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Centre hospitalier Le Vinatier

Bron

Le centre hospitalier Le Vinatier, asile départemental d'aliénés de Bron jusqu'en 1937 est un hôpital psychiatrique fondé en 1876 et situé dans la ville de Bron, dans la région lyonnaise.

A la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème siècle, à Lyon, les "insensés" sont enfermés dans des "cachots" ou "loges" qui composent le quartier des chambres basses de l’Hôtel-Dieu. De 1803 à 1876, ils sont internés dans l’ancien couvent de l’Antiquaille qui devient par décret impérial "un hospice pour les aliénés", et leur nombre ne cesse d’augmenter.

À la suite du vote de la loi du 30 juin 1838 sur les aliénés, qui affirme que "Chaque département est tenu d'avoir un établissement public, spécialement destiné à recevoir et soigner les aliénés", et sous l'action du médecin catholique Joseph Arthaud, le domaine du Mas des Tours, à Bron, un terrain de 37 hectares est acheté en 1868 par le conseil général du Rhône afin d'y accueillir un futur asile.

La conception des bâtiments est confiée à l'architecte en chef du département, Antonin Louvier, auteur de la construction de la prison Saint-Paul et de la restauration de la chapelle de la prison de Villefranche-sur-Saône. L'établissement ouvre ses portes en 1876 sous le nom d'asile départemental d'aliénés de Bron. Les psychiatres et infirmiers, inspirés par les principes humanistes du docteur Philippe Pinel, œuvrent pour un meilleur traitement des malades et l'évolution des conditions d'hospitalisation. Cependant, l’asile de Bron doit faire face rapidement à une surpopulation : en 1876, on compte 1 000 aliénés et en 1940 leur nombre atteint 2 895.

En 1937, l’asile départemental de Bron prend le nom d'hôpital psychiatrique départemental du Vinatier. Un potager, un verger, une dizaine d'hectares de vignes - qui donneront le nom de Vinatier - ainsi qu'une ferme voient le jour sur les vastes terrains qui atteignent alors 112 hectares. Ces nouveaux aménagements, via l'accomplissement de travaux agricoles, favorisent la vie collective. En 1938, dans un souci de modernisation et d'évolution, des services pour enfants dits libres et ouverts sont créés.

Dans les années 1940, apparaissent en France et au Vinatier des thérapeutiques de choc, comme les électrochocs, les cures par comas insuliniques et les cures de sommeil provoquées par les barbituriques et des médecins deviennent spécialistes de neuropsychiatrie. Puis, vers les années 1950, l’apparition des neuroleptiques ouvre de nouvelles perspectives de traitement. Grâce à ces médicaments, l’excitation et l’anxiété diminuent chez les malades, ce qui va permettre désormais une véritable relation thérapeutique par le dialogue et le traitement psychologique des malades.

En 1986, le dispositif public de secteur psychiatrique connaît une vaste réorganisation qui s'accompagne d'une diversification des modes de prise en charge. L'hôpital devient alors le centre hospitalier spécialisé Le Vinatier et des centres médico-psychologiques sont installés dans la ville, au plus près des lieux de vie des malades. Ils sont complétés par des hôpitaux de jour et des centres d'accueil thérapeutique à temps partiel. Ces dispositifs thérapeutiques contribuent à éviter une hospitalisation et permettent un suivi médical et soignant, avant et après l'hospitalisation.

En 1997, suite à la dernière réforme hospitalière, le centre hospitalier spécialisé Le Vinatier devient le centre hospitalier Le Vinatier, organisé en pôles d’activités cliniques et médico-techniques. Le centre développe également une activité de recherche autour des composantes de la maladie mentale et accueille des équipes de recherche lnserm, CNRS et/ou de l’université Claude_Bernard.

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Physiopathologie et chirurgie vasculaires

Jacques Descotes a dirigé l’unité 37 "Chirurgie vasculaire et transplantation d’organes" de 1963 à 1977. Il a développé une recherche sur la chirurgie vasculaire, les transplantations et les conservations d’organes, tels que le cœur, le poumon et les reins.

Marie Rose Eloy lui a succédé à la direction de cette unité de 1978 à 1991. Ses travaux ont concerné l’exploration des biomatériaux hémocompatibles, l’évaluation de matériaux prothétiques et biologiques, la physiopathologie et l’ontogénie des protéines de la coagulation, et la mise au point de modèles expérimentaux chirurgicaux.

Serge Renaud a dirigé l’unité 63 "Physiopathologie vasculaire et nutrition" de 1972 à 1994. Il a mené ses recherches sur l’induction et la prévention par les nutriments de la maladie coronarienne et de ses conséquences, en relation avec la réactivité plaquettaire (études épidémiologiques et expérimentales).

Neurophysiologie - Neuropsychologie

Paul Gérin a dirigé l’unité Inserm 94 "Physiopathologie du système nerveux" de 1969 à 1974. Il a développé des recherches sur l’épilepsie expérimentale par des approches électrophysiologique et histologiques et exploré l’organisation temporelle, la coordination sensori-motrice et l’organisation temporo-spatiale.

Neurophysiologiste de grand talent, Marc Jeannerod lui succède à la direction de l’unité 94, dont l’intitulé sera successivement “Neuropsychologie expérimentale” de 1975 à 1989, puis "Vision et motricité", de 1990 à 1997. Il s’illustre par ses travaux en neuropsychologie, sur le rôle du cerveau dans l’organisation des activités cognitives et sur les relations entre le cerveau et le comportement. Ses recherches ont notamment permis d'aborder avec un regard nouveau la compréhension de certaines maladies mentales.

Claude Prablanc succède à Marc Jeannerod, l’intitulé de l’unité devenant "Espace et action",  de 1998 à 2000. Il développera des recherches sur la construction de l’espace et l’organisation de la motricité en tirant parti d’approches neuropsychologiques, neurophysiologiques, psychophysiques et par imagerie. Il étudiera également les représentations internes du mouvement et la programmation motrice dans les atteintes du système fronto-spatial.

Denis Pélisson lui a succédé, créant et dirigeant l’unité 534, avec le même intitulé "Espace et action" de 2001 à 2006, puis l’unité 864 en 2010. Les thèmes de recherche ont concerné l’espace et la représentation de l’action, et la représentation de l’espace et de l’action. Les travaux ont concerné le rôle du cervelet dans le contrôle des mouvements d’orientation du regard et de la main, la motricité oculaire et le contrôle de l’action, et l’organisation sensori-motrice et cognitive de l’action.

Yves Rossetti  lui a succédé à la direction de l’unité 864 "Espace et action" de 2007 à 2009. Ses travaux ont porté sur la motricité du regard et la coordination œil-tête, la motricité oculaire, le contrôle de l'action et l’organisation sensori-motrice et cognitive de l'action.

Jacques Pernier a dirigé l’unité 280 "Signaux et processus cérébraux" au centre Inserm Albert-Thomas à Lyon, de 1984 à 2004, puis l’unité déménage sur le site du Vinatier, son intitulé devenant "Processus mentaux et activation cérébrale", en 2005 et 2006. Il a exploré la neuropsychologie clinique et expérimentale, l’intégration sensorielle et la méthodologie en imagerie fonctionnelle cérébrale. Avec ses collaborateurs, il a réalisé des études neuropsychologiques de malades cérébrolésés, ayant des troubles de la perception visuelle.

Cerveau – Vision - Douleur

Henry Kennedy a dirigé l’unité 371 "Cerveau et vision" de 1993 à 2006, devenue l’unité 846 "Cellule souche et cerveau" de 2007 à 2010. Il a mené des recherches sur le cortex cérébral, son développement et son organisation fonctionnelle, sur les mécanismes de photoréception dans la  rétine, sur le développement et le vieillissement de la vision chez l’homme et sur le développement et la plasticité des connexions corticales. Au sein de l’unité 846, les équipes ont travaillé sur la génomique fonctionnelle des cellules souches embryonnaires, l’implication des cellules souches dans le développement cortical, la neurobiologie des fonctions exécutives et la neurobiologie et physiopathologie des rythmes circadiens.

Colette Dehay a succédé à Henry Kennedy à la direction de l’unité 846 de 2011 à 2015,  devenue l’unité mixte de recherche Inserm 1208/université Claude-Bernard Lyon 1/INRA "Cellule souche et cerveau" - SBRI, depuis 2016. Les travaux concernent l’utilisation de modèles animaux adaptés correspondant à la neurobiologie humaine, avec une attention particulière pour le cortex cérébral, la biotechnologie des cellules souches et la biologie circadienne. Ils caractérisent le cortex humain, depuis son développement jusqu’à l’organisation anatomo-fonctionnelle des réseaux qui le composent et qui rendent possible les fonctions cognitives supérieures.

Olivier Bertrand a dirigé l’unité 821 "Dynamique cérébrale et cognition" de 2007 à 2010, puis l’unité mixte de recherche Inserm 1028/CNRS 5292/université Claude-Bernard/université de Saint Etienne "Recherche en neurosciences" - CRNL, depuis 2011. Il s’agit de comprendre la dynamique des réseaux corticaux mis en jeu dans des fonctions mentales, sensorielles et cognitives, et d’en étudier le dysfonctionnement chez des patients en neurologie et psychiatrie. Les chercheurs de l’unité développent une approche pluridisciplinaire, à l’interface des neurosciences cognitives, de la neuroimagerie fonctionnelle et des neurosciences cliniques.

Luis Garcia-Larrea a dirigé l’unité 879 "Intégration centrale de la douleur chez l'Homme" de 2007 à 2010, avant d’animer l’équipe "Neuropain" au sein de l’unité 1028 "Neurosciences" – CRNL" dirigée par Olivier Bertrand. Ses recherches visent à mieux comprendre les mécanismes de transmission, de perception et de contrôle de la douleur chez l’Homme, dans des conditions physiologiques et pathologiques. Les axes de recherche concernent les mécanismes corticaux de la douleur physiologique et ses modulations cognitives et émotionnelles, les anomalies de ces mécanismes conduisant à la douleur neuropathique, et le traitement de la douleur par neurostimulation du système nerveux central.

Maladies métaboliques

Gabriel Baverel a dirigé l’unité 499 "Physiopathologie métabolique et rénale" à l’université Claude-Bernard à Lyon de 1998 à 2006, puis l’unité 820 "Métabolomique et maladies métaboliques" sur le site du Vinatier de 2007 à 2010. Avec ses collaborateurs, il s’est intéressé aux maladies métaboliques innées et acquises, qui posent d’importants problèmes de santé publique. Ils ont étudié les mécanismes de certaines pathologies des métabolismes intermédiaire et énergétique, des maladies métaboliques (diabète et maladies lysosomales), ainsi que des interactions pharmaco-toxicologiques avec le métabolisme cellulaire hépatique et/ou rénal. Ils ont développé une approche de métabolomique basée sur la spectroscopie de résonance magnétique, pour améliorer la compréhension des voies métaboliques et des étapes enzymatiques perturbées.

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