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Centre d'immunologie de Marseille-Luminy

Marseille

Mis à jour le 14 février 2020

En 1976, l’Inserm et le CNRS créent le centre d’immunologie de Marseille Luminy (CIML), sous l’impulsion de François Kourilsky à l’Inserm et de Michel Fougereau au CNRS, sur le Campus de Luminy. Cela a été une véritable opération de "délocalisation avant l'heure."

Ce projet avait vu le jour au début des années 1970. François Kourilsky était directeur de l’unité de recherche  Inserm 136 sur l’immunologie des cancers, à l’hôpital Saint-Louis à Paris ; Michel Fougereau était sous-directeur du centre de biochimie et de biologie moléculaire du CNRS, à Marseille, sur le site de Luminy. Tous deux avaient pour ambition de créer un pôle d’immunologie de haut niveau dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en lien étroit avec l’enseignement supérieur et la recherche clinique. Cela a été une véritable opération de « délocalisation avant l'heure », impliquant des chercheurs de laboratoires parisiens qui ont rejoint des collègues marseillais, sur un site en train de se développer dans la garrigue, entre Marseille et Cassis.

1974 voit la construction d’un premier bâtiment de 2 000 m², qui va accueillir l’unité de recherche de François Kourilsky délocalisée à Marseille. Celui-ci est accompagné de chercheurs dont Claude Mawas, Pierre Golstein, Michel Pierres…, rejoignant à Marseille l’équipe de Michel Fougereau. C’est cette structure qui deviendra le CIML, avec 31 chercheurs et 24 techniciens venus de Paris, Lyon et Strasbourg et de Marseille. Le CIML sera abrité dans deux bâtiments, l’un construit par l’Inserm en 1976 et l’autre par le CNRS (1978-1980), occupant 5 000 m².

Kourilsky et Fougereau avaient bâti ce projet, en se fixant, dès l’origine, des principes de fonctionnement que l'on peut résumer comme "élitistes dans leurs objectifs et mutualistes dans leurs moyens". Ils étaient guidés par trois impératifs expliqués par François Kourilsky dans une interview accordée en 1977 à un quotidien marseillais : “Regrouper les techniques, réu­nir une ‘masse critique’ de chercheurs, diffuser un enseignement. L'immunologie fait appel à de nombreuses techniques et, selon qu'il s'agit de biochi­mie, de radio-immunologie ou d'immunochimie, les outils de travail sont très différents.”

Hébergé d’abord dans un bâtiment de l’Inserm de 1 500 m², le CIML va asseoir son développement grâce à la mise à disposition par le CNRS, en 1979, de 3 000 m² situés à 800 mètres de là.

Chercheurs, ingénieurs, techniciens et étudiants travaillent à l’élucidation des mécanismes fondamentaux de la réponse immunitaire autour de trois grands axes : l’immunologie fondamentale, utilisant des approches de la biologie moléculaire et cellulaire, la génétique et la biochimie. Viendront ensuite l’immuno-parasitologie, la neurobiologie et la génétique humaine. Un des objectifs principaux de l’activité du CIML consiste à articuler les produits de ses recherches avec les attentes du secteur industriel dans le domaine du transfert de technologies (sociétés Immunotech, Innate Pharma, Ipsogen) et en liaison avec des entreprises pharmaceutiques (Roussel - Uclaf, Sanofi recherche, Boehringer - Mannheim, Zenaca).

CIML 2000

Au regard de l’esprit initial du CIML, la séparation des bâtiments constituait un handicap.  Le projet CIML 2000 voit donc le jour, dans l’objectif de construire un institut intégré, pour  répondre aux défis modernes de la biologie :

Ce projet mobilisera l’Inserm et le CNRS, avec la participation de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et du département des Bouches-du-Rhône, dans le cadre du contrat de Plan Etat Région, ainsi que celle de la ville de Marseille. En novembre 2004, le centre est inauguré ; il dispose désormais d’un bâtiment de 6 000 m² sur cinq niveaux.

Les travaux des équipes du CIML portent sur l’élucidation des mécanismes fondamentaux de la réponse immunitaire autour de trois grands axes : l’immunologie fondamentale, utilisant des approches de la biologie moléculaire et cellulaire, la génétique et la biochimie. de l’immunité innée et adaptative, en s’ouvrant à d’autres disciplines telles que la microbiologie, la virologie, l’oncologie et les nanotechnologies.

Un des objectifs principaux du CIML est d’articuler les produits de ses recherches avec les attentes du secteur industriel dans le domaine du transfert de technologies (sociétés Immunotech, Innate Pharma, Ipsogen) et en liaison avec des entreprises pharmaceutiques (Roussel - Uclaf, Sanofi recherche, Boehringer - Mannheim, Zenaca).

La présence de chefs d’équipe de nationalités étrangères souligne la dimension internationale du CIML, l’un des principaux instituts de recherche en immunologie d’Europe.

CIML

Directeurs

Directeurs adjoints

1976 - 1977

François Kourilsky

Michel Fougereau

1978 - 1980

Michel Fougereau

Pierre Golstein

1981 - 1984

François Kourilsky

Claude Mawas - Hélène Cailla

1985 – 1988

Pierre Golstein

Bertrand Jordan - Christo Goridis

1989 – 1990

Bertrand Jordan

Michel Pierres

1991 - 1994

Michel Pierres

Anne-Marie Schmitt - VerhulsT - Bernard Malissen

1995 - 1998

Bernard Malissen

Bertrand Jordan - Jean-Pierre Gorvel

1999 - 2005

Bernard malissen

Pierre Ferrier - Philippe Naquet - Eric Vivier - Jean-Pierre Gorvel

2006 - 2008

Jean-Pierre Gorvel

Philippe Pierre - Bertrand Nadel

2008

Eric Vivier

Bertrand Nadel - Didier Marguet

 

 

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