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Robert Debré

Médecin pédiatre, bactériologiste, immunologiste (1882-1978)

Présentation Biographie Publications et ouvrages

Avant de devenir le pédiatre exceptionnel qu’il fut et le fondateur de l'École de pédiatrie française, Robert Debré avait d’abord été formé à la bactériologie et à l’immunologie. Au début de sa carrière, il consacre de nombreux travaux importants aux maladies infectieuses. Il est ainsi l’instigateur de la prévention de la rougeole par le sérum de malade convalescent. Il démontre, avec Gaston Ramon, la valeur de la vaccination par l'anatoxine antidiphtérique et est à l'origine de la pratique des vaccins de rappel.

Il s’intéresse de très près à la tuberculose de l'enfant et démontre, avec Marcel Lelong, que cette maladie n’est pas héréditaire mais se transmet par contagion.

Il participe, avec Albert Calmette, aux premiers essais cliniques du vaccin par le BCG et établit les principes de la prophylaxie de la tuberculose du petit enfant dont la mère est tuberculeuse.

Ardent partisan de la vaccination par le BCG, il poursuit des recherches fondamentales sur la réaction immunitaire au cours de la tuberculose. De ses observations découlera la pratique de répétition de l'épreuve tuberculinique ou cuti-réaction, découverte par le pédiatre autrichien Clemens on Pirquet.

La découverte de molécules actives contre la tuberculose, notamment la streptomycine par Waksman aux États-Unis en 1943, va constituer un progrès considérable. Robert Debré, avec une aide de la Fondation Rockefeller, lance en 1948 un protocole expérimental utilisant la streptomycine, molécule qui avait fait précédemment l’objet d’essais cliniques concluants aux États-Unis. Sa plus grande réussite est la guérison, en 1951, avec Jean Bernard, d’un cas de méningite tuberculeuse par cet antibiotique. Robert Debré propose avec HE Brissaud, sous le nom de chimioprophylaxie, le traitement systématique de toute tuberculose primaire, même si celle-ci ne se traduit pas par des signes évidents.

Afin de parer aux risques de la contagion mère enfant, il crée, avec son confrère Léon Bernard, une œuvre permettant d’élever les nourrissons à la campagne, à l'abri des risques de contagion liés à leur origine familiale. Cette action de santé publique le conduit alors à participer aux travaux du service d'hygiène de la Société des Nations fondée par Ludwig Rajchman, dont sera issu, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale (1946), le Fond des Nations Unies de secours à l'enfance, l’Unicef. Il en est le représentant français et en devient un des membres les plus actifs. Il est le fondateur du Centre international de l'enfance (CIE), créé en 1949 au château de Longchamp à Boulogne.

Enfin, il travaille également sur les maladies virales comme la poliomyélite et décrit, notamment, en 1950, la maladie des griffes du chat. En outre, il contribue, avec son élève Pierre Royer, au développement de la néphrologie pédiatrique.

Ses activités scientifiques prendront une remarquable extension au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, il envoie l'un de ses internes, Alexandre Minkowski, s'initier aux techniques modernes de la périnatalité pratiquées aux Etats-Unis. Il installe à l’hôpital des Enfants malades les laboratoires de deux de ses élèves, Georges Schapira et Jean Frézal, qui vont faire de la clinique pédiatrique le berceau de la biochimie, puis de la génétique médicale en France.

Robert Debré, acteur majeur de l’organisation de la recherche médicale en France

Jean Dausset et Robert Debré - © Inserm

Jean Dausset et Robert Debré

Il est l’homme qui pressent le grand virage de la médecine vers la biologie, en introduisant la recherche à l'hôpital. Au milieu des années 1930, grâce à l'aide du gouvernement français et au soutien des fondations nord-américaines (Josiah Macy, Rockefeller), il entreprend d'installer des laboratoires dans le projet de la nouvelle clinique pédiatrique de l'hôpital des Enfants malades.

Pendant l’Occupation, il participe à la Résistance, notamment au sein du comité médical de la résistance. En 1943, contraint à la clandestinité, il rédige un projet résultant de la réflexion commune des membres du comité dont les idées recevront leurs applications après la Libération : création du ministère de la Population, de l’Institut national d’études démographiques (INED), de la lutte contre les fléaux sociaux et de la réforme hospitalière et universitaire.

Robert Debré est également l’instigateur de la grande réforme des études médicales, réforme qui porte son nom. Il y travaille avec Jean Dausset, auprès des ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur et, le 30 décembre 1958, l’ordonnance relative à la création de centres hospitaliers et universitaires (CHU), à la réforme de l’enseignement médical et au développement de la recherche médicale sera signée par le général de Gaulle.

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