toggle
ICON
Haut de page
Taille du texte
Ajouter au favoris
Imprimer
Envoyer à un ami
Partager

Wolf Hervé Fridman

Médecin, immunologiste et cancérologue, né le 18 octobre 1945

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrages

Les travaux scientifiques de Wolf Hervé Fridman ont porté sur deux thématiques complémentaires, dans l’objectif de comprendre les mécanismes fondamentaux des réactions immunitaires et de leur régulation, en vue de leurs applications en clinique humaine.

En ce qui concerne l’analyse des mécanismes d’action des anticorps IgG, particulièrement à travers leurs interactions avec leurs récepteurs lymphocytaires, les récepteurs Fcγ, Wolf Hervé Fridman a apporté la première preuve de l’existence de ces récepteurs sur les lymphocytes T activés, les lymphocytes “natural killer” (NK). Il produit les premières lignées cellulaires hybrides positives pour ces récepteurs ayant permis leur caractérisation biochimique. Il décrit la production de formes solubles de ces récepteurs, analyse leurs activités fonctionnelles et participe à la résolution de leur structure cristallographique et de leur interaction physiochimique avec les IgG. Une contribution majeure de cet axe de travail a consisté à analyser les séquences moléculaires impliquées dans les fonctions des RFcγ et à l’identification du motif ITIM (Immunoreceptor Tyrosine Inhibition Motif), régulateur de nombreux récepteurs cellulaires.

Pour entamer son second axe de recherche sur le contrôle des tumeurs humaines par le système immunitaire des patients, Wolf Hervé Fridman a travaillé au début des années 1970 sous la direction de François Kourilsky, alors directeur de l’unité de recherche Inserm 136 “Immunologie des tumeurs”, à l’hôpital Saint-Louis à Paris. Il a posé les bases de l’existence d’une réaction anti-tumorale chez les patients atteints de leucémie aiguë. Il a participé ensuite au développement d’immunothérapies novatrices, comme celle se fondant sur l’utilisation de l’interféron, de l’IL2 ou des cellules dendritiques. La contribution majeure de Wolf Hervé Fridman et de ses collaborateurs a été l’étude des réactions immunitaires sur le site même des tumeurs. Cette approche, toujours en cours, permet de démontrer que la réaction immunitaire de type TH1 et T cytotoxique constitue le plus fort marqueur pronostique de la récidive tumorale et de la survie des patients, changeant ainsi le paradigme classique appliqué aux cancers colorectaux, ORL et pulmonaires. Les mécanismes d’induction de ces réactions immunitaires in situ et de leur délitement sont activement analysés pour identifier de nouveaux outils et cibles thérapeutiques des cancers humains.

Voir Modifier Créer ici
Facebook Twitter Google+ Linkedin Viadeo Delicious StumbleUpon Evernote Scoop it Netvibes