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Campus de Luminy

Marseille

Mis à jour le 14 février 2020

L'université d'Aix-Marseille a été créée en 2012, suite à la fusion des trois universités d'Aix-Marseille existant précédemment : l'université de Provence, l'université de la Méditerranée et l'université Paul-Cézanne. L'université d'Aix-Marseille est organisée autour de cinq campus administratifs, dont le campus de Luminy dans le IXème arrondissement de Marseille.

Le campus de Luminy a été créé en 1966 pour faire face au développement de nouvelles disciplines d'enseignement et surtout à l'accroissement important du nombre des étudiants. Il comprend la faculté des sciences du sport et la faculté des sciences (biologie, chimie, informatique et interactions, mathématiques, mécanique, physique, sciences, arts et techniques de l'image et du son), des grandes écoles, des instituts, une pépinière et des entreprises de haute technologie, le centre international de rencontres mathématiques (CIRM), des services, des hébergements estudiantins, des installations sportives et des chemins de randonnées. La faculté des sciences rassemble de nombreuses structures de recherche, en association avec les grands organismes de recherche tels que l’Inserm, le CNRS,  l’INRA, l’IRD et le CEA.

Situé aux portes des Calanques, le campus de Luminy contient une bastide ancienne, siège du CIRM, et est renommé pour la beauté de ses collines et de ses garrigues.

L’histoire du domaine de Luminy remonte aux alentours de l’an 1005, avec le mariage de Fulco, vicomte de Marseille et Dame Odile. La dot étant des terres sises entre Marseille et Toulon. Au XIème siècle, les bâtiments de Luminy, où se trouve une chapelle, sont la propriété des moines de l’Abbaye de Saint-Victor. Le domaine de Luminy est ensuite une propriété d’un ordre cistercien, le Mont de Sion. En 1242, une abbesse agrandit les bâtiments et Luminy prend le nom d’Abbaye du Mont de Sion, destinée à recevoir des jeunes filles de la noblesse provençale.

Au XVIème siècle, la famille d'Ollières acquiert la propriété et les terres sont mises en culture. Le domaine de "Luminy" apparaît en 1754 sur une carte gouvernementale de la Provence. En 1819, le domaine est cédé à un armateur marseillais, Augustin Félix Fabre, par Madame Baudoin, veuve d'Ollières. De 1918 à 1923, le domaine est en indivision, puis Paul Cyprien Fabre devient l'unique propriétaire. Il réalise de nombreux travaux : rénovation du parc, ouverture d’une route donnant accès aux calanques, notamment celle de Sugiton, replantations de pins, chênes, cèdres de l’Atlas etc…

En 1945, Luminy entre dans le domaine public. La Bastide sert de lieu d’accueil de colonies de vacances ; on y reçoit également les écoliers des classes de plein air dans les années 1950. En 1966, l’Etat est propriétaire du domaine universitaire de Luminy et construit une faculté des sciences et une cité universitaire. En 1979, la société mathématique de France reçoit une partie du domaine, contenant l’ancienne bastide, par bail emphytéotique. Depuis cette époque, le campus de Luminy continue de s’agrandir.

Dans les années 1990, Yehezkel Ben-Ari, alors directeur de l’unité de recherche 29 “Neurobiologie et physiopathologie” de l’Inserm, installée à l’hôpital Baudelocque-Port-Royal à Paris, lance le projet de délocaliser le laboratoire. En 1999, il crée de toutes pièces l’institut de neurobiologie, l’Inmed, sur le campus de Marseille-Luminy.

 

Contributions de l’Inserm à la recherche sur le site

Immunologie – Maladies auto-immunes

En 1976, l’Inserm et le CNRS créent le centre d’immunologie de Marseille Luminy (CIML), sous l’impulsion de François Kourilsky et de Michel Fougereau, qui avaient pour ambition de créer un pôle d’immunologie de haut niveau, en lien étroit avec l’enseignement supérieur et la recherche clinique. Eric Vivier en a été le directeur de 2012 à 2016. Associant  l’unité Inserm 1104, le CNRS et l’université d’Aix-Marseille, le CIML est dirigé par Philippe Pierre depuis  2018. Ce centre compte une quinzaine d’équipes, dont les travaux contribuent à établir les grands principes d’organisation du système immunitaire et à ouvrir la voie à de nouvelles solutions diagnostiques et thérapeutiques.

Le centre d'immuno-phénomique (CIPHE), créé en 2012, est dirigé par Bernard Malissen. C’est une unité de service de l’Inserm et du CNRS, qui a pour objectif de caractériser massivement les gènes impliqués dans la fonction du système immunitaire et dans la mise en place de réponses anti-infectieuses et anti-tumorales.

Jean Roudier a dirigé l’unité de recherche Inserm 639 "Immunogénétique de la polyarthrite rhumatoïde" de 2004 à 2009 sur le site de la Timone, avant que celle-ci ne soit localisée sur le campus de Luminy, devenant unité mixte Inserm 1097 "Gènes HLA-DR, autoanticorps et micro-chimérisme dans la polyarthrite rhumatoïde et la sclérodermie" qu’il a dirigée de 2014 à 2017. Et, il dirige cette même unité avec l’intitulé "Arthrites auto-immunes" depuis 2018. Cette unité étudie les mécanismes du développement des maladies auto-immunes des articulations, telles que la polyarthrite rhumatoïde et la sclérodermie.
Pierre Bongrand a dirigé l’unité 1067 "Adhésion cellulaire et inflammation » de 2012 à 2016.  Ses recherches visent à développer et à appliquer des outils physiques, et ce pour parvenir à une compréhension quantitative du fonctionnement cellulaire, notamment des propriétés adhésives des cellules immunitaires.

Neurobiologie

Christopher Henderson a dirigé l’unité Inserm 382 "Développement du motoneurone spinal"  de 1994 à 2003, devenue l’unité 623 "Développement et pathologies du système nerveux" qu’il dirige de 2004 à 2005. Avec ses collaborateurs, il a étudié la survie et la croissance des neurones, le rôle des Fibroblast Growth Factors dans le développement du système neuromusculaire et les mécanismes des maladies neurodégénératives.

Yehezkiel Ben Ari a fondé l’Institut de neurobiologie de la méditerranée (Inmed), avec le concours de l’Inserm et de l’université d’Aix-Marseille, quand il a délocalisé de Paris à Marseille l’unité Inserm 29 "Epilepsie et ischémie cérébrale" dont il a été le directeur de 1986 à 1997. L’Inmed créé, il en sera le directeur de 1998 à 2007, travaillant sur les épilepsies du lobe temporal et le développement cérébral. Ce chercheur en neurobiologie est un spécialiste des processus de maturation cérébrale, des épilepsies, de l'autisme et des maladies du développement cérébral.

Alfonso Represa-Belmejo lui a succédé à la direction de l’Inmed de 2008 à 2016, l’unité 29 étant devenue 901. L’activité scientifique porte sur le développement et la plasticité cérébrale, ainsi que sur les pathologies neurologiques associées. Cet institut a développé  une pépinière d’entreprises chargées de valoriser les découvertes de l’Inmed.

Virologie - Sida

Jean-Claude Chermann a dirigé l’unité Inserm 322 "Rétrovirus et maladies associées" de 1989 à 2000. Co-découvreur du virus du sida, en 1988, avec Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier à l’Institut Pasteur de Paris, il a poursuivi à Marseille des recherches sur les composés ou les vaccins ayant une activité antivirale.

Robert Vigne a dirigé l’unité Inserm 372 "Pathogénie des infections à lentivirus" de 1993 à 2003. Il a étudié : le rôle fonctionnel dans la régulation de la réplication virale des interactions entre l’enzyme de réparation de l’ADN et les protéines VIH-1 ; les réservoirs de l’infection et l’établissement de l’état latent du VIH-1 (relations entre quiescence cellulaire et latence du virus).

Génomique

Bertrand Jordan, immunologiste et généticien, a été fondateur et responsable de l’équipe de biologie moléculaire du Centre d'immunologie (CIML) au sein de l’unité Inserm 136/CNRS de Marseille-Luminy en 1980 et directeur de ce centre en 1990. Avec cette équipe, il a réalisé l'isolement, puis la séquence complète du premier gène d'histocompatibilité humain (HLA). Au milieu des années 1980, il s'implique progressivement dans des programmes de génétique humaine, portant en particulier sur le retard mental lié à la fragilité du chromosome X.

Catherine Nguyen a dirigé l’unité Inserm 928 "Technologies avancées pour le génome et la clinique" de 2008 à 2011, devenue l’unité 1090 avec le même intitulé, qu’elle dirige de 2012 à 2017. Ses travaux visent à élucider les mécanismes moléculaires des fonctions biologiques. Son unité cherche notamment à identifier des variants génétiques ou des réseaux dérégulés associés à des maladies telles que la Malaria, le choc septique et les cancers.

Pascal Ribet a succédé à Catherine Nguyen à la direction de l’unité, dont l’intitulé devient « Théories et approches de la complexité génomique – TAGC » en 2018. Il travaille depuis plusieurs années sur la génétique et la génomique de maladies multifactorielles. Avec ses collaborateurs, il a notamment identifié des variants génétiques qui modifient le niveau d’expression du gène et qui sont associés à la survenue des formes cliniques du paludisme ou du sepsis. Leur objectif est de découvrir les mécanismes moléculaires et cellulaires sous-jacents à la pathogenèse

Microscopie atomique

Simon Scheuring a dirigé l’unité Inserm 1006 "Structure et assemblage des protéines membranaires par microscopie à force atomique" de 2010 à 2017. Avec ses collaborateurs, il vise à obtenir des vues dynamiques et à haute résolution de complexes protéiques.

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