toggle
ICON
Haut de page
Taille du texte
Ajouter au favoris
Imprimer
Envoyer à un ami
Partager

Stéphane Noselli

Chercheur, biologiste du développement, généticien, né le 26 juillet 1963

Présentation Biographie Publications et ouvrages

Stéphane Noselli a apporté de nombreuses contributions originales en biologie du développement, en utilisant la drosophile comme modèle génétique de référence. Il a caractérisé plusieurs mécanismes fondamentaux de l’embryogenèse, de la morphogenèse et de l’établissement de l’asymétrie droite/gauche au cours du développement. 

Après sa thèse en génétique du développement, il a démarré une équipe étudiant le développement embryonnaire à Toulouse. Avec ses collaborateurs, ils ont identifié la voie JNK chez la drosophile, une voie connue chez de nombreuses espèces pour son implication dans l'apoptose, la réponse au stress, le vieillissement, le cancer et plusieurs autres pathologies, et montré de manière originale son rôle dans la morphogenèse épithéliale et la reprogrammation au cours de la fermeture dorsale de l'embryon. Ce modèle représente un des meilleurs paradigmes actuels pour étudier la soudure tissulaire, qui présente de nombreuses similitudes avec la cicatrisation. Il a reçu en 1998 la médaille de bronze du CNRS pour ce travail pionnier sur la voie JNK chez la drosophile. 

En 1998, il a effectué un stage sabbatique à l’université de Harvard, où il a développé un nouveau projet sur l’asymétrie droite/gauche. A son retour en 2000, il s’est installé à Nice et a identifié avec son équipe le premier gène contrôlant l’établissement de l’asymétrie droite/gauche chez la drosophile: le gène Myosin ID (myosine non conventionnelle, conservée chez l’homme). Ils ont montré un couplage entre asymétrie droite/gauche et une apoptose localisée pour la morphogenèse asymétrique, identifié un gène HOX comme facteur amont essentiel et, pour la première fois, mis en évidence le rôle de la voie PCP Fat/Dachsous dans la propagation de l’information de cette asymétrie. Il a reçu en 2008, la médaille d’argent du CNRS pour ce travail pionnier. 

Avec son équipe, il a ensuite co-découvert le récepteur de la voie Jak/Stat chez la drosophile et montré son rôle dans la différenciation de cellules invasives dans le follicule ovarien. Ils ont montré le rôle physiologique de l’endocytose du complexe ligand/récepteur de la voie Jak/Stat et identifié un nouveau stade de l’ovogenèse contrôlé par le facteur FOXO, en réponse aux conditions de nutrition. Ils ont identifié de nouvelles cellules sanguines associées à la niche germinale et produisant une matrice spécifique essentielle au contrôle du nombre de cellules souches. 

Stéphane Noselli est actuellement directeur de l’Institut de biologie Valrose, associant l’Inserm, le CNRS et l’université de Nice Sophia Antipolis. Il est également directeur d’un laboratoire d’excellence dit "SIGNALIFE", qui développe un réseau de recherche sur les voies de signalisation en biologie et santé, comprenant 49 équipes au sein de six instituts de recherche à Nice.

Voir Modifier Créer ici
Facebook Twitter Google+ Linkedin Viadeo Delicious StumbleUpon Evernote Scoop it Netvibes