unité 271 "Hépatites et rôle des virus hépatotropes dans l’oncogenèse de 1983 à 1988, devenue "Hépatites, sida et rétrovirus humains" de 1989 à 2005. Avec ses collaborateurs, il s'est intéressé aux virus des hépatites B, C et D, aux rétrovirus humains (sida) et aux pathologies associées. Ils ont travaillé notamment sur la réplication virale, l'immunothérapie spécifique, les antiviraux, la vaccinothérapie et les vaccins génétiques.

Fabien Zoulim lui a succédé pour diriger l’unité 871 "Physiopathologie moléculaire et nouveaux traitements des hépatites virales" de 2007 à 2010. Avec ses collaborateurs, les recherches ont visé une meilleure compréhension des mécanismes de persistance virale et de résistance aux antiviraux, et l’identification de nouvelles cibles d’inhibition de la réplication virale, afin de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques des hépatites B et C. Ils ont également exploré les étapes moléculaires de la transformation tumorale des hépatocytes et visé l’identification de cibles thérapeutiques du carcinome hépatocellulaire, qui est une complication des hépatites virales chroniques. Fabien Zoulim a contribué à la création du centre de recherche en cancérologie de Lyon (CRCL) en 2011.

Neuropsychologie

Jacques Pernier a dirigé l’unité 280 "Signaux et processus cérébraux" de 1984 à 1995, dont l’intitulé devient " Processus mentaux et activation cérébrale ", de 1996 à 2004, avant de rejoindre le centre hospitalier Le Vinatier  de Bron à Lyon de 2005 à 2006. Il a exploré la neuropsychologie clinique et expérimentale, l’intégration sensorielle et la méthodologie en imagerie fonctionnelle cérébrale. Avec ses collaborateurs, il a réalisé des études neuropsychologiques de malades cérébro-lésés, ayant des troubles de la perception visuelle.

Epidémiologie – Santé publique

Nicole Mamelle a dirigé l’unité 265 "Epidémiologie des composantes physiques, psychologiques et sociales de la santé" de 1984 à 1996. Cette épidémiologiste fut l’une des pionnières de l’épidémiologie périnatale en France. Elle a aussi travaillé dans d’autres domaines de santé publique, comme le dépistage du cancer du sein par mammographie et l’intérêt du régime alimentaire de type méditerranéen pour la prévention secondaire des accidents cardiaques coronaires.

Applications médicales des ultrasons

Dominique Cathignol a dirigé l’unité 281 "Applications médicales des ultrasons et des rayonnements non-ionisants" de 1984 à 2000. Avec ses collaborateurs, il a développé les aspects physiques et techniques des ultrasons, comme les ultrasons focalisés de haute intensité, et montré leur potentiel thérapeutique pour traiter le cancer de la prostate et d’autres cancers. Avec Jean-Yves Chapelon, a été mis au point, pour le traitement par thérapie ultra-sonore du cancer de la prostate, l’Ablatherm®. Celui-ci a été commercialisé en 2000 par la Société EDAP TMS.

Jean-Yves Chapelon lui a succédé et a créé l’unité 556 "Applications des ultrasons à la thérapie" de 2001 à 2010, devenue ensuite l’unité mixte de recherche Inserm 1032/université Claude-Bernard/centre Léon-Bérard "Thérapies et applications ultrasonores" sous le même intitulé, de 2011 à 2015. Il a orienté les recherches sur les ultrasons de haute intensité provoquant des destructions tissulaires par effets thermiques, mécaniques ou induits. L'objectif a été de développer de nouvelles applications non invasives ou minimalement invasives des ultrasons thérapeutiques, autour de trois thématiques : l’interaction ultrasons tissus biologiques, l’ablation tissulaire par ultrasons focalisés de haute intensité et la cavitation en thérapie ultrasonore.

Cyril Lafon lui a succédé à la direction de l’unité mixte de recherche 1032, qui s’intitule alors "Thérapies et applications ultrasonores - LABTAU", depuis 2016. Il a poursuivi les études fondamentales et cliniques et le transfert industriel des applications thérapeutiques des ultrasons, visant le développement de nouvelles générations de sondes à ultrasons focalisés de haute intensité et le traitement de tumeurs jusqu’alors inaccessibles.

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