toggle
ICON
Haut de page
Taille du texte
Ajouter au favoris
Imprimer
Envoyer à un ami
Partager

CEA de Fontenay-aux-Roses et Saclay

Saclay

Les origines du Commissariat à l'énergie atomique (CEA)

En septembre 1945, un mois après les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, le général de Gaulle demande à Frédéric Joliot-Curie, alors directeur du CNRS, et à Raoul Dautry, ministre de la reconstruction et de l'urbanisme, de mettre en place un organisme de recherche consacré à l'énergie atomique. Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) est ainsi créé le 18 octobre 1945 par Charles de Gaulle avec, à sa direction, Frédéric Joliot-Curie, haut-commissaire à l’énergie atomique, et Raoul Dautry, administrateur général. Il est destiné à poursuivre des recherches scientifiques et techniques, en vue de l’utilisation de l’énergie nucléaire dans les domaines de la science (notamment les applications médicales), de l’industrie et de la défense nationale.

Le comité à l’énergie atomique, organe suprême du CEA, décide dès les premiers jours, avec Raoul Dautry et Frédéric Joliot-Curie, la création d’un grand centre de recherche nucléaire. Ce sera Saclay. Mais devant l’urgence, les dirigeants du CEA, pragmatiques, décident de monter les premiers laboratoires de recherche en sciences du vivant dans le fort désaffecté de Châtillon, à Fontenay-aux-Roses, en 1946. Le centre de Saclay sera créé en 1952.

Frédéric Joliot-Curie sera à la direction du CEA jusqu’à l’appel de Stockholm, appel qu’il lancera avec le Mouvement mondial pour la paix contre la bombe atomique, en 1950. Le nucléaire restant un sujet d’étude central du CEA, l’organisme a élargi progressivement le champ de ses recherches en physique, chimie et biologie et développé de nouvelles connaissances, notamment en micro-électronique et dans les nouvelles technologies de l’énergie.
Les recherches du CEA dans le domaine de la santé et des sciences du vivant concernent la rabiobiologie et la toxicologie, les processus de pathogenèse (cancer, maladies infectieuses et neurodégénératives, le diagnostic et les thérapies innovantes, et la nanomédecine).

Historiquement consacré à l’énergie atomique, le CEA a élargi son champ aux énergies alternatives en 2010. Il intervient aujourd’hui dans le cadre de quatre missions : la défense et la sécurité, l'énergie nucléaire, la recherche technologique pour l'industrie et la recherche fondamentale en sciences de la matière et sciences de la vie.

Le CEA est implanté sur une dizaine de sites en France : le CEA de Fontenay-aux-Roses et le CEA de Saclay (voir ci-dessous), le CEA d’Orsay, de Marcoule, de Cadarache, le CEA de Grenoble et le service hospitalier Frédéric-Joliot à Orsay. Son siège social est à Paris, sa direction générale à Saclay et son siège administratif à Gif-sur-Yvette.

La direction de la recherche fondamentale du CEA regroupe plus d’une dizaine d’instituts et développe de nombreux partenariats avec les organismes de recherche, comme l’Inserm et le CNRS, les collectivités locales et les universités.

Centre de recherche de Fontenay-aux-Roses

En juillet 1946, le fort de Chatillon, un édifice militaire construit en 1874 et désaffecté, va devenir le premier centre de recherche du CEA. Berceau de l’industrie nucléaire française, la première pile atomique française, la pile Zoé, y sera installée en 1948 et fonctionnera jusqu’en 1976. Le bâtiment qui abritait la pile a été reconverti en musée de l'atome. Le fort de Châtillon change de nom en 1957 pour devenir le centre CEA de Fontenay-aux-Roses. Seul le portail et quelques bâtiments de l'ancien fort sont conservés, le reste sera rasé et reconstruit de 1957 à 1970.
Depuis 1999, le CEA a entrepris de dénucléariser le centre. Parallèlement au démantèlement des installations nucléaires en elles-mêmes, un programme d'assainissement complet du site a été élaboré, notamment pour accueillir et développer de nouvelles activités de recherche dans les domaines des sciences du vivant et de la recherche technologique.

L’évolution du centre s’inscrit dans la stratégie du CEA visant à constituer des plates-formes de recherche d’envergure européenne, associant l’Inserm, le CNRS, des hôpitaux et des universités. Plusieurs installations y ont été implantées :

Les unités Inserm sur le site de Fontenay-aux-Roses

Risques et prévention

Francis Fagnani, économiste de la santé, a été directeur de 1979 à 1991 de l’unité Inserm 240 “Evaluation des risques et des actions de prévention”, créée au sein du centre d'études pour la protection nucléaire du CEA. Ses travaux ont porté sur : l’évaluation de la protection contre les risques profession­nels ; l’évaluation de la radioprotection des travailleurs dans le cycle électronucléaire (bilan des données d'exposi­tion et coûts de protection dans les centrales et les mines d'uranium) ; l’évaluation comparative des risques sanitaires liés aux tech­nologies de production d'électricité (nucléaire, classique et renouvelables) et l’évaluation des actions.de prévention médicale, avec analyse coût-efficacité des politiques.

Hématologie et génétique

Paul-Henri Roméo, après avoir dirigé l’unité 91 "Génétique moléculaire et hématologie" de 1994 à 1997, succédant à Jean Rosa, et l’unité 474 "Hématopoïèse moléculaire" de 1998 à 2001 à l’hôpital Henri-Mondor à Créteil, a dirigé de 2009 à 2016 l’unité 967 "Stabilité génétique, cellules souches et radiations" au CEA de Fontenay-aux-Roses. Les travaux du laboratoire portent sur la réparation et la transcription dans les cellules souches, les cellules souches neurales et les radiations, la régulation des cellules souches hématopoïétiques humaines et le développement leucémique.

Philippe Leboulch a dirigé l’unité 733 "Thérapie génique hématopoïétique" de 2005 à 2008 à l’hôpital Saint-Louis à Paris, puis l’unité 962 "Thérapie génique et contrôle de l'expansion cellulaire" localisée sur le site de Fontenay-aux-Roses de 2009 à 2014. Les travaux de l’unité ont porté sur la thérapie génique des maladies hématologiques, avec une spécialisation sur les altérations des gènes de l’hémoglobine et l’étude de facteurs de transcription impliqués dans la différenciation érythroïde.

Cellules reproductrices et perturbateurs endocriniens

René Habert, directeur de l’unité 566 "Gamétogenèse et génotoxicité" de 2002 à 2009, a mené des recherches sur la différenciation et la radiobiologie des gonades, sur la gamétogenèse, l’apoptose (mort cellulaire) et la génotoxicité (altération physique ou fonctionnelle du génome d’un être vivant par une substance ou un rayonnement). Il a notamment évalué les effets des perturbateurs endocriniens, comme le bisphénol A, sur les cellules reproductrices.

Imagerie biomédicale

Roger Le Grand dirige l’unité mixte de recherche Inserm 1184/CEA-Inserm/université de Paris Sud "Immunologie des infections virales et des maladies auto-immunes" depuis 2015. Cette unité est une infrastructure de recherche et de technologie dédiée à la recherche préclinique sur les maladies infectieuses. Des programmes de recherche y sont développés sur les vaccins humains et les traitements antimicrobiens et offrent à des partenaires universitaires et industriels l'accès à des équipements de pointe.
Philippe Hantraye dirige l’unité mixte de service 27 "Mircen - Molecular Imaging Research Center", associant le CEA et l’Inserm depuis 2014. Cette installation de recherche préclinique est constituée d'un ensemble de plateformes dédiées au développement de modèles animaux pertinents pour la compréhension des pathologies humaines. Ceux-ci permettent d’évaluer des thérapies innovantes, principalement dans le domaine des maladies neurodégénératives, mais aussi des maladies infectieuses et cardiaques. Le Mircen fait partie de l’institut d’imagerie biomédicale du CEA.

Centre de recherche du CEA de Saclay

Intérieur du centre de Saclay - Bâtiment Direction © A.Gonin/CEA -  Référence : PAR-20040329-004

Intérieur du centre de Saclay - Bâtiment Direction

Créé en 1952, le centre de recherche du CEA de Saclay, implanté sur le plateau de Saclay en Île-de-France Sud, est l’un des plus importants de tous les centres du CEA ; il occupe 200 hectares. Centre pluridisciplinaire, il exerce ses activités dans des domaines tels que l'énergie nucléaire, les sciences du vivant, les sciences de la matière, le climat et l'environnement, la recherche technologique et l'enseignement.

Il constitue un site de recherches et d'innovations de tout premier plan à l'échelle nationale et européenne par la grande diversité de ses activités, allant de la recherche fondamentale à la recherche appliquée.

Il compte près de 5 000 chercheurs. Un grand nombre d'entre eux contribue à optimiser le fonctionnement, la compétitivité et la sûreté des centrales nucléaires, et à apporter des solutions concrètes à la gestion des déchets nucléaires.

D'autres équipes, des physiciens, des biologistes et des chimistes, cherchent à percer les énigmes de la matière (des particules aux galaxies) et du vivant (génétique, biochimie, médecine). Toutes ces recherches s'appuient sur la simulation et sur le développement d'outils sophistiqués.

Sous l’impulsion de l’Etat et des collectivités territoriales, de nouveaux liens se sont tissés à l’échelle  locale, régionale et nationale entre les acteurs de l’innovation : organismes de recherche, établissements d’enseignement supérieur et entreprises. Et, plus généralement, de nombreuses unités de Saclay participent à des projets européens ou collaborent à des projets scientifiques internationaux.

Les unités Inserm sur le site de Saclay

Néphrologie

Jean-Pierre Bonvalet, qui a dirigé l’unité 246 “Physiopathologie cellulaire du néphron” de 1981 à 1993 sur le site a rejoint ensuite l’hôpital Bichat à Paris, pour diriger la même unité, dont l’intitulé devient “Hormones corticostéroïdes et cellules épithéliales du rein” de 1994 à 1998. Ses recherches ont porté  essentiellement sur le bilan en sodium, élément majeur de la stabilité du milieu intérieur de l'organisme, et sur les mécanismes en assurant la régulation. Il a ainsi axé son travail sur le rein normal et sur ses pathologies, notamment l'hypertension artérielle.

Imagerie médicale - Neuro-imagerie appliquée à la génétique et à la psychiatrie

Stanislas Dehaenne a dirigé l’unité mixte Inserm 562/CEA “Neuro-imagerie cognitive” de 2002 à 2009, devenue unité 992 avec le même intitulé de 2010 à 2016, au centre Neurospin (centre de recherche en neuroimagerie cérébrale). Il étudie les bases cérébrales des opérations les plus fondamentales du cerveau humain, telles que la lecture, le calcul, le raisonnement, qu’il explore en recourant aux méthodes de la psychologie cognitive et de l'imagerie cérébrale.

 Anne Flury-Herard dirige l’unité mixte Inserm/CEA 1023 “Imagerie in vivo de l'expression des gènes” depuis 2011. Cette unité conduit des recherches sur l’observation et l’analyse de la chimie du vivant par des méthodes d’imagerie non invasive. Les méthodes d’imagerie utilisées sont : l’imagerie radio-isotopique avec la tomographie par émission de positons (TEP) et la tomographie par émission de simples photons (SPECT) ; l'imagerie optique de fluorescence et de chimioluminescence.
 Les applications concernent principalement les domaines de l’oncologie, de la neurologie et des maladies métaboliques et de l’inflammation.

Voir Modifier Créer ici
Facebook Twitter Google+ Linkedin Viadeo Delicious StumbleUpon Evernote Scoop it Netvibes