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Robert Barouki

Médecin, biochimiste et toxicologue, né le 7 avril 1957

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Les travaux de Robert Barouki concernent l’étude des mécanismes de toxicité des xénobiotiques, petites molécules étrangères à notre organisme, dont l’alcool, et des polluants de l'environnement, comme la dioxine et les pesticides.

Robert Barouki analyse les effets biologiques et toxiques de l’activation du récepteur de la dioxine (récepteur AhR, également appelé récepteur des hydrocarbures aromatiques). Il a montré que la dioxine, via son récepteur intracellulaire, active des enzymes de la famille des cytochromes P450, qui génèrent des espèces réactives de l’oxygène, provoquant un stress oxydant et favorisant un stress cellulaire. Par la suite, et grâce à des technologies à haut débit pour mesurer l'expression des gènes, il montre un effet notable de la dioxine sur la transition épithélio-mésenchymateuse. Il s’agit d’une modification des propriétés cellulaires, conduisant à un phénotype mésenchymateux et à une vitesse de migration plus élevée que l’on peut observer en pathologie lors des phénomènes de métastase et de fibrose.

Partant du constat que le récepteur de la dioxine est capable de lier un grand nombre de molécules, il montre que ce récepteur active des voies cellulaires différentes selon le ligand qui lui était associé. Ainsi, ce récepteur pourrait avoir des fonctions physiologiques distinctes de celles induites par la dioxine. Il est d’ailleurs très probable que l’un des effets de la dioxine est de détourner le récepteur AhR de ses fonctions physiologiques habituelles. Robert Barouki et ses collaborateurs sont actuellement en train d’explorer cette question, grâce à des souris déficientes en récepteur AhR et à une analyse du phénotype neurocomportemental et métabolique.

Robert Barouki s’intéresse aux fonctions toxicologiques du tissu adipeux. Il a d’abord montré que la dioxine provoque l’inflammation du tissu adipeux, phénomène associé à des pathologies métaboliques. Par ailleurs, il étudie la propriété du tissu adipeux de stocker des polluants de même nature que la dioxine chez l’homme, et a montré que ces polluants étaient libérés dans la circulation sanguine lors d’amaigrissements importants, avec sans doute des conséquences toxiques.

L’ensemble de ces travaux contribue à expliquer les effets pathologiques de la dioxine et de polluants apparentés, notamment sur la progression cancéreuse, l’obésité et les maladies métaboliques, les maladies du foie et du système nerveux.

Robert Barouki consacre également une part importante de son activité à promouvoir une structuration de la toxicologie au niveau national, en intervenant dans les conseils scientifiques d’agences sanitaires et dans les comités s’intéressant à la sécurité sanitaire et aux effets de l’environnement sur la santé. Il a été membre durant dix ans du comité éditorial de la revue Inserm médecine/science et intervient souvent au niveau de la presse pour expliquer les acquis scientifiques dans le domaine environnement-santé.

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