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William Rostène

Neuro-endocrinologiste, né le 17 juin 1948

Présentation Biographie Document Publications et ouvrages

La carrière de chercheur de William Rostène débute dans les années 1970 avec Claude Kordon, directeur de l’unité de recherche Inserm de neuro-endocrinologie (pas de gras pour celle phrase), par l’étude de la régulation d’un neuropeptide libérant certaines hormones de la reproduction (LH, hormone lutéinisante, et FSH, hormone stimulant le follicule). Il quitte ensuite Paris pour le Québec, puis New York, pour travailler sur les hormones stéroïdes. De retour en France, c’est à partir des travaux menés par l’équipe qu’il anime au sein d’une unité de recherche Inserm sur le mode d’action des hormones peptidiques dans le système nerveux central et l’hypophyse, à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, que sa propre unité Inserm “Imagerie des neurorécepteurs et physiopathologie neuro-endocrinienne” sera créée dans le même hôpital.

Au début des années 1990, William Rostène travaille essentiellement sur la caractérisation de récepteurs membranaires couplés aux protéines G (protéines de la membrane cellulaire qui participent au transfert d’informations dans la cellule) pour les neuropeptides (neurotensine, peptide vaso-actif intestinal, opiacés, principalement). Il développe ainsi une approche technologique originale d’analyse d’images pour visualiser ces récepteurs, qui lui vaudra une reconnaissance internationale, cette technologie étant utilisée dans de nombreux laboratoires académiques et industriels de par le monde. C’est à cette époque qu’une collaboration étroite se développe avec une équipe clinique d’ophtalmologie sur la localisation de certains récepteurs dans les structures oculaires.

De 1995 à 1998, ses domaines de recherche portent pour l’essentiel sur la neurotensine et ses interactions, notamment avec les systèmes dopaminergiques (maladie de Parkinson). C’est également à cette période que se développe une approche originale permettant le ciblage de micro-métastases et, donc, une orientation vers la cancérologie.

Rostène William (2013)

Rostène William (2013)

Au début des années 2000, William Rostène et France Haour entament de nouvelles recherches sur d’autres protéines : les chimiokines. Ils sont ainsi les premiers à mettre en évidence la présence de certaines de ces cytokines dans des mécanismes neuronaux, alors que jusque-là, ces molécules étaient connues uniquement dans le système immunitaire. Ces travaux ont permis d’ouvrir de nouvelles voies de recherches sur la neurotransmission et la régulation des mécanismes qui interviennent dans la réponse au stress et dans la régulation de la prise de boisson.

Les données obtenues par William Rostène et ses collaborateurs amènent Patrick Kitabgi, son successeur, à retenir ce champ de recherche dans l’unité qu’il dirigera. Dans cette nouvelle structure, William Rostène continue de mener ses travaux sur la distribution des chimiokines et de leurs récepteurs dans le système nerveux central et dans l’hypophyse, et sur leurs rôles potentiels dans les fonctions cérébrales et neuro-endocrines.

À la fin de l’année 2007, William Rostène rejoint le nouvel Institut de la vision, dirigé par José-Alain Sahel, à l’hôpital des Quinze-Vingts à Paris, pour co-animer une équipe sur le thème “Chimiokines et glaucome.

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