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Renée Habib

Médecin néphrologue, anatomopathologiste (1924-2009)

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Renée Habib reçoit en 1978 le prix de la fondation pour la recherche médicale (FRM) de Madame Simone Veil - © Inserm

Renée Habib reçoit en 1978 le prix de la fondation pour la recherche médicale (FRM) de Madame Simone Veil.

Les travaux de recherche de Renée Habib ont concerné essentiellement la pathologie des maladies rénales acquises et héréditaires tant chez l’enfant que chez l’adulte. Grâce à sa formation de pédiatre et d’anatomopathologiste, Renée Habib a accompli un travail de pionnière dans le champ de ce qu’il est maintenant convenu d’appeler la néphropathologie.

L’utilisation de la biopsie rénale, à partir de 1950, a permis un démembrement des causes d’insuffisances rénales aiguë et chronique. Un domaine dans lequel les connaissances, jusqu’à cette date, étaient limitées aux aspects pathologiques révélés le plus souvent tardivement sur l’examen de reins d’autopsies et ne permettant pas de diagnostic précis. En même temps que l’étude du parenchyme rénal était rendue plus clairement analysable, grâce à la biopsie rénale permettant l’examen de reins in vivo, s’est développée la microscopie électronique, qui a permis une étude plus fine des différents composants du parenchyme rénal, ainsi que la microscopie à immunofluorescence qui est venue compléter les informations révélées par la microscopie optique et électronique.

Grâce à une collaboration très étroite avec le service de néphrologie pédiatrique, dirigé par Pierre Royer à l’hôpital des Enfants malades et avec le service de néphrologie adulte, dirigé par Jean Hamburger à l’hôpital Necker, Renée Habib a pu étudier des milliers de malades atteints de néphropathies variées. Ses travaux sur les différents types de glomérulopathies, lui ont permis de proposer une classification des néphropathies glomérulaires fondée sur une nosologie morphologique qui a été adoptée par l’ensemble des néphrologues et des néphropathologistes. Le consensus obtenu dans les comités de nomenclature pour cette classification a permis des avancées considérables dans le diagnostic, le traitement et l’étude de la pathogénie des glomérulonéphrites.

Par ailleurs, Renée Habib individualise de nombreuses néphropathies spécifiques telles que la micro-angiopathie thrombotique, l’hypoplasie oligoméganéphronique et la néphronophtise, deux causes fréquentes d’insuffisance rénale chronique de l’enfant, la sclérose mésangiale diffuse, une des causes des syndromes néphrotiques congénitaux, les lésions vasculaires de la maladie de Recklinghausen et de l’artériopathie calcifiante. Ses travaux de recherche ont également porté sur la pathologie des reins transplantés.

Sur le plan pratique, le démembrement histopathologique de toutes ces néphropathies a débouché sur des choix thérapeutiques appropriés et adaptés par les cliniciens à chacune des circonstances identifiées.

Enfin, une centaine de médecins de médecins français et, surtout, étrangers ont été formés dans l’unité de recherche Inserm de Renée Habib et, une fois revenus dans leurs pays respectifs, ceux-ci sont devenus des néphrologues et des pathologistes reconnus, qui ont beaucoup contribué à la diffusion mondiale des concepts de la “French School” de pathologie rénale de l’hôpital Necker - Enfants malades.

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