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Pierre Galanaud

Médecin immunologiste, né le 5 février 1944

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Pierre Galanaud, après un internat orienté vers la néphrologie dans les services de Jean Hamburger et de Gabriel Richet, effectue un séjour à Boston aux Etats-Unis dans le laboratoire de Robert S Schwartz au New England Medical Center de la Tufts University à Boston. A son retour, en 1972, il rejoint le service de Jean Dormont, chef du service de médecine interne dans le nouvel hôpital Antoine-Béclère à Clamart. Il participe avec celui-ci à la création de l'unité Inserm 131 de néphrologie et immunopathologie.

À partir de 1985, il prend la direction de cette unité, dont l'orientation scientifique deviendra “Cytokines et immunopathologie”. Durant son séjour post-doctoral, ses recherches sur la tolérance immunitaire l'avaient conduit à s’investir dans les modèles, nouveaux à l'époque, d'induction de réponse anticorps primaire in vitro à partir de lymphocytes murins. Dans les années qui ont suivi, il a adapté cette méthodologie aux lymphocytes du sang périphérique humain, l'un des premiers modèles d'étude de la réponse lymphocytaire B chez l'homme. Cette méthodologie a permis à son équipe, au cours des années 1980, d'analyser in vitro les fonctions lymphocytaires dans un certain nombre de situations immunopathologiques. Ces modèles ont également permis de décrypter les interactions entre les lymphocytes B et les cytokines, dont la connaissance progressait rapidement.

Pour mieux comprendre le rôle de ces médiateurs en immunopathologie et les perspectives qu'elles offraient en tant que cibles thérapeutique, Pierre Galanaud et ses collaborateurs ont enrichi cette approche par des études in vivo et ex vivo. Grâce à la mise au point par Dominique Emilie de méthodes sensibles et spécifiques de détection de leurs ARN messagers sur des prélèvements biopsiques, ils ont été les premiers à analyser la production de cytokines en pathologie humaine, au site même de la réaction immunitaire. Ils ont également réalisé des essais cliniques d'immunothérapie pour évaluer les possibilités thérapeutiques offertes par certaines de ces molécules ou leurs antagonistes.

L'unité Inserm qu’il a dirigé a contribué à la formation à et par la recherche de nombreux chercheurs et enseignants-chercheurs exerçant dans les milieux académique et industriel, en France et à l'étranger.

A partir des années 1990, Pierre Galanaud s'est impliqué dans la création et l'animation de l'institut fédératif de recherche Paris-Sud Cytokines, associant des équipes Inserm, CNRS, CEA, université Paris XI, AP-HP et centre Marie-Lannelongue, implantés sur les sites géographiquement proches de Clamart, Fontenay-aux-Roses, Plessis-Robinson et Châtenay-Malabry. Cette dynamique a permis la mise en place d'équipements collectifs structurants et le rapprochement, qui s'est renforcé depuis entre plusieurs de ces équipes de recherche.

Plus récemment, Pierre Galanaud a entrepris une recherche en histoire de la médecine, en mettant au point et en exploitant une méthode originale d'analyse cartographique des épidémies historiques. Cet investissement découle d'une convergence entre deux lignes directrices de ses recherches antérieures : son intérêt pour l'immunologie des maladies infectieuses et son investissement dans la cartographie in situ de la réponse immunitaire en immunopathologie, domaine dans lequel son équipe Inserm a été précurseur.

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